Innovation et Digital

Tour d'horizon des cryptos actifs

Publié le 15/06/2021

Les cryptoactifs sont un domaine qui intéresse Société Générale. Cette dernière, qui a toujours été à la pointe dans la détection et le suivi des technologies émergentes, estime que la blockhain est aujourd’hui un écosystème qui arrive à maturité depuis l’apparition de la première blockchain en 2008 avec la création du bitcoin. 

Le jeudi 10 juin 2021, 4 experts de Société Générale – Claire Calmejane, Directrice de l’innovation du groupe Société Générale ; Jean-Marc Stenger, CEO de Forge ; Isabelle Martz, Directrice adjointe des paiements retail, Société Générale et Didier Lallemand, Directeur général de Société Générale ventures – ont participé à un point presse sur les offres et services développés par le Groupe autour des cryptoactifs (à l’exception des cryptomonnaies) depuis plus de 3 ans.

La blockchain

La blockchain est au stockage des données ce qu’a été internet au monde physique : une révolution ! Elle peut être comparée à une toile d’araignée en ligne dans laquelle tous les nœuds correspondent à des stockages de données. 

Société Générale continue d’explorer le potentiel de la blockchain qui recèle d’atouts : décentralisée, sécurisée, stable, traçable, transparente, rapide et fiable, elle a le potentiel pour améliorer de façon radicale certains processus financiers encore longs et coûteux.

On compte aujourd’hui plus d’une centaine de protocoles dans la blockchain (Tezos, Ethereum, Cardano, bitcoin, etc.). Il est difficile de savoir si l’un d’entre eux spécifiquement va émerger à date. 5/6 d’entres eux sont cependant prépondérants sur le marché. 

La blockchain peut être publique ou privée, les blockchains publiques étant aux blockchains privées ce que le réseau Internet est aux réseaux intranet.

La blockchain a permis l’émergence des cryptoassets

Quatre types d’actifs ont été abordés durant ce point presse. Les crypto-currencies ou cryptomonnaies, qui représentent 80 % du marché des cryptoassets, sont des actifs très volatils et spéculatifs. Soucieuse du service clients, Société Générale ne distribue pas, à date, de cryptomonnaies, classe d’actifs qui présente un certain risque d’investissement. Les security token sont quant à eux des jetons de titres financiers : c’est dans cette classe d’actifs que Société Générale - FORGE est active. Les cryptoassets comprennent également les stablecoins, moyens d’échanges dont la valeur est stable. Enfin, les utility token sont des droits d’usage, Société Générale étant en veille sur ce marché.

Société Générale, dans un état d’esprit visionnaire et novateur, a décelé dans les cryptoactifs et la blockchain une véritable opportunité de transformation et de création de nouveaux business models conséquents (pour rappel, Coinbase a été valorisée à 60 milliards de dollars !). Elle travaille en étroite collaboration avec le régulateur dans un cadre d’expérimentation.

Cryptocurrencies

Elles ne font pas partie de l’offre Société Générale. Cependant, même si cette dernière ne veut pas être un acteur dans ce domaine, elle sait rester à l’écoute de ses clients et offre, via sa filiale Boursorama, un service d’agrégation aux comptes bancaires de plateformes comme Coinbase, Binance et Kraken pour une vision complète des actifs.

Security tokens 

Société Générale a développé, en l’espace de trois ans seulement, une plateforme (Société Générale - FORGE) qui offre trois types de services : structure et émission d’instruments financiers au format crypto, capacité à échanger ces actifs, conservation de ces avoirs au format numérique.

On distingue deux typologies de security tokens : les security tokens natifs sont des titres financiers qui existent uniquement au format numérique sur la blockchain, et les asset back tokens, une représentation numérique d’un titre financier qui existe par ailleurs. Société Générale - FORGE, dans une volonté d’opter pour des business models disruptifs pour toujours mieux servir ses clients, a choisi d’opérer dans la première catégorie.

Afin de mener à bien ses ambitions, Société Générale - FORGE a testé la blockchain pour optimiser le circuit d'émission obligataire. Ainsi, en avril 2019, Société Générale - FORGE a émis une obligation numérique de 100 millions d’euros sur la blockchain publique Ethereum.

En mai 2020, elle a procédé à une deuxième expérimentation d’émission obligataire (40 millions d’euros) sur une blockchain publique, réglée cette fois en MDBC émise par la Banque de France.

Toujours dynamique, la banque rouge et noire a mené deux nouvelles opérations au cours du mois d’avril. Elle a formé un syndicat bancaire avec Goldman Sachs et Santander dans le cadre de l’émission par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) d’une obligation numérique de 100 millions d’euros sur la blockchain publique Ethereum. Par ailleurs, outre les émissions obligataires, Société Générale - FORGE a mené à bien une nouvelle étape de son développement en émettant le premier produit structuré sur la blockchain publique Tezos : cette nouvelle expérimentation, conforme aux meilleurs standards de marchés, démontre la faisabilité juridique, réglementaire et opérationnelle d’émissions d’instruments financiers complexes (produits structurés) sur blockchain publique. Elle capitalise sur une technologie disruptive qui permet d’améliorer l’efficacité et la fluidité des transactions financières. D’autres opérations sont à venir d’ici la fin de l’année et en 2022.

Société Générale opère ses transactions sur la blockchain dans le cadre du protocole CAST (compliant architecture for secutiry tokens).

Stablecoins

Le stablecoin est une monnaie qui est indexée à une valeur stable. Elle offre la possibilité d’être programmable. Société Générale, qui cherche constamment à se distinguer par ses initiatives innovantes, a par exemple accompagné la monnaie digitale Lugh de Casino. 

Une déclinaison du stablecoin est la Monnaie Digitale de Banque Centrale (MDBC ou CDBC - Central Bank Digital Currency) quand celle-ci est émise sur une DLT. Deux catégories de MDBC sont répertoriées : laMDBC pour les règlements interbancaires (MDBC dite « de gros » ou wholesale) et la MDBC de détail (paiements des particuliers et entreprises). Toutes les banques centrales travaillent aujourd’hui sur ces MDBC. Société Générale est active sur les MDBC de gros (FORGE participe aux expérimentations de la Banque de France) et est en attente des décisions de la BCE pour les MDBC retail (risques macro-économique importants sur les MDBC de retail).