Un été en France – Arthur, Marc-André et Nadja

Un trio d’excellence

UEEF_Nadja, Marc-André, Arthur

De gauche à droite : Nadja Dornik, Arthur Stockel et Marc-André Teruel

Trois musiciens mais quatre instruments. Arthur, Marc-André et Nadja mettent toute leur énergie dans la musique de haut niveau. Avec des caractères bien trempés et un peu de bidouille : rien ne les arrête. 

Plus que des prodiges, des experts. Les trois musiciens qui joueront à Cambon et Éauze sont jeunes, et pourtant ils jouent déjà dans la cour des grands. Arthur Stockel, 25 ans occupe le poste prestigieux de clarinette solo à l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg. Marc-André Teruel, Franco-Autrichien de 19 ans, est en train d’élever la contrebasse au rang d’instrument soliste : il a déjà joué avec de grands orchestres. Nadja Dornik, Serbe d’origine, a réussi l’exploit de maîtriser au top niveau non pas un mais deux instruments, la harpe et le piano. À 21 ans, elle a près de 30 prix à son palmarès. 

Les trois ont en commun d’avoir… la tête dure. « J’ai commencé le piano à 4 ans et j’ai vite découvert la harpe, ce magnifique instrument des contes de fées ! Mes parents, comme mes professeurs, m’ont demandé de choisir mais j’ai tenu bon. » Marc-André aussi a montré très jeune une volonté étonnante. « Ma mère est pianiste et j’ai très tôt su que je voulais faire ce métier. Les cordes m’ont toujours attiré, c’était plus fort que tout, comme une façon de respirer. J’ai appris le violon, puis le violoncelle. Mais à 10 ans je me suis cassé les deux poignets. Fini le violon ou le violoncelle. Je me suis imaginé avec une guitare électrique (rouge et qui fasse beaucoup de bruit !), mais mon oncle, pianiste de jazz, m’a suggéré la contrebasse. Dès le premier cours, j’ai ressenti la vibration de l’instrument dans tout mon corps : un choc. »

Comme ses deux collègues, Arthur Stockel possède plusieurs casquettes, clarinettiste et transcripteur. « Au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, j’ai suivi la classe d’écriture non obligatoire. J’ai appris à transcrire des partitions, c’est-à-dire les adapter à d’autres instruments que ceux pour lesquels elles ont été écrites au départ. Attention, je ne fais que transcrire, je n’arrange pas. Je n’ajoute pas d’autres notes, pas de nouvelles informations musicales. Disons que je change les couleurs mais pas les formes. » 

L’art de la transcription est essentiel pour leur programme lors d’Un été en France, les partitions impliquant leurs quatre instruments sont très rares. « La contrebasse n’était pas présente dans le Trio pour clarinette, violoncelle et piano de Nino Rota, explique Marc-André. Arthur a ajouté une voix pour moi, ce qui est très difficile à faire ! » Cette faculté d’adaptation est un atout qu’ils partagent avec Nadja : « Entre le piano et la harpe, les techniques sont différentes mais je n’éprouve pas de difficulté à passer de l’un à l’autre. Pour Un été en France, je voulais jouer les deux alors j’ai adapté une pièce pour que la contrebasse et la harpe jouent ensemble. » Tant mieux pour Marc-André pour qui la scène est « le seul endroit où je me sens vivant. Je trouve que le reste n’est pas très fou-fou. Sur scène, j’existe, je vis, je partage plein d’émotions et de sentiments. »

 

Ces jeunes talents seront en première partie des concerts suivants :

  • le 19 juillet 2022, à 21h, Villa Arnaga, à Cambo-Les-Bains – COMPLET
  • le 20 juillet 2022, à 21h, Place d’Armagnac, à Eauze – COMPLET
  • le 21 juillet 2022, à 21h, Place d’Armagnac, à Eauze – COMPLET