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Ludivine et Chloé - deux chemins, une même ambition : donner aux femmes le pouvoir d’agir

Publié le 27/04/2026
Sommaire
Ludivine et Chloé - deux chemins, une même ambition : donner aux femmes le pouvoir d’agir
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Portrait croisé au féminin – Journée internationale des droits des femmes

Ludivine Labarre (gauche), Chloé Pelle (droite)

À première vue, tout semble opposer leurs univers : Ludivine Labarre, Directrice Déléguée des Risques et ancienne Co-présidente de Financi’Elles, évolue dans la rigueur des modèles financiers et la maîtrise du risque ; Chloé Pelle navigue entre les terrains de rugby à 7 — qu’elle a foulés au plus haut niveau international — et son poste d’ingénieure cybersécurité chez Société Générale. 

Pourtant, un fil les relie : la conviction que l’autonomie des femmes, qu’elle soit financière, professionnelle ou personnelle, repose d’abord sur la confiance et la légitimité que la société leur accorde, et qu’elles s’accordent elles-mêmes.

Déconstruire les idées reçues pour ouvrir les possibles

Ludivine s’attaque à un stéréotype persistant : l’idée que « les hommes investissent, les femmes épargnent ».  Un raccourci qui enferme les femmes dans une posture prudente et les éloigne des leviers qui leur permettraient de gagner en indépendance. Rendre la finance plus accessible et décomplexée est devenu pour elle un engagement durable, nourri par la conviction que les règles héritées peuvent, et doivent, être revisitées.

Chloé, elle, affronte d’autres préjugés. Ceux qui suggèrent que les femmes seraient « moins faites » pour le rugby, l’arbitrage ou l’informatique. Son objectif est clair : montrer par l’exemple que la passion, l’effort et le talent n’ont pas de genre. « Si j’arrive à convaincre ne serait ce qu’une seule jeune fille qu’elle peut choisir son métier ou son sport pour de bonnes raisons – les siennes - alors j’aurai tout gagné. »

Des trajectoires forgées par l’effort et la volonté de bouger les lignes

Trois repères ont jalonné le parcours de Ludivine : des managers exigeants mais bienveillants, l’importance d’acquérir très tôt des compétences financières pour gagner en autonomie, et une attention portée dès le début à la manière d’exercer son leadership. Car, le rappelle-t-elle, « le leadership s’incarne avant d’être un titre ».

Chloé revendique son « super pouvoir » : la persévérance. Sportive de haut niveau, elle a participé aux Jeux olympiques et à quatre Coupes du monde. Elle a appris à composer avec la pression, l’erreur, l’enjeu, la prise de décision rapide. Des compétences qu’elle transpose aujourd’hui en cybersécurité. Mais son défi le plus intime reste le même : être reconnue pour son travail, son sérieux et sa compétence, jamais pour remplir un quota.

Leadership et équité : deux visions qui se complètent

Pour Ludivine, l’égalité femmes hommes n’est pas seulement une question de justice : c’est un puissant levier de performance. Plus de mixité, c’est plus de perspectives, moins d’angles morts, et une organisation plus résiliente. Son engagement chez Financi’Elles, première fédération de réseaux de mixité du secteur financier en France, a renforcé sa conviction qu’un leadership inclusif est un leadership qui écoute, questionne et crée les conditions permettant à chacun de trouver sa place.

Chloé partage cette ambition mais la formule à sa manière, à travers les mots de Christiane Taubira : « L’égalité élève. » Elle souhaite que le rugby soit perçu pour ce qu’il est : un sport complet et exigeant — pas un sport masculin.

Finance ou sport : deux leviers d’émancipation

Pour Ludivine, l’autonomie financière est un socle. Comprendre l’argent, savoir l’utiliser, lever les tabous qui l’entourent : autant d’étapes pour permettre aux femmes de choisir et de se projeter.
Pour Chloé, l’émancipation passe par le sport. Le rugby offre une place à chaque morphologie, encourage l’initiative individuelle tout en exigeant le collectif. L’arbitrage permet de développer son assurance et sa manière de communiquer. Cette dynamique de confiance et de solidarité forge une force intérieure précieuse dans la vie professionnelle.

Deux héritages, une ambition commune

Ludivine et Chloé n’ont pas suivi les mêmes chemins, mais leurs trajectoires racontent la même histoire : celle de femmes qui, chacune à leur manière, refusent les catégories, ouvrent des voies et rendent possible ce qui semblait improbable.

L’une construit les conditions d’une autonomie financière éclairée. L’autre prouve qu’on peut être ingénieure, sportive de haut niveau et arbitre internationale. Ensemble, elles rappellent qu’une société inclusive est celle qui permet à chaque femme de prendre, ou de créer, la place qu’elle mérite.

Aller plus loin : consulter le rapport 2026 de l’Observatoire de la féminisation des entreprises (SKEMA BUSINESS SCHOOL)