iso4217:EURxbrli:shares iso4217:EUR O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsExcludingProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 SocGen:CommonStockAndAssociatedReservesMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 SocGen:OtherEquityInstrumentsIssuedMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 ifrs-full:AccumulatedOtherComprehensiveIncomeMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 SocGen:CommonStockAndAssociatedReservesMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 ifrs-full:AccumulatedOtherComprehensiveIncomeMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 SocGen:CommonStockAndAssociatedReservesMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:EquityAttributableToOwnersOfParentMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 SocGen:OtherEquityInstrumentsIssuedMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 SocGen:CommonStockAndAssociatedReservesMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:AccumulatedOtherComprehensiveIncomeMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsExcludingProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 SocGen:OtherEquityInstrumentsIssuedMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 ifrs-full:AccumulatedOtherComprehensiveIncomeMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 SocGen:CommonStockAndAssociatedReservesMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31 SocGen:OtherEquityInstrumentsIssuedMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsExcludingProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 SocGen:OtherEquityInstrumentsIssuedMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-01-01 2025-12-31 ifrs-full:NoncontrollingInterestsMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2025-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsExcludingProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-12-31 ifrs-full:RetainedEarningsExcludingProfitLossForReportingPeriodMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2024-01-01 2024-12-31 ifrs-full:AccumulatedOtherComprehensiveIncomeMember O2RNE8IBXP4R0TD8PU41 2023-12-31

Document
d'ENREGISTREMENT UNIVERSEL

2026

Rapport financier annuel 2025

Sommaire

abréviations courantes

Millions d’euros : M EUR / Milliards d’euros : Md EUR / ETP : Effectifs en équivalent temps plein
Classements : les sources des classements sont mentionnées explicitement, à défaut, l’information est de source interne

Document
d'enregistrement
universel

2026

Rapport financier annuel 2025

Le Document d’enregistrement universel a été déposé le 13 mars 2026 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.

Le Document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération et, le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.

MESSAGE

du Président du Conseil d’administration

Dans une année 2025 marquée par un environnement complexe et incertain, le groupe Société Générale a franchi une étape déterminante dans sa transformation, résultant de la mise en œuvre rigoureuse du plan stratégique arrêté par le Conseil d’administration en 2023.

Sous l’impulsion de l’équipe de direction dirigée par Slawomir Krupa, des progrès majeurs ont été réalisés sur trois points fondamentaux : le renforcement durable de la base de capital, l’amélioration de l’efficacité et de la profitabilité, et la poursuite de la croissance du modèle économique du Groupe désormais recentré sur ses métiers cœurs.

Le Groupe a ainsi réalisé en 2025 à la fois des revenus et un résultat net records, combinant une forte croissance de l’activité dans tous les métiers avec une gestion stricte des coûts et des risques. Toutes les cibles financières annuelles ont été dépassées.

Fort de ces résultats, le retour à nos actionnaires a été significativement augmenté. Le Groupe a par ailleurs activement poursuivi sa contribution en faveur de la transition environnementale et sociale, et progressé dans la décarbonation de ses portefeuilles de crédit, affichant une avance sur ses objectifs sur les secteurs les plus émetteurs de carbone.

L’amélioration continue des performances du Groupe s’est traduite par une forte revalorisation de l’action qui a plus que doublé en 2025 (+153%) et a été multipliée par trois depuis mai 2023.

Lorenzo
Bini Smaghi

Président du
Conseil d’administration

En 2026, le Groupe va finaliser l’exécution de son plan stratégique, en ayant rehaussé son objectif de rentabilité ROTE désormais attendu supérieur à 10%
(au lieu de 9‑10%).

Avec l’ambition de renforcer le positionnement de Société Générale comme un leader bancaire européen, le nouveau plan stratégique sera présenté le 21 septembre 2026 à l'occasion du prochain
Capital Markets Day. Le Conseil d’administration, à l’unanimité, a décidé de renouveler le mandat de Slawomir Krupa comme Directeur général, pour quatre ans à compter de 2027, afin de mener à bien cette prochaine phase stratégique.

À l’approche de la conclusion de mon mandat de Président du Conseil d’administration, je mesure pleinement le chemin parcouru par Société Générale au cours des dernières années. Le Groupe a fait preuve d’une résilience continue à travers les cycles, et a su ces dernières années reconstruire ses fondations, affirmer ses choix stratégiques, gagner en lisibilité comme en solidité.

Je souhaite remercier les collaborateurs, les actionnaires ainsi que le Conseil d’administration avec qui nous avons veillé à maintenir les plus hauts standards de gouvernance.


Un cap franchi dans la transformation du Groupe pour bâtir l’avenir

Aujourd’hui, le Groupe aborde une nouvelle étape avec une capacité renforcée à se projeter dans l’avenir, à investir, à innover et à saisir les opportunités qui se présentent. C’est avec confiance que je transmettrai cette responsabilité lors de notre prochaine Assemblée générale en mai 2026.

Société Générale est désormais plus solide et plus performante, pleinement en mesure de relever avec succès les défis à venir et de créer durablement de la valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes, tout en demeurant fidèle à sa vocation : être une banque engagée au service de ses clients et de l’économie.

Message

du Directeur général

Slawomir
Krupa

Directeur général

En 2025, nous avons franchi une étape déterminante dans la transformation de notre Groupe. En 2026 et au-delà, nous sommes mobilisés pour continuer à améliorer nos performances et renforcer notre position de banque européenne de premier plan.

Concentrés sur l’exécution rigoureuse de notre plan stratégique depuis 2023, nous avons renforcé les fondations de notre Banque et amélioré significativement nos performances commerciales et financières. Nous avons atteint en 2025 des records historiques, à la fois en termes de revenus et de résultat net. Nous avons dépassé avec succès l’ensemble de nos objectifs annuels, en ligne avec la trajectoire fixée pour l’horizon 2026.

Je remercie chaleureusement nos clients et nos actionnaires pour leur confiance, ainsi que nos collaborateurs pour leur mobilisation au service de nos clients.

Une Banque plus solide, plus simple, plus performante

Nous avons progressé sur l’ensemble des priorités de notre feuille de route stratégique.

Nous avons renforcé notre solidité financière, en dépassant notre cible de capital avec deux ans d’avance. Cela nous donne la flexibilité stratégique indispensable pour investir, accompagner nos clients et saisir les opportunités de croissance.

Nous avons simplifié et recentré notre Groupe sur nos forces. Notre modèle d’affaires est désormais plus lisible, plus cohérent et plus synergétique, avec un fort potentiel de croissance rentable.

Nous avons délivré des performances opérationnelles solides, démontrant notre capacité à conjuguer une forte croissance des revenus dans tous les métiers, avec une gestion disciplinée de nos coûts, tout en maintenant une gestion rigoureuse de nos risques. Au total, notre rentabilité s’améliore plus vite que prévu.

Grâce à nos résultats, nous avons augmenté fortement le retour à nos actionnaires, combinant distribution ordinaire, en ligne avec notre politique, avec des distributions exceptionnelles, tandis que le cours de notre action a plus que doublé en 2025.

Nous avons par ailleurs maintenu le cap de nos engagements ESG et notre contribution à la finance durable.

Ainsi, l’année 2025 n’a pas seulement confirmé notre capacité à délivrer : elle a démontré notre capacité à nous transformer en profondeur. Mais il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs 2026 et au-delà.

Délivrer nos objectifs au service d’une performance durable

Accélérer pour libérer tout notre potentiel de performance et de création de valeur

Forts de ces avancées, nous sommes en mesure d’accélérer en 2026 notre trajectoire de croissance rentable et durable. Nous avons ainsi relevé notre cible de rentabilité, avec un ratio ROTE désormais attendu supérieur à 10% (au lieu de 9-10%), sur la base d’un équilibre exigeant entre croissance des revenus, efficacité opérationnelle renforcée et gestion prudente des risques.

Alors que la transformation de notre Groupe se poursuivra en 2026 et au-delà, nous avons l’ambition d’être une banque européenne de premier plan, dans toutes ses dimensions, attractive pour nos clients, nos actionnaires et pour nos collaborateurs et les talents de demain. Nous présenterons notre nouveau plan stratégique le 21 septembre 2026 à l'occasion de notre prochain Capital Markets Day.

Regarder loin : bâtir Société Générale pour les décennies à venir

Nous avons les atouts essentiels pour réussir et créer de la valeur durablement pour l’ensemble de nos parties prenantes : un modèle renforcé, une stratégie claire, une discipline forte pour continuer à réduire structurellement nos coûts et simplifier nos modes de fonctionnement. Nous sommes mobilisés pour poursuivre la transformation de notre Groupe, autour d'une culture exigeante, tournée vers l’impact et la performance et la satisfaction de nos 27 millions de clients à travers le monde.

Avec détermination et ambition, nous construisons Société Générale pour les décennies à venir.

Chiffres clés et présentation de société générale

1

2025 RÉSULTATS FINANCIERS DU GROUPE :

DES REVENUS ET UN RÉSULTAT NET RECORDS DANS L'HISTOIRE DE LA BANQUE

image

REVENUS

27,3 Md€ +6,8%*

* hors cessions

image

RÉSULTAT NET
PART DU GROUPE

6,0 Md€ +42,9%

image

CAPITAL

CET1 13,5%

PERFORMANCE DES MÉTIERS

image

BANQUE DE GRANDE CLIENTÈLE ET SOLUTIONS INVESTISSEURS

REVENUS 10,4 Md€ +3,9%**

image

BANQUE DE DÉTAIL EN FRANCE, BANQUE PRIVÉE ET ASSURANCES

REVENUS 9,2 Md€ +9,7%**

image

MOBILITÉ, BANQUE DE DÉTAIL ET SERVICES FINANCIERS À L'INTERNATIONAL

REVENUS 8,0 Md€ +6,1%**

Acquisition record de 1,9 million de clients par BoursoBank en 2025

Poursuite des gains de part de marché sur les encours d’assurance vie

Franchise leader en Banque Privée avec des actifs sous gestion records

** à périmètre et change constants

Forte rentabilité ajustée des risques dans les Activités de Marché

Positionnement de premier plan des métiers Global Banking sur les mégatendances

Rentabilité élevée et durable avec un RONE moyen sur 5 ans de ~15%

Simplification du portefeuille d’activités

Poursuite de la transformation de KB et BRD afin de maintenir une performance solide

Hausse des marges d’Ayvens (+33 pb vs 2024) et cibles financières 2025 atteintes

ESG

DES AVANCÉES RECONNUES

CONTRIBUTION RENFORCÉE À LA TRANSITION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE

Progrès continus dans la décarbonation des portefeuilles de crédit, en avance sur nos objectifs pour les secteurs les plus émetteurs (1)

En bonne voie pour atteindre l'objectif de 500 Md EUR(2) de contribution à la finance durable avec ~30% réalisés à fin septembre 2025

AAA MSCI - ESG Research (vs AA auparavant)

Reconnu World's Best Bank pour l'ESG par Euromoney (3)

image

(1)Production d'électricité et Pétrole & Gaz : premier objectif de réduction de -50% de l'exposition upstream Pétrole & Gaz à 2025 vs 2019 atteint en avance.

(2)Objectifs de 500 Md EUR pour accompagner la finance durable sur la période 2024-2030.

(3)Euromoney Awards for Excellence 2025.

1.1HISTORIQUE

Façonné par des générations de collaborateurs et de clients, Société Générale soutient le développement économique depuis plus de 160 ans.

Pionnière de la révolution industrielle 

Fondée en 1864 sous le règne de Napoléon III par un groupe d’industriels et de financiers visionnaires, la Banque a joué un rôle décisif dans la révolution industrielle. Son histoire, marquée par l'innovation et l'adaptabilité, témoigne d'un engagement constant à anticiper les défis de son temps. 

Dès ses premières années d’existence, Société Générale a su diversifier ses activités et innover, ce qui lui a permis de se hisser rapidement à l’avant-garde du financement de l’économie. Entre 1870 et 1940, le réseau d'agences du Groupe est passé de 46 à 1 500 établissements, ce qui l’a propulsé premier établissement de crédit français en termes de dépôts dès l’entre-deux-guerres. 

À l'international, la Banque a acquis une dimension mondiale en participant au financement d'infrastructures cruciales en Europe, en Amérique latine et en Afrique du Nord. Elle a également ouvert des succursales dès 1871 dans des villes stratégiques comme Londres, New York, Buenos Aires et Dakar. 

Une banque au service de l'économie 

Nationalisée par la loi du 2 décembre 1945, Société Générale a joué un rôle fondamental dans la reconstruction de la France. Durant les Trente Glorieuses, elle connaît une forte croissance en lançant des produits financiers innovants comme le crédit-bail. Elle sait ensuite s’adapter aux réformes bancaires des années 1960.

En juin 1987, le Groupe est privatisé. Son capital est introduit en Bourse avec succès et s’ouvre aux salariés. Société Générale amorce une nouvelle phase de son développement en renforçant sa stratégie de banque universelle puis en consolidant sa présence en France avec des acquisitions stratégiques comme Boursorama (devenue BoursoBank en 2025) et le Crédit du Nord. Parallèlement, son expansion à l'international s’accélère. Le Groupe s’implante notamment en Europe centrale et orientale (Komerčni banka en République tchèque, BRD en Roumanie) et consolide sa présence en Afrique. 

Face à la crise financière, le Groupe a fait preuve de résilience et adapté son modèle d’activités au nouvel environnement. Dans le cadre du plan stratégique déployé depuis 2023, la Banque connaît une forte dynamique de progrès soutenue et renoue avec une croissance rentable et durable. 

Depuis plus de 160 ans, le Groupe s’engage résolument à relever les défis de notre temps pour un développement durable et une transition responsable. Fidèle à l’esprit d’entrepreneuriat qui l’anime depuis ses origines, il continue de bâtir des ponts entre les générations en accompagnant les projets de 27 millions de clients à travers le monde. 

La force de cet héritage laissé par les générations précédentes permet au groupe Société Générale de se projeter vers l’avenir avec audace, détermination et confiance.

1.2Présentation de Société Générale

image

110 000

collaborateurs

image

58

PAYS

image

143

NATIONALITÉS

image

27M

clients

3 pÔles mÉTIERS COMPLÉMENTAIRES

BANQUE DE DÉTAIL EN FRANCE, BANQUE PRIVÉE ET ASSURANCES

BANQUE DE GRANDE CLIENTÈLE ET SOLUTIONS INVESTISSEURS

MOBILITÉ, BANQUE DE DÉTAIL ET SERVICES FINANCIERS À L'INTERNATIONAL

En savoir
> Un modèle créateur de valeur durable, chapitre 5

image

Société Générale est une banque européenne de premier plan avec près de 110 000 collaborateurs au service de 27 millions de clients, dans 58 pays à travers le monde. Depuis plus de 160 ans, Société Générale soutient le développement de l’économie en accompagnant entreprises, institutionnels et particuliers dans leurs projets, grâce à un large éventail de services et solutions financières à forte valeur ajoutée.

La relation de confiance et de long terme que le Groupe entretient avec ses clients, son expertise reconnue, sa capacité à innover, ses compétences en matière d’ESG ainsi que ses franchises de premier plan, constituent les fondements de son identité. Ces atouts nourrissent pleinement sa mission : générer de la valeur sur le long terme pour l’ensemble de ses parties prenantes. 

Le Groupe s’appuie sur des activités performantes au sein d’un modèle solide de banque diversifiée, centré autour de trois pôles d’activité : 

La Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances, regroupant le Réseau SG, les activités de banque privée et d’assurance, ainsi que BoursoBank, leader de la banque en ligne. Ce pôle propose une large gamme de produits de banque au quotidien, de financements, de solutions d’épargne et d’assurance, à une clientèle diversifiée – Particuliers, Professionnels, Entreprises, Associations et Collectivités.

La Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, regroupant les activités de marché, de financement et de conseil, dont les services de banque transactionnelle, et le métier titres. Acteur de premier plan, ce pôle propose des solutions sur mesure aux grandes entreprises et investisseurs avec un leadership mondial unique dans les dérivés actions, les financements structurés et l’ESG.

La Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’International, regroupant des banques diversifiées bien établies sur leurs marchés en Europe centrale (République tchèque, Roumanie) et dans plusieurs pays d’Afrique ; Ayvens, un leader mondial des solutions de mobilité durable, et les filiales spécialisées dans le crédit à la consommation.

L’ambition du Groupe repose sur une stratégie claire : être une banque européenne de premier plan dans toutes ses dimensions. 

Société Générale a placé les enjeux de durabilité au cœur de sa stratégie. Le Groupe figure dans les principaux indices de développement durable : DJSI (Europe), FTSE4Good (Global et Europe), Bloomberg Gender-Equality Index, Refinitiv Diversity and Inclusion Index, Euronext Vigeo (Europe et zone euro), STOXX Global ESG Leaders Index, et MSCI Low Carbon Leaders Index (Monde et Europe). 

Chiffres clés du Groupe

Résultats (En M EUR)

2025

2024

2023

2022

2021

Produit net bancaire

27 254

26 788

25 104

27 155

25 798

dont Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances

9 227

8 679

8 053

9 210

7 777

dont Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs

10 419

10 153

9 642

10 108

9 530

dont Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l'International

7 990

8 504

8 507

8 139

8 117

dont Hors Pôles

(383)

(548)

(1 098)

(302)

374

Résultat brut d'exploitation

9 916

8 316

6 580

9 161

8 208

Résultat d’exploitation

8 439

6 786

5 555

7 514

7 508

Résultat net part du Groupe

6 002

4 200

2 493

1 825

5 641

Fonds Propres (en Md EUR)

Capitaux propres part du Groupe

70,1

70,3

66,0

67,0

65,1

Capitaux propres de l’ensemble consolidé

79,5

79,6

76,2

73,3

70,9

Coefficient d’exploitation

63,6%

69,0%

73,8%

66,3%

68,2%

ROTE

10,2%

6,9%

4,2%

2,5%

11,7%

Ratio Common Equity Tier 1(1)

13,5%

13,3%

13,1%

13,5%

13,7%

Expositions pondérées (en Md EUR)

393,1

389,5

388,8

362,4

363,4

(1)Chiffres déterminés selon les règles CRR3/CRD6.

Note : Les données 2022 ont été retraitées conformément à l'application des normes IFRS 17 et IFRS 9 pour les entités d'assurance.

1.3Une stratégie claire pour un avenir durable

L’ambition du Groupe repose sur une stratégie et une feuille de route claires : être une banque européenne de premier plan dans toutes ses dimensions.

Pour cela, le Groupe doit continuer à renforcer son profil financier, notamment en maintenant un ratio de capital CET1 supérieur à 13% tout au long de l’année 2026. Préserver le niveau de capital repose en particulier sur une allocation et une utilisation du capital performantes, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la simplification du portefeuille autour d’un modèle économique cohérent, intégré et synergétique s’appuyant sur ses franchises cœur, tout en maintenant une gestion des risques aux meilleurs standards.

Le Groupe entend s’appuyer sur des activités performantes et durables au sein d’un modèle solide de banque diversifiée adapté aux besoins de 27 millions de clients (entreprises, institutionnels et particuliers) et centré autour de trois pôles d’activité :

Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances ;

Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs ;

Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’International.

Dans la Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances, le Groupe prévoit, d’une part, de tirer parti du nouveau modèle opérationnel de son réseau SG pour renforcer les synergies avec les activités d’Assurances et de Banque Privée tout en améliorant l’efficacité opérationnelle et, d’autre part, d’accroître la rentabilité de BoursoBank. En capitalisant sur une proposition de valeur améliorée, le Groupe entend être le partenaire de référence des entreprises, professionnels, et des clients aisés et fortunés ainsi que des clients digitaux, tout en étant une banque responsable pour l’ensemble de ses parties prenantes.

Dans les métiers de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, le Groupe poursuit sa stratégie initiée en 2021 visant à renforcer la prévisibilité et la rentabilité de son modèle avec une gestion prudente des risques. Grâce à son positionnement de banque de grande clientèle européenne de premier plan et de partenaire de confiance pour ses clients, le Groupe continue d’améliorer l’efficacité opérationnelle de ses métiers et de s’appuyer sur ses franchises de référence et les partenariats déployés avec AllianceBernstein et Brookfield, pour élargir l’offre et la proposition de valeur à destination des clients et optimiser ses ressources en particulier en capital.

Au sein du pôle Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’International, les activités de Banque de détail à l’international ont pour principal objectif de délivrer des performances durables supérieures au coût du capital à travers notamment la mise en place d’un modèle plus compact et plus efficace permettant également d’offrir une expérience client de premier plan. À travers ses activités de mobilité et de services financiers, qui s’appuient principalement sur Ayvens, le Groupe entend capitaliser sur sa position de référence au niveau mondial dans l’écosystème de la mobilité durable pour tirer parti des tendances de fonds du secteur et bénéficier d’économie d’échelle.

De manière générale, le Groupe entend poursuivre son développement commercial en apportant à ses clients des solutions financières responsables et innovantes par la qualité de ses services, la valeur ajoutée de ses offres et l’innovation, y compris digitale, dans un souci d’amélioration de la satisfaction client. À ce titre, le Groupe mène en parallèle de nombreuses initiatives en matière de transformation digitale et d’efficacité opérationnelle.

Renforcer la culture de performance et de responsabilité est également une priorité du Groupe. Pour ce faire, le Groupe s’est fixé des objectifs d’amélioration du niveau d’engagement des collaborateurs, de réduction de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes ainsi que des objectifs de diversité au sein des équipes dirigeantes. Le Groupe a notamment modifié ses principes de reporting financier pour promouvoir cette culture de responsabilité.

Le Groupe reste pleinement engagé dans la mise en œuvre des initiatives stratégiques présentées en septembre 2023 lors du Capital Markets Day dont les principaux objectifs financiers à horizon 2026 ont été confirmés ou rehaussés à l’occasion de la publication de ses résultats financiers pour l’année 2025 :

une croissance annuelle des revenus attendue supérieure à 2% en 2026 vs 2025 ;

une baisse des coûts attendue à environ -3% entre 2025 et 2026 ;

une efficacité opérationnelle accrue avec un coefficient d’exploitation inférieur à 60% en 2026 ;

un coût du risque attendu entre 25 et 30 points de base en 2026 ;

une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) supérieure à 10% en 2026 ;

une croissance organique des encours pondérés par les risques (RWA) d'environ 2% en 2026 ;

un ratio CET1 supérieur à 13% en 2026 ;

un objectif de LCR (Liquidity Coverage Ratio) supérieur ou égal à 130% et un objectif de NSFR (Net Stable Funding Ratio) supérieur ou égal à 112% tout au long du cycle ;

un ratio de NPL (Non Performing Loans) cible compris entre 2,5% et 3% en 2026 ;

un ratio de levier compris entre 4% et 4,5% tout au long du cycle ;

un ratio de MREL (Minimum Required Eligible Liabilities) supérieur ou égal à 30% des encours pondérés par les risques (RWA) tout au long du cycle ;

l’application d’une politique de distribution responsable fondée sur un taux de distribution de 50% du résultat net part du Groupe(1), avec une distribution répartie de manière équilibrée entre le versement d’un dividende en numéraire et le rachat d’actions. Un acompte sur dividende sera par ailleurs versé au quatrième trimestre 2026.

Le Groupe intègre les enjeux de durabilité dans sa stratégie.

L’ambition RSE du Groupe s’articule autour des quatre piliers que sont (i) l’accompagnement des clients dans la transition environnementale, (ii) le développement local, (iii) la volonté d’être un employeur responsable et (iv) la promotion d’une culture de responsabilité au sein de l’ensemble de ses activités.

Société Générale se positionne en tant qu’acteur de référence sur l’accompagnement de la transition environnementale et s’est fixé l’ambition de contribuer à hauteur de ~ 500 milliards d’euros à la finance durable sur la période 2024-2030, portant sur des thématiques environnementales et sociales. Une grande partie des financements sera consacrée à des transactions dédiées à l’énergie bas-carbone, l’immobilier durable, la mobilité bas-carbone et aux sujets liés à l’industrie et à la transition environnementale.

Au-delà de cette ambition, le Groupe a défini les objectifs suivants pour agir en faveur de la transition environnementale :

la réduction progressive du financement du secteur du charbon thermique et de celui de l’extraction et de la production de pétrole et de gaz et des efforts accrus en vue d’un alignement de ses portefeuilles de crédit sur des trajectoires compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris ;

le déploiement d’une enveloppe d’un milliard d’euros pour soutenir entre autres les acteurs de la transition, les technologies vertes, les solutions basées sur la nature ;

le développement de partenariats avec des institutions telles que la Société Financière Internationale (IFC – International Financial Corporation) ou la Banque européenne d’investissement (BEI) et la participation à des initiatives internationales.

Société Générale soutient le développement local, en France et à l’international. Cette ambition repose sur une approche intégrée combinant le financement d’infrastructures, l’ancrage régional à travers des banques de détail, le soutien aux acteurs locaux et des partenariats institutionnels.

La stratégie d'employeur responsable s'appuie sur trois axes : (i) Permettre à chaque collaborateur, actuel et futur, de réaliser pleinement son potentiel au sein du Groupe ; (ii) Offrir un environnement de travail épanouissant, adapté et performant ;
(iii) Favoriser l’engagement et le pouvoir d’impact des collaborateurs. Dans le cadre de cette stratégie d’employeur responsable le Groupe s’est engagé à favoriser la parité hommes – femmes. Il a alloué une enveloppe de 100 millions d’euros dans le but de réduire l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Le Groupe s’est également fixé comme objectif d’augmenter la représentation des femmes dans les instances dirigeantes avec au moins 35% de femmes dirigeantes au sein du Group Leaders Circle (Top 250) à horizon 2026.

Renforcer la culture de la performance et de la responsabilité est également une priorité pour le Groupe avec un objectif de gestion rigoureuse de son impact et de ses risques.

La publication de l’état de durabilité, établi selon le format prévu par la directive européenne, dite Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), présente une information détaillée sur les impacts, risques et opportunités liés aux enjeux de durabilité matériels (voir chapitre 5 « État de durabilité »).

Perspectives

Dans une année 2025 toujours marquée par un environnement géopolitique, économique et financier complexe et incertain, le Groupe a réalisé de bonnes performances commerciales dans l’ensemble de ses métiers. La performance du Groupe a été portée par le rebond de la marge nette d’intérêt en France et par une performance record dans la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs. En parallèle, le Groupe a maintenu une gestion disciplinée de ses coûts et une allocation efficace de son capital dans les métiers en croissance.

Des étapes clés ont également été franchies avec succès dans l’exécution des principales initiatives stratégiques avec notamment :

la finalisation du rapprochement des réseaux du Crédit du Nord et de Société Générale avec la mise en place d’un nouveau modèle relationnel, permettant d’améliorer la qualité du service rendu aux clients particuliers, professionnels et entreprises. Les économies réalisées dans le cadre du rapprochement sont par ailleurs en ligne avec les objectifs ;

la poursuite du développement de sa banque digitale BoursoBank, avec le renforcement du positionnement de leader sur le marché français avec 8,8 millions de clients à la fin de l’année ;

la poursuite de l’intégration de LeasePlan dans Ayvens, créant un leader mondial dans le domaine des solutions de mobilité durable. En 2025, des étapes importantes ont été franchies dans l’intégration opérationnelle, la mise en place et la stabilisation des processus informatiques et opérationnels ;

la poursuite de l’intégration de Bernstein, avec notamment la consolidation au 1er janvier 2026 des activités de Bernstein aux États-Unis. Avec Bernstein, le groupe Société Générale augmente considérablement sa proposition de valeur pour offrir à ses clients une gamme complète de services mondiaux sur l’ensemble de la chaîne de valeur actions ;

l’annonce de projets de cessions en vue de façonner un modèle simplifié, plus synergétique et performant, qui permettront au total de dégager plus de 75 points de base de gain de ratio CET1 pour le Groupe.

2026 sera pour le Groupe une année d’exécution stratégique et d’amélioration de la performance. Les priorités fixées sont les suivantes :

renforcement de la performance commerciale, en s’appuyant notamment sur la mise en place réussie du nouveau modèle opérationnel dans le réseau SG, et la poursuite de l’intégration opérationnelle de LeasePlan dans Ayvens ;

simplification du portefeuille d’activités, avec notamment la finalisation des cessions annoncées ;

poursuite de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle en approfondissant sa transformation avec la simplification de l’organisation ;

consolidation d’un profil de capital et de liquidité solide avec un déploiement stratégique du capital excédentaire dans le meilleur intérêt des parties prenantes, en combinant des investissements de croissance et de la distribution exceptionnelle aux actionnaires ;

optimisation de la consommation de ressources rares et de bilan du Groupe en poursuivant le développement de notre modèle asset-light notamment dans la Banque de Grande Clientèle ;

maintien d’une gestion rigoureuse des risques ;

poursuite du déploiement de nos initiatives et ambitions stratégiques en matière d’ESG.

Enfin, le Groupe a annoncé le 6 février 2026 la tenue de son prochain Capital Markets Day le 21 septembre 2026 pour présenter les étapes à venir de sa stratégie à long terme.

Distribution

Le Conseil d’administration a arrêté la politique de distribution ordinaire au titre de l’exercice fiscal 2025 qui vise à distribuer un montant de 2 679 millions d’euros dont 1 217 millions d’euros(2) sous forme de dividendes et 1 462 millions d’euros sous forme de rachats d’actions(3). Un dividende en numéraire de 1,61 euro(1) par action, en hausse de +48% par rapport à 2024, sera ainsi proposé à l’Assemblée générale des actionnaires du 27 mai 2026 qui comprend l’acompte sur dividende de 0,61 euro par action détaché le 7 octobre 2025 et payé le 9 octobre 2025. Le solde du dividende s’élève donc à
1,00 euro par action. Il sera détaché le 1er juin 2026 et mis en paiement le 3 juin 2026. Le Groupe a obtenu toutes les autorisations réglementaires notamment celle de la Banque centrale européenne pour son programme de rachat d’actions de 1 462 millions d’euros qui a été lancé le 9 février 2026(4). Au total, la distribution ordinaire représente 50% du résultat net part du Groupe(5) dont 45% de dividende en numéraire et 55% en rachat d’actions.

Le Groupe a également lancé en 2025 deux distributions exceptionnelles de capital d’un montant total de 2 milliards d’euros, sous la forme de deux programmes de rachats d’actions additionnels de 1 milliard d’euros chacun. Le premier programme de rachat d’actions d’un milliard d’euros, annoncé le 31 juillet 2025, s’est achevé le 14 octobre 2025. Le second programme également d’un milliard d’euros annoncé le 17 novembre 2025 a été finalisé le
6 février 2026.

Au total, la distribution 2025 s’élève à 4 679 millions d’euros contre 1 740 millions d’euros en 2024, soit une hausse de 169%.

Par ailleurs, un acompte sur dividende a été introduit à partir de 2025 et sera payé au quatrième trimestre de chaque année.

Les communications sur la gestion du capital excédentaire du Groupe auront lieu une fois par an lors de la publication des résultats du deuxième trimestre.

Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances

S’appuyant sur le réseau SG et la banque digitale BoursoBank, le Groupe propose une offre unique via deux canaux sur le marché français et entend bénéficier de la convergence croisée des forces des deux modèles afin de renforcer son positionnement différenciant sur le marché français.

En 2026, la Banque de détail en France vise un coefficient d’exploitation inférieur à 60%. L’atteinte de cet objectif passera notamment par une plus forte intensité commerciale, des synergies accrues avec les activités d’Assurances et de Banque Privée, et surtout une plus grande efficacité du réseau de banque de détail en France combinée à une contribution financière plus importante de BoursoBank.

La Banque de détail en France a défini une feuille de route afin d’atteindre un modèle bancaire plus efficace, articulée autour d’objectifs stratégiques forts :

être le partenaire n° 1 des entreprises, des professionnels, des clients patrimoniaux et des clients digitaux ainsi qu’une banque responsable pour l’ensemble de ses clients ;

améliorer notre proposition de valeur pour les clients avec une qualité de service au meilleur standard du marché ;

avoir un modèle bancaire plus efficace.

Réseau SG, Banque Privée et Assurances

Les activités de Banque de détail en France se sont engagées dans une profonde transformation au cours des dernières années afin de répondre à l’évolution rapide des comportements et des attentes des clients qui s’est matérialisée par deux initiatives stratégiques : le rapprochement des réseaux Crédit du Nord et Société Générale ainsi que la mise en place d’un nouveau modèle relationnel d’une part, et un développement renforcé de BoursoBank d’autre part permettant d’améliorer la qualité du service rendu aux clients particuliers, professionnels et entreprises, et de s’imposer comme un acteur de référence sur le marché français, en matière d’épargne, d’assurance et de solutions d’excellence pour les entreprises et les professionnels.

Le réseau SG bénéficie d’une intégration renforcée avec les activités d’Assurance et de Banque Privée afin de maximiser les synergies commerciales.

En cohérence avec son positionnement stratégique et ses engagements de proximité, de réactivité, d’expertise et de responsabilité, SG s’établit comme :

une banque présente dans 11 régions, avec une large part des décisions prises au niveau régional ; 

une banque d’expertise, avec des dispositifs adaptés aux besoins spécifiques des différents types de clientèle : banque patrimoniale, conseiller unique pour l’ensemble des besoins des clients professionnels, experts en matière d’épargne et d’assurance, accompagnement des entreprises pour leurs besoins de financements et de conseil ; 

une banque accessible et réactive, avec des circuits de décision plus courts pour accélérer le temps de réponse aux demandes des clients, des services digitaux de pointe permettant de réaliser les opérations de banque au quotidien à distance de manière sécurisée, et d’élargir le panel d’offres pouvant être souscrites via l’application mobile ; 

une banque responsable, qui place les enjeux RSE au cœur de son modèle en vue de renforcer l’impact positif pour les clients et les territoires, à travers des choix nouveaux en matière d’offre et d’organisation, notamment la mise en place d’équipes de conseil RSE dans chaque région, permettant à SG d’accélérer le financement de la transition écologique et d’être un acteur majeur du développement, à la fois économique et social, des régions et de leurs écosystèmes. 

La stratégie mise en œuvre vise à tirer davantage de valeur d’un modèle plus intégré, en s’appuyant sur un dispositif relationnel et opérationnel efficace, des processus optimisés, une meilleure utilisation du digital et de l’intelligence artificielle, avec un objectif de renforcement de la proposition de valeur notamment sur la clientèle cœur de cible.

En matière de Gestion de Fortune, la Banque Privée en France poursuit sa stratégie consistant à opérer en architecture ouverte pour la distribution de solutions d’épargne à l’ensemble des clients. Elle propose ainsi à ses clients des solutions d’investissement et de gestion d’actifs dans le cadre de partenariats avec des gestionnaires d’actifs externes, permettant aux épargnants du Réseau SG d’accéder aux meilleures expertises en matière d’investissement en France et à l’international tout en répondant à leur demande croissante d’investissement socialement responsable.

Dans les activités de banque privée à l’international, Société Générale a opéré un recentrage géographique avec les cessions de Société Générale Private Banking Suisse en janvier 2025 et de SG Kleinwort Hambros en mars 2025 opérant notamment et respectivement depuis Londres et Genève à l’Union Bancaire Privée, (UBP SA). Société Générale souhaite poursuivre la stratégie de développement de sa banque privée en s’appuyant sur ses entités rentables de premier plan en France et à l’international, au Luxembourg et à Monaco, pour accompagner sa clientèle fortunée grâce à ses expertises et ses services reconnus.

Dans l’Assurance, le Groupe entend, d’une part, poursuivre et accélérer le déploiement du modèle de bancassurance sur tous les marchés de banque de détail et sur tous les segments (assurance vie, prévoyance et dommages) où il opère. D’autre part, il souhaite mettre en œuvre sa stratégie numérique, notamment en continuant à développer des outils de vente digitalisés, d’enrichir l’offre au sein d’un dispositif omnicanal complet et en accélérant la personnalisation des parcours par l’optimisation de l’utilisation des données et la connaissance des comportements des clients, tout en diversifiant ses modèles d’activité et ses moteurs de croissance par une stratégie d’innovation et de partenariats. Cette stratégie de croissance s’accompagne d’une accélération des engagements de SG Assurances en matière de finance responsable.

BoursoBank

Le Groupe continue de soutenir le développement de sa banque en ligne. BoursoBank propose à ses clients une large gamme de produits et services bancaires en ligne, diversifiée, et innovante, un modèle efficient et un positionnement de banque la moins chère depuis 18 ans, lui permettant d’atteindre de très hauts niveaux de satisfaction et de recommandation.

Sur l’année 2025, BoursoBank a consolidé sa position de leader en France, avec l’acquisition de 1,9 million de nouveaux clients, portant le nombre total de clients à 8,8 millions à fin 2025. En 2026, BoursoBank va continuer à capitaliser sur son offre et sa capacité d’équiper ses clients grâce à un modèle opérationnel efficace, pour créer de la valeur sur le long terme.

BoursoBank prévoit de dégager des résultats significatifs avec un résultat net positif de plus de 300 millions d’euros en 2026.

Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs

La Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs s’appuie sur (i) une base de clientèle diversifiée, solide et stable, (ii) des franchises-produits à haute valeur ajoutée et des expertises sectorielles reconnues qui s’inscrivent dans un dispositif global.

Elle sert les besoins de financement et d’investissement d’une base de clientèle large et diversifiée (entreprises, institutions financières et entités du secteur public). Forte de la transformation opérée sur les dernières années (réduction du point mort et des risques liés aux activités de Marché et rééquilibrage des activités), son ambition est de renforcer la solidité et la rentabilité de son modèle, tout en contenant la croissance organique des encours pondérés par les risques (RWA).

Société Générale vise un coefficient d’exploitation inférieur à 65% en 2026 et des revenus annuels au-dessus de la fourchette cible comprise entre 5,1 et 5,7 milliards d’euros sur les Activités de marché qui comprend la consolidation des activités de Bernstein aux États‑Unis à partir du 1er janvier 2026. Les objectifs stratégiques à long terme sont :

continuer à améliorer l’efficacité opérationnelle ;

réduire l’intensité des RWA en développant un modèle orienté conseil et plus économe en capital grâce à une vélocité accrue du bilan ;

extraire davantage de valeur des franchises intégrées de premier plan ;

rester la banque la plus innovante notamment en matière de solutions ESG ;

être à la pointe de l’innovation digitale (actifs numériques, Intelligence Artificielle).

Tout en s’appuyant sur son positionnement de banque de grande clientèle européenne de premier plan et de partenaire de confiance pour ses clients, les récents partenariats avec AllianceBernstein et Brookfield illustrent la capacité du Groupe à développer des moyens innovants pour élargir son offre client et accroître ses revenus différemment.

Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’International

Les activités de Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’International contribuent à la croissance rentable du Groupe, grâce à leurs positions de leader sur des marchés à potentiel élevé, à ses initiatives d’efficacité opérationnelle et de transformation digitale, et à leur capacité à générer des synergies avec les autres activités du Groupe. Ces métiers ont connu une transformation profonde ces dernières années, avec d’un côté la création d’un leader mondial, Ayvens suite à l’acquisition par ALD de LeasePlan, dans les solutions de mobilité durable, et par ailleurs, un recentrage du portefeuille, une optimisation du modèle et une amélioration du profil de risque sous-jacent, avec notamment les cessions de certaines entités africaines : depuis 2023, le Groupe Société Générale a cédé ses entités au Congo (finalisée en 2023), au Tchad, au Mozambique, au Maroc et à Madagascar (finalisées en 2024) et en Mauritanie, Burkina Faso, Guinée Conakry et Guinée Équatoriale (finalisées en 2025).

Tous ces métiers se sont par ailleurs engagés dans des programmes d’innovation et de transformation de leur modèle afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de renforcer les synergies. Au niveau du pôle d’activités au global, l’objectif est d’atteindre un coefficient d’exploitation inférieur à 55% en 2026. Les activités de Banque de détail à l’International et de Mobilité et Services financiers visent également chacunes un coefficient d’exploitation inférieur à 55% en 2026. Les activités de Banque de détail à l’International sont situées hors zone euro (à l'exception des activités en Outre-mer) et bénéficient de fondamentaux de croissance à long terme positifs et d’un environnement actuel de taux plus élevé que dans la zone euro, malgré un contexte économique plus incertain et des environnements plus risqués, même si le niveau d’inflation a continué de se normaliser en 2025 dans ces régions. Le Groupe entend mettre en place un modèle plus compact et plus efficace en consolidant ses positions de leadership et de croissance responsable tout en maintenant une gestion rigoureuse des risques et du respect de la conformité au sein des activités de réseau de banques à l’international.

Dans les activités de Mobilité, à la suite de la finalisation de l’acquisition de LeasePlan par ALD en 2023, Ayvens est désormais un leader mondial du leasing automobile multimarques et multicanal (hors captives et société de leasing financier), avec une présence dans 41 pays et des positions de leadership dans la plupart de ses marchés. L’intégration de LeasePlan au sein d’Ayvens et le plan PowerUp 2026 soutiennent l’ambition du Groupe d’être un leader mondial dans l’écosystème de la mobilité durable, qui devrait bénéficier de perspectives de croissance fortes et structurelles (transition structurelle de la propriété à l’usage, transition vers des solutions de mobilité durable, transformation digitale du secteur notamment).

Dans les activités de Crédit à la consommation, le Groupe consolide sa quatrième place en Europe avec une dominante dans le financement de la mobilité, complémentaire des activités d’Ayvens. Ses positions de leader sur des marchés porteurs devraient lui permettre de poursuivre sa croissance tandis que la restauration de ses marges après l’épisode de forte hausse du coût de financement a permis d’amorcer en 2025 un début de rétablissement du niveau de revenus et de profitabilité. Le Groupe conforte également sa position de leader en termes d’efficacité opérationnelle en poursuivant l’amélioration de sa productivité et en rationalisant et mutualisant ses plateformes opérationnelles.

Enfin, dans les activités de financement de biens d’équipement professionnels, Société Générale a finalisé le 28 février 2025 la cession de SG Equipment Finance à l’exception des activités en République tchèque et en Slovaquie au Groupe BPCE. Cette cession marque une étape importante dans l’exécution de la feuille de route stratégique de Société Générale et a eu un impact positif d’environ 30 points de base sur le ratio CET1 du Groupe au premier trimestre 2025.

Évolutions récentes et perspectives réglementaires

Environnement économique et réglementaire européen

Sur le plan réglementaire, les autorités politiques continuent de s’adapter à la nouvelle donne géopolitique et économique mondiale.

Ainsi, dans un contexte géopolitique dégradé depuis l’invasion de l’Ukraine, l’Union européenne a poursuivi ses réflexions autour de son autonomie stratégique avec, en janvier 2025, la publication de sa boussole pour la compétitivité qui porte l'ambition de relever trois défis de l’économie européenne que sont (i) le retard d’innovation, (ii) la décarbonation et (iii) la réduction des dépendances. Cette ambition s’incarne également dans le Clean Industrial Deal de février 2025, qui vise la réduction du prix de l’énergie et l’accélération de la décarbonation et s’inscrit dans la suite d’autres annonces autour des investissements d’infrastructures (Next Generation EU), énergétiques (REPowerEU) et de défense (European Defense Industrial Strategy). Sur ce dernier point, la Commission européenne a dévoilé sa nouvelle stratégie pour renforcer l’industrie de défense de l’Union européenne d’ici à 2030 et assurer la sécurité du continent sur le long terme en publiant le 19 mars 2025 le « White Paper for European Defence » (et son corollaire, le Defence Readiness Omnibus de juin 2025), quinze jours après la présentation du plan d’investissement « ReArm EU ». En France en particulier, l’ancien Gouvernement a réussi à porter ses projets d’autonomie stratégique et d’investissement productif en encourageant la réindustrialisation verte et innovante et le renforcement de l’attractivité économique de la place de Paris. La politique de tarifs douaniers unilatéraux adoptée par la nouvelle administration américaine à la fin du premier trimestre 2025 est venue renforcer la pression sur l’économie européenne et confirmer l’urgence des réflexions relatives à l’attractivité de ses marchés et à la compétitivité de ses acteurs.

L’environnement économique, toujours marqué par des taux d’intérêt élevés, continue de préoccuper les autorités réglementaires dans un contexte de resserrement budgétaire. Dans ce cadre, les banques européennes ont déjà fait face à de nouvelles mesures pesant sur leur rentabilité (prélèvements fiscaux exceptionnels par certains pays membres, durcissement des exigences de réserves de la BCE). En France, les débats parlementaires ont abouti à des propositions législatives consuméristes et à des engagements des banques dont les impacts restent, pour l’heure, maîtrisés (e.g. tarification bancaire, mesures de soutien à l’économie et au marché immobilier). À la suite des résultats des élections législatives anticipées, certaines mesures ont fait l’objet de nouveaux débats (e.g. fiscalité des opérations de marché ou de l’épargne, frais bancaires). Des mesures fiscales portant sur les grandes entreprises, proposées par la coalition de gauche, ou sur les rachats d’actions, proposées par le parti présidentiel, ont été votées par l’Assemblée nationale. Les grandes banques françaises sont ainsi touchées à double titre par le budget de l’ancien gouvernement de F. Bayrou, avec notamment la surtaxe d’impôt sur les sociétés et la taxe sur les rachats d’actions. En outre, la loi de finances pour 2025 est venue préciser les modalités d’application des retenues à la source sur les revenus distribués à des non-résidents par les articles 119 bis et 119 bis A du Code général des impôts. La loi de finances pour 2026, adoptée dans un contexte d’instabilité politique inédite dans l’Hexagone qui s’est traduit par une dégradation du spread souverain français, accroissant la pression pour résorber le déficit public fixé à 5% du PIB en 2026, a été promulguée le 19 février 2026. Le texte prévoit plusieurs mesures fiscales d’importance pour les entreprises françaises, au nombre desquelles la prolongation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, la création d’un mécanisme permettant de sécuriser l’application du régime des plus-values à long terme pour les titres de participation,  la taxe sur le patrimoine financier des holdings ou encore les précisions apportées à l’imposition minimale mondiale des grandes entreprises multinationales (Pilier 2). Une redéfinition des priorités politiques est donc à l’œuvre, alors que la volonté affichée par l’administration Trump de maintenir l’arme des droits de douane pour limiter le déficit commercial américain, en dépit de la décision sur ce point de la Cour Suprême des États-Unis, pourrait impacter de manière significative la compétitivité des entreprises françaises et européennes. À l’échelle européenne, les priorités demeurent autour de l’investissement et du renforcement de la compétitivité économique, avec en matière financière le projet d’Union de l’épargne et de l’investissement (Savings and Investment Union, anciennement CMU). Dans le contexte post-Brexit et d’accroissement des besoins de financement induits par les défis auxquels fait face l’UE, plusieurs institutions, tant européennes que nationales, ont souhaité redonner un élan au développement de l’Union des Marchés de Capitaux (UMC), au-delà des réformes déjà engagées ou finalisées (revue de MIFID 2/MiFIR, revue du cadre de la compensation via EMIR 3.0, établissement d’un point centralisé d’accès aux informations financières et extra-financières des entreprises via ESAP, simplification des régimes d’accès à la cotation en Bourse avec le Listing Act). Cette volonté s’est traduite par la publication en 2024 de nombreux rapports visant à définir les objectifs de la nouvelle Commission pour le développement des marchés financiers européens (Donohoe, Letta, Noyer, Draghi) qui se sont accordés sur la nécessité de (i) continuer à œuvrer pour l’harmonisation de la réglementation et des pratiques de supervision dans l’Union, (ii) intégrer de manière plus systématique les notions de compétitivité, d’attractivité et d’agilité dans l’approche législative européenne, (iii) relancer de manière volontariste le marché de la titrisation en Europe et (iv) mobiliser l’épargne européenne au profit du financement de l’économie, via des produits paneuropéens d’épargne long terme, éventuellement soutenus par des incitations fiscales.

Le texte CRR3 conclu en 2024 et transposant les accords de Bâle est entré en vigueur dans l’UE en janvier 2025. Le report des charges en capital au titre des nouveaux standards risque de marché (Fundamental Review of the Trading Book ou FRTB) a été activé par deux fois en raison des retards et incertitudes persistantes aux US et UK (un report qui court jusqu’au 1er janvier 2027). Les autorités communautaires, encouragés par un message sans ambages des 4 grands États membres s’apprête au S1 2026 à proposer de nouvelles mesures transitoires dans le cadre des pouvoirs délégués dont elle dispose (il s’agirait de multiplicateurs par établissements révisables tous les 3mois et qui seraient applicables 3 ans, jusqu’à fin 2029, et viseraient à neutraliser l’impact de l’entrée en vigueur de FRTB, laissant toutefois entière la difficulté de l’entrée en vigueur, dès début 2027, de la nouvelle frontière entre Trading Book et Banking Book).

La question plus large de l’adéquation du cadre prudentiel européen se pose avec plus d’acuité en 2026, alors que les États-Unis et le Royaume-Uni poursuivent un agenda assumé de dérégulation. La Task Force de la BCE a rendu son rapport sur la simplification en fin d’année 2025 qui ne prône pas de changements majeurs (hormis un small banks regime). La Commission européenne de son côté a lancé en février 2026 une consultation publique sur le renforcement de la compétitivité des acteurs bancaires européens et l’achèvement du marché intérieur bancaire. La consultation est dense avec 97 questions posées : plus de la moitié sur le thème de la complexité/efficacité ; un tiers sur la compétitivité du secteur bancaire, et enfin quinze questions sur le marché unique et l’Union bancaire. Ces travaux alimenteront le rapport que la Commission devrait présenter à la rentrée (sept. 2026) et qui préparera le terrain à une révision législative ciblée à la fin 2026 ou plus certainement début 2027. Le discours des autorités européennes, qui attribue les difficultés des banques européennes face à leurs concurrentes US davantage à la fragmentation du marché européen qu’à un cadre prudentiel plus strict, conduit à anticiper des propositions qui viseront à la finalisation de l’Union Bancaire et à la simplification du cadre prudentiel, plutôt qu’à l’allègement des exigences qui en résultent.

Malgré les réticences de nombreux d’États membres, la question de la relance du marché de la titrisation en Europe s’est imposée comme un des principaux dossiers de l’agenda en faveur du développement des marchés de capitaux européens (ou SIU, Savings and Investment Union). Dès l’été 2025, la Commission européenne a publié des propositions visant à (i) améliorer le traitement prudentiel bancaire de la titrisation et (ii) son traitement dans le cadre du ratio de liquidité, (iii) adapter les obligations de reporting et de diligence, et (iv) revoir le cadre prudentiel appliqué aux assureurs. Les États membres se sont accordés sur une position de négociation dès fin 2025 qui fait preuve de plus d’ambition que la Commission européenne sauf sur le sujet de la calibration prudentielle. La négociation est en cours au Parlement qui semble s’orienter vers beaucoup plus d’ambitions sur les sujets prudentiels ce qui annonce des discussions compliquées en trilogues au S2 26.

Par ailleurs, l’impératif de simplification du cadre réglementaire s’est imposé comme un objectif majeur de la nouvelle Commission d’Ursula Von der Leyen. En matière de finance durable. Il s’est incarné dans plusieurs initiatives en 2025. Entre autres, le champ d’application des obligations de publication des entreprises sur la durabilité (Corporate Sustainability Reporting Directive) est drastiquement réduit et l’application de la directive sur le devoir de vigilance européen CS3D a été reportée à 2029, en plus de diverses autres mesures de simplification. La simplification porte également sur les publications relatives à la taxonomie. Depuis 2024, les risques ESG font partie intégrante du cadre législatif prudentiel européen et les banques européennes devront dès 2026 mettre en place des exigences renforcées de gestion des risques ESG ainsi qu’un plan de transition prudentiel dont le contenu est précisé par l’Autorité bancaire européenne. L’un des enjeux fondamentaux pour les banques est qu’une cohérence soit assurée entre d’une part les exigences qui leurs sont spécifiques, notamment au titre de leurs obligations prudentielles, et d’autre part, le mouvement de simplification dont il résultera une plus grande complexité pour les banques dans la collecte de données.

Une recherche de simplification bienvenue est aussi à l’œuvre en matière numérique avec la publication récente de projets d’omnibus sur l’IA et sur l’acquis digital. L’accord européen de décembre 2023 pour réglementer les usages abusifs de l’IA aurait dû en être au stade de la rédaction de nombreux actes délégués ou lignes directrices sur lesquelles les institutions travaillent à la Commission européenne. Il nous paraît important d’aménager l’impact du renforcement des contrôles, notamment sur les cas d’usage considérés à haut risque, qui recouvrent la décision de crédit et de la gestion du risque. Les adaptations requises seront conduites dans des délais rapprochés, tout en suivant attentivement les développements relatifs au Pacte de l’UE qui concerne les IA génératives, en poursuivant le dialogue avec les autorités européennes.

Par ailleurs, les projets d’omnibus IA et acquis digital publiés récemment visent opportunément à harmoniser les nombreuses règlementations numériques en vigueur, à accroître la proportionnalité des mesures et à les adapter au développement de l’IA, ce s'agissant tout particulièrement du RGPD. Il serait souhaitable que ces dispositions simplificatrices puissent être votées rapidement et qu’ensuite l’impératif de simplification s’étende plus largement dans une optique de souveraineté, suite par exemple à la consultation Digital Fitness Check en cours, dont il serait souhaitable qu’elle se traduise également par un texte omnibus de simplification.

D’autres sujets en lien avec la transformation digitale et l’innovation autour des services financiers restent une priorité réglementaire :

-Les travaux législatifs sur l’open finance se sont achevés sur la revue de la directive sur les services de paiement (DSP3 – RSP) mais se poursuivent formellement s’agissant de FiDA. De même, les discussions continuent sur l’application de l’identité numérique (e‑IDAS) pour plus de fluidité dans les différents process bancaires dans lesquels les banques doivent toujours être considérées comme des intermédiaires de très grande confiance pour les consommateurs.

-La négociation du projet de texte sur l’euro numérique se poursuit au Parlement, après un accord sur une position de négociation favorable du Conseil en novembre 2025. Le rapporteur du texte au Parlement européen fait face à des oppositions fortes des autres groupes mais maintient son approche de conditionnalité (fonctionnalité offline dans un premier temps et online décidé par la suite en l’absence de l’émergence d’une solution privée satisfaisante). Les réunions de compromis démarrent. Les tentatives des banques européennes de pousser les solutions privées de type
EPI/Wero, en réponse à la question de souveraineté européenne menacée par l’hégémonie des schemes cartes US, ne sont que peu entendues alors même qu’une coalition des différents fournisseurs européens (incluant Wero) a été annoncée début février 2026 afin de fournir une solution pan européenne à plus de 130 millions d’utilisateurs européens.

Suite à l’accord politique de décembre 2025, les colégislateurs finalisent actuellement les rédactions techniques relatives à la stratégie d’investissement pour les investisseurs particuliers (Retail Investment Strategy - RIS), qui vise à faciliter l’accès des épargnants aux marchés des capitaux. Dans sa version initiale, cette proposition s’était attirée de vives critiques de la part des producteurs et des distributeurs de produits financiers, certaines de ses mesures risquant en pratique d’avoir de nombreux effets contre‑productifs sur l’investissement des ménages européens. L’atterrissage du texte est plutôt favorable à l’industrie notamment en l’absence d’interdiction pure et simple des rétrocessions.

Enfin, début décembre 2025 a été publiée une proposition législative de la Commission « Market Integration Package », qui témoigne d’ambitions très importantes pour (i) favoriser la consolidation des infrastructures de marché, (ii) encourager l’innovation via l’utilisation de la Distributed Ledger Technology (DLT) et le développement contrôlé des marchés de crypto-actifs, (iii) faciliter la distribution transfrontalière des fonds et
(iv) renforcer le rôle de l’ESMA comme acteur de la convergence de supervision et comme superviseur direct des infrastructures significatives et des prestataires de services en matière de
crypto-actifs, tout en revisitant en profondeur sa gouvernance. Les discussions ont commencé mais ne progressent pas aussi vite que la Commission européenne le souhaiterait. La Présidente de la Commission a indiqué qu’elle envisageait de mettre en place une coopération renforcée si les discussions ne progressaient pas suffisamment(6). Côté Parlement européen, la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) entend finaliser sa position d’ici la fin de l’année.

Environnement économique et financier mondial

L’environnement économique et financier mondial est exposé à des risques géopolitiques et un niveau d’incertitudes qui demeurent élevés. La perspective de tensions commerciales et politiques durables entres les grands acteurs est porteuse de relocalisations de production et de risques de fractures règlementaires et technologiques.

Aux États-Unis, l’administration Trump applique un programme protectionniste qui privilégie le soutien de l’activité domestique. Il se traduit par des déficits budgétaires importants, des droits de douane en hausse et des tensions commerciales récurrentes avec la Chine et la plupart des autres pays. Les États-Unis se sont retirés des accords du climat, ont diminué leur aide au développement et leur soutien aux institutions multilatérales. Le niveau d’incertitudes demeure élevé sur les accords de sécurité et sur le rôle du dollar dans le système monétaire international.

Le ralentissement de l’activité amorcé aux États-Unis et en Chine pourrait s’accentuer, alors qu’en Europe les facteurs structurels (population vieillissante, faiblesse de la productivité, transitions énergétiques) devraient limiter la croissance. L’Europe doit par ailleurs augmenter ses dépenses de défense dans un contexte budgétaire déjà tendu dans de nombreux pays. En France, l’ajustement budgétaire est fragilisé par l’absence de majorité au parlement et par les incertitudes internationales qui pèsent sur la croissance. Ainsi, les trajectoires d’endettement des pays développés, dont les États-Unis et la France, ne devraient pas s’ajuster rapidement. Cela maintiendrait une pression à la hausse sur les taux d’intérêt à long terme. Les menaces pesant sur l'indépendance des banques centrales pourraient également impacter les primes de terme.

Les défauts d’entreprises ont commencé à augmenter aux États‑Unis et en Europe, tandis que les problèmes de solvabilité des pays émergents les plus fragiles demeurent. Les spreads de crédit pourraient subir des pressions du fait des faillites d’entreprises, tandis que les spreads souverains de la zone euro et notamment de la France pourraient pâtir des incertitudes politiques ou d’un ajustement budgétaire trop lent. Une plus grande volatilité des marchés ne peut être exclue.

Les risques géopolitiques restent élevés. La politique étrangère des États‑Unis est devenue plus erratique. Les problèmes environnementaux, tant physiques que de transition, pourraient accroître la volatilité des marchés, des perspectives d’inflation et de croissance, et peser sur des finances publiques déjà tendues.

1.4Les métiers du Groupe

1.4.1La Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances

DÉPÔTS ET ÉPARGNE DE NOS CLIENTS
(EN MD EUR)

ProduiT net bancaire
(EN MD EUR)

Frais de gestion
(EN MD EUR)

image

image

image

Banque Privée (actifs sous gestion)

Assurance vie (encours fin de période)

Dépôts (encours fin de période)

9,2 Md€

6,1 Md€

image

32 000

image

223 Md€

image

1,8 Md€

collaborateurs

d'encours de crédit

de contribution au résultat net
part du Groupe (1,0 Md€ en 2024)

Les activités de Banque de détail en France (réseau SG et BoursoBank), de Banque Privée et d’Assurances sont réunies au sein d’un même pilier pour optimiser les synergies entre les métiers et proposer ainsi une large gamme de produits et services adaptés aux besoins d’une clientèle diversifiée – Particuliers, Professionnels, Entreprises, Associations et Collectivités – à la recherche d’expertises variées.

L’année 2025 a été marquée :

par la finalisation du déploiement du nouveau modèle opérationnel et relationnel de nos activités de Banque de détail en France sous la marque SG, fruit du rapprochement réussi des réseaux Crédit du Nord et Société Générale ;

par la poursuite de la stratégie de développement de BoursoBank, dépassant le cap des 8 millions de clients en 2025 et leader en France sur ses trois métiers : la banque en ligne, le courtage en ligne et l’information financière sur Internet ;

par des performances commerciales et financières solides des métiers de Banque Privée et d’Assurances qui valorisent toujours plus notre dispositif de continuum d’offres avec les clients des réseaux de Banque de détail.

Crédits et dépôts 
(EN MD EUR)