La Coupe du Monde de Rugby au Japon, un essai transformé

Publié le 04/12/2019

Le bilan de la compétition est très positif

Après le sacre de l'Afrique du Sud, l'heure du bilan a sonné. La Coupe du Monde de Rugby au Japon, dont Société Générale était Banque Officielle et Partenaire Majeur, restera gravée dans les mémoires.

La géopolitique du rugby bousculée

Pendant longtemps, la Coupe du Monde a été dominée par les équipes du Tournoi des Six Nations et du Rugby Championship. Cette année, le Japon est venu à bout de l'Irlande et de l'Écosse sans rien devoir au hasard. Même si les Japonais se sont inclinés contre l'Afrique du Sud en quarts de finale, leur performance montre bien qu'il s'agit d'adversaires à prendre au sérieux par les top nations et que des rencontres régulières devraient leur permettre de poursuivre sur cette lancée.

Il faut aussi souligner le formidable succès populaire pour cette première Coupe du Monde en Asie. Plus de 58,8 millions de Japonais ont suivi le quart de finale de l'équipe nationale à la télévision, soit plus de la moitié de la population, un record pour un match de rugby. Et même après l'élimination des Brave Blossoms, les supporters nippons ont continué de venir aux matches et de fréquenter les fanzones. Les revenus de diffusion ont même été supérieurs à ceux de 2015 en Angleterre : un bilan impressionnant sur un marché du rugby jamais expérimenté auparavant.

Des enjeux économiques considérables

Avec un impact économique record de ¥437.2 milliards de yens (3,5 milliards d'euros) pour le Japon, la Coupe du Monde a permis de mettre en lumière la pratique du rugby en Asie, mais a également généré d'importantes opportunités commerciales. Le Japon a vendu 1,84 million de billets (99,3 % de la capacité d'accueil), et plus de 1,13 million de personnes ont fréquenté les fanzones officielles aménagées.

Pendant le tournoi, 500 000 visiteurs sont venus au Japon et les hôtels, restaurants et bars ont affiché complets pendant six semaines. Les bénéfices économiques ont dépassé la région de Tokyo, puisque des stades ont accueilli des matches dans l'ensemble du pays. Des villes comme Oita, dans le sud, et Kobe ou Osaka, dans la province centrale de Honshū, ont bénéficié d'une augmentation des dépenses, de nouvelles créations d'emplois et même d'investissements dans des équipements et des services locaux.

D'après un rapport économique de Ernst & Young, la compétition a créé plus de 25 000 emplois, directement et indirectement, au niveau domestique. Elle a aussi permis au pays de montrer sa force. La ville de Kamaishi, avec le Recovery Memorial Stadium, a salué la mémoire des victimes du tsunami de 2011 et symbolisé la résilience de ceux qui ont survécu à l'adversité pour reconstruire leur ville. Après le typhon meurtrier qui a touché le pays pendant la compétition, une part des fonds récoltés par les ventes de tickets, les magasins en ligne, les sponsors et les donateurs sera consacrée aux efforts de reconstruction dans les régions sinistrées.

Société Générale engagée auprès des jeunes

La Coupe du Monde 2019 de rugby a également permis d'inspirer une nouvelle génération de jeunes joueurs. À Yokohama, le Société Générale Rugby Spirit Festival a réuni 96 jeunes issus de 12 programmes caritatifs d'inclusion sociale et 150 lycéens japonais. Organisé en collaboration avec ChildFund, ce Festival a fourni aux enfants une occasion unique de découvrir le Japon grâce au rugby et de prendre part à la demi-finale de la Coupe du Monde.

En-dehors du terrain, la Coupe du Monde 2019 de rugby est celle qui a eu le plus grand impact jamais observé, avec 1,8 million de nouveaux joueurs asiatiques répertoriés dans le cadre du programme de transmission Impact Beyond. La Coupe du Monde au Japon a séduit une nouvelle génération, il faut maintenant que le rugby continue de surfer sur cette vague jusqu'à la prochaine édition en France, en 2023.