La mixité femme-homme infuse à tous les niveaux dans l’entreprise

« Nous détestons les quotas mais nous adorons ce qu’ils font ». Pour Diony Lebot, Directrice générale déléguée du Groupe, la mise en place d’objectifs chiffrés permet de faire progresser la parité femme-homme dans les entreprises. Dix ans après la 1re loi française pour la mixité des conseils d’administration, la bataille continue. 

La parité femmes-hommes fait peu à peu son chemin dans les entreprises. Et la France, selon le cabinet Ethics & Board1, se trouve au 1er rang du classement mondial en termes de mixité dans les organes de surveillance. Les conseils d’administrations du CAC 40 et du SBF 120 se composent en effet de 46 % de femmes en moyenne – devant la Norvège, l’Allemagne ou les Etats-Unis. En Angleterre, la moyenne du FTSE 350 s’élève à 33 % à fin 2020.

Les quotas, pour initier et accélérer le changement

La définition d’objectifs chiffrés porte ses fruits, selon Diony Lebot. La Directrice générale déléguée du groupe Société Générale l’affirme : « Dix ans après [la loi Coppé-Zimmerman2], les chiffres sont unanimes : les quotas ont fait voler en éclat l’inertie en matière de parité économique dans les instances de gouvernance des entreprises ». « Cette féminisation a transformé la gouvernance des entreprises, y compris dans le secteur financier. Elle est devenue un enjeu de bonne gestion économique », ajoute-elle. Intervenant au dernier Women's Forum Global Meeting3, Diony Lebot a justement illustré ce constat en faisant le lien entre performance économique, performance en matière de transition environnementale et mixité de genre au sommet des grandes entreprises.  Le Conseil d'administration du groupe Société Générale compte pour sa part 43 % de femmes, contre 23 % en 2010. 

Chiffres clés du Groupe en 2020
43 %
Femmes managers
43 %
Femmes dans le Conseil d'administration
25 %
Femmes dans le Comité de direction
36 / 40
Note obtenue sur l'écart de rémunération femmes-hommes en France (Index d’égalité femmes-hommes)

Découvrez l'intervention de Diony Lebot au Women's Forum for the Economy & Society (en anglais).

Les efforts doivent se poursuivre

Peut-on pour autant crier victoire et estimer que la bataille est gagnée ? Non, si l’on considère la part des femmes dans les comités de direction, qui pilotent et exécutent la stratégie des entreprises. Aujourd’hui, les femmes représentent 22 % des membres les instances dirigeantes du CAC40 / SBF 120. La nouvelle loi dite « Rixain-Castaner », votée par le parlement français en mai 2021, devrait encourager à plus de mixité à ce niveau. 

Pour Cécile Bartenieff, Chief Operating Officer de la Banque de financement et d’investissement de Société Générale, qui est aussi intervenue au dernier Women’s Forum, ce sujet reste essentiel pour faire bouger les lignes. « Il faut développer la mixité à tous les niveaux et dans toutes les fonctions des entreprises, respecter les femmes de façon inconditionnelle, et favoriser la promotion de rôles modèles féminins à tous les étages ». Une problématique particulièrement prégnante dans le domaine de la tech et des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Découvrez l'intervention de Cécile Bartenieff au Women's Forum for the Economy & Society (en anglais).

Quels engagements pour Société Générale ?

Société Générale a signé plusieurs chartes d’engagement pour continuer à faire avancer la mixité dans le Groupe. Citons notamment la dernière en date, la charte « Towards the Zero Gender Gap » signée par une coalition de directeurs généraux au Women’s Forum du G20, le 18 octobre à Milan (Italie). Ou encore l’engagement Société Générale depuis 2016 au sein du réseau « Financi’Elles » qui œuvre pour une plus grande mixité dans les secteurs de la banque, finance et assurance.

 

[1] Source : étude « Mixité et gouvernance durable à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2021 », Ethics & Boards, 8 mars 2021
[2] La loi dite « Coppé-Zimmermann », promulguée en 2011, impose 40 % de femmes (ou d’hommes) dans les conseils d'administration et de surveillance des grandes et moyennes entreprises françaises depuis le 1er janvier 2017.
[3] Le « Women's Forum for the Economy & Society » est la principale plate-forme internationale d'action mettant en avant la voix et la vision des femmes, afin de créer un avenir plus inclusif pour tous. L’édition 2021 du Forum mondial s'est tenue du 15 au 19 novembre, dans la ville de Paris (France) et en ligne, réunissant 160 intervenants de 160 pays.