Une récession en 2019 ?

Michala Marcussen, Chef Economiste du Groupe, apporte son éclairage sur un sujet économique.

Portrait de Michala Marcussen, chef économiste, Groupe Société Générale - © SOCIETE GENERALE - Régis Corbet

La crainte de l’absence d’un capitaine à bord

L’année 2019 verra-t-elle le début d’une récession ? Le consensus des économistes dit non, mais les perturbations récentes sur les marchés financiers semblaient indiquer une certaine nervosité parmi les investisseurs. A notre avis, cette inquiétude porte moins sur l’état des fondamentaux économiques que sur la crainte que les banques centrales ne soient plus en mesure, seules, d’assurer la croissance.

Lire la tribune de Michala Marcussen sur L'Agefi Hebdo

Manus Cranny, Yousef Gamal El-Din et Michala Marcussen

Quelles conséquences aurait un "Hard Brexit" sur l'économie du Royaume-Uni

Michala Marcussen, chef économiste de Société Générale, s'exprime sur les négociations du Brexit et leurs implications sur l'économie britannique. Elle répond à Manus Cranny et Yousef Gamal El-Din dans l'émission "Bloomberg Daybreak: Middle East."

Visionner l'interview sur Bloomberg TV (en anglais)

Le paradoxe de l'incertitude

Un certain niveau d’incertitude fait partie de la vie. Les assurances (privées et publiques) et l’épargne de précaution aident à le gérer pour nous permettre de mener à bien nos vies sans freins inutiles. Parfois, l’incertitude augmente bien au-delà des niveaux considérés comme normaux, souvent en raison d’événements politiques. Confrontés à de tels chocs d’incertitude, les chefs d’entreprise ont pour réflexe de geler les investissements et les embauches, tandis que les consommateurs retardent leurs dépenses pour les articles coûteux, tels qu’une voiture, ou l’acquisition d’un bien immobilier.

Lire le point de vue de Michala Marcussen sur l'AGEFI Hebdo

Bitcoins, tulipes et liquidités

Les cryptomonnaies privées, dont la plus importante est aujourd’hui le bitcoin, suscitent des inquiétudes en termes de sécurité et de capacité à gérer de grandes quantités de transactions. Mais ne pourraient-elles pas, à terme, laisser la place à des cryptomonnaies publiques émises par des banques centrales ? Le scénario présente certains avantages. Michala Marcussen, Chef Economiste du Groupe, fait un point sur les cryptomonnaies dans le magazine Banque & Stratégies n°366 de février 2018.

Lire l'article de Banque & Stratégie

Michala Marcussen Chef économiste de Société Générale photographiée par Patrick Lazic

« Je ne crois pas à un repli durable des prix des actifs »

Le retour de la volatilité sur les marchés n’est pas annonciateur d’un krach. Les investisseurs intègrent les intentions de la Fed. Le risque systémique a été réduit. L’Europe doit continuer à se réformer. Michala Marcussen, Chef Economiste du Groupe, fait un point sur les actualités des marchés financiers

Lire l'interview dans Les Echos investir

Stratégie fiscale américaine : l'Europe doit être vigilante

Le texte de la réforme fiscale américaine adopté par le Sénat dans la nuit du 1er décembre doit maintenant être harmonisé avec la version adoptée par la Chambre des représentants le 16 novembre, avant d'être de nouveau soumis au vote des deux chambres avant signature finale à la Maison-Blanche. Les Républicains espèrent conclure ce processus avant Noël.

Lire l'étude sur la stratégie fiscale américaine par Michala Marcussen

Main fermant un robinet

L’assouplissement quantitatif bat en retraite

Le monde est entré dans une nouvelle ère, où le robinet à liquidités des banques centrales, ouvert en grand depuis la crise de 2008, commence à se fermer. Tandis que la Fed poursuit le QT pour « Quantitative Tightening » (« resserrement quantitatif en français), c'est-à-dire la réduction de son bilan, la BCE est sortie, le 31 décembre 2018, du QE (« Quantitative Easing » – « assouplissement quantitatif »). Le resserrement monétaire pourrait avoir des effets perturbateurs.

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illustration

Expansion plus lente et moins équilibrée

L'expansion en cours depuis mi-2016 se poursuit, mais elle a perdu de son élan et, comme un vélo roulant moins vite, elle risque désormais davantage de perdre l'équilibre. Stimulée par l’expansion budgétaire, l’économie américaine a résisté au durcissement de la Fed et à l’incertitude politique, mais l’activité dans la zone euro et la Chine a ralenti de manière plus marquée. La croissance mondiale devrait atteindre 3,7 %.

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illustration  Dollar vs Euro

L’euro peut-il défier le dollar roi ?

Lors de son discours sur l'état de l'Union à Strasbourg, le 12 septembre dernier, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé que des propositions seraient présentées, avant la fin de l'année, « pour renforcer le rôle international » de l'euro face au dollar. « Il est aberrant, s'est-il insurgé, que les compagnies européennes achètent des avions européens en dollars et non pas en euros ». Mais l’euro a-t-il les moyens de remettre en cause l’hégémonie du dollar ?

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Siège du parlement italien

Italie : le piège du multiplicateur fiscal

L'impact d’une politique budgétaire discrétionnaire sur la croissance économique est un
sujet de débat permanent, et pas des moindres ces jours-ci entre Bruxelles et Rome. En
pesant les différents mécanismes à l'oeuvre, nous constatons que le multiplicateur fiscal en
Italie est aujourd'hui inférieur au niveau nécessaire pour réduire le ratio dette / PIB.
Inversement, si le gouvernement italien basculait le levier fiscal sur l'austérité, nous
craignons que cela aussi ne se révèle inefficace pour réduire le ratio de dette. En un mot,
l’Italie semble prise dans un « piège du multiplicateur fiscal ». Pour sortir de cette situation,
il faut mettre davantage l'accent sur les réformes structurelles qui permettent d’accélérer la
croissance.

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