La Francophonie économique réunie à Paris

Retour sur la première Rencontre des Entrepreneurs Francophones

Un rendez-vous de la francophonie économique qui visait selon les organisateurs « à sceller une communauté francophone d’affaires unique au monde ».

En effet, l’université d’été du Medef (Mouvement des entreprises de France), rebaptisée « La Rencontre des Entrepreneurs de France » (REF) qui s’est tenu du 24 au 27 août, s’est ouverte cette année pour la première fois à l’international sur deux jours entièrement consacrés aux entrepreneurs des pays francophones. L’événement a rassemblé pas moins de 27 organisations patronales francophones et plus de 550 hommes et femmes d'affaires de 31 nationalités, dont le président malgache, Andry Rajoelina et le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi.

Dès le discours d’ouverture de cet événement inédit, Geoffroy Roux de Bezieux, président du Medef, a donné le ton de cette rencontre fédératrice : « L'Union européenne est née d'un projet économique. Le Commonwealth joue la même carte au niveau mondial pour la sphère anglo-saxonne. La francophonie peut et doit, avoir la même démarche ». 

La Francophonie économique réunie à Paris

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), c’est 88 États et gouvernements regroupant globalement 300 millions d’habitants, pesant 16 % du PIB mondial, avec un taux de croissance moyen de 7 %.

Plus qu’un enjeu culturel, la France aimerait faire de la francophonie un levier économique et stratégique avec pour pivot le continent africain, zone géographique la plus dynamique de la francophonie en termes de démographie et de croissance. Les pays du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne pourraient représenter un relais de croissance porté par une population jeune et un fort rattrapage économique.

Parmi les débats et tables rondes programmés, la question du financement de la croissance de l’économie francophone s’est posée avec la participation de Laurent Goutard, Responsable de la région Afrique, Méditerranée et Outre-Mer chez Société Générale. 

À l’évidence, le secteur financier privé joue un rôle prépondérant dans le financement du secteur public en Afrique. Pour Société Générale qui dispose à la fois de positions fortes en Europe et en Afrique, ce rôle peut s’exercer de plusieurs façons (replay de la table ronde).

Parmi les terrains où se jouera le sort de la francophonie économique, il y a celui du numérique également. Société Générale a pu ainsi mettre en avant ses deux filiales Lumo, plate-forme d’investissement participatif et Oppens, spécialisée dans la cybersécurité des entreprises, présentes sur un stand lors de la rencontre. 

À l'issue de ces deux jours, le patronat francophone a publié le 25 août une déclaration commune sur la promotion de la coopération économique francophone, mettant l'accent sur le rôle des entreprises, des solutions et des actions concrètes pour renforcer ce partenariat. Le rendez-vous est d’ores et déjà donné en novembre prochain avec l’organisation d’un forum économique international en marge du Sommet de la Francophonie à Djerba (Tunisie).

Amel Nairi