Société Générale a réalisé des résultats solides au cours de ce premier semestre 2016, portés par la qualité de son business model et de son portefeuille d’activités.

Dans un environnement difficile, marqué par des taux d’intérêt très bas voire négatifs dans certaines géographies, des prix de matières premières bas et en fin de semestre par les turbulences de marché liées au vote britannique en faveur du Brexit, notre Groupe affiche des revenus en hausse de plus de 4% à hauteur de 13,2 Md EUR* au premier semestre 2016, bénéficiant des bonnes performances de nos trois grands métiers : Banque de détail en France, Banque de détail et Services Financiers Internationaux et Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs. Au cours des six premiers mois de l’année 2016, nous dégageons ainsi un Résultat net part du Groupe de 2,4 Md EUR*, en hausse de 25,5%.

Le bénéfice net par action, le BNPA ajusté de la dette liée au risque de crédit propre, s’établit à 2,77 euros en progression de +25% par rapport au premier semestre 2015 (2,22 euros).

Les activités de Banque de détail en France ont confirmé leur dynamisme commercial : acquisition record de nouveaux clients au cours du deuxième trimestre 2016 pour Boursorama qui conforte sa position de leader de la banque en ligne en France, la progression soutenue des encours de dépôts (+7%) et des encours de crédit (+3,5%) des trois enseignes. Le produit net bancaire se contracte légèrement (-2,5% sur le premier semestre 2016), en raison principalement de l’effet des taux bas sur les marges d’intérêt.

Les revenus du pôle Banque de détail et Services Financiers Internationaux s’accroissent sur le semestre de plus de 4,5%, grâce à la bonne performance de l’activité de Banque de détail en Europe centrale et orientale et en Afrique subsaharienne, et grâce à la forte croissance des activités d’assurance et des services financiers aux entreprises. En Russie, le contexte économique se normalise progressivement et l’activité devient plus dynamique notamment avec la clientèle commerciale.

Après un premier trimestre 2016 marqué par l’atonie des marchés et un contexte économique toujours peu porteur, le pôle de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs démontre une fois de plus la résilience de son modèle de spécialiste orienté vers les clients, avec une baisse des revenus limitée à -8% au deuxième trimestre 2016.

Les frais de gestion du Groupe sont restés stables au premier semestre 2016 par rapport au premier semestre 2015, témoignant des efforts de maîtrise des coûts engagés depuis plusieurs trimestres et ce malgré la hausse des coûts réglementaires.
Le coût du risque commercial est en net repli à 38 points de base au deuxième trimestre 2016 contre 44 points de base au deuxième trimestre 2015, reflétant la bonne qualité de nos actifs.

A fin juin 2016, le ratio de capital en dur (dit « CET1 ») s’élève à 11,1%.  L’Autorité Bancaire Européenne a publié le 29 juillet les résultats du test de résistance effectué sur les banques européennes : Société Générale confirme la solidité de son bilan et la qualité de son portefeuille avec un ratio de capital bien au-dessus des exigences règlementaires.

Les bonnes performances commerciales et financières des métiers du Groupe ainsi que la plus-value de la cession des titres Visa Société Générale nous permettent d’enregistrer de solides résultats ce semestre. Dans un environnement difficile, ces résultats reflètent le dynamisme et la force du modèle bancaire équilibré du Groupe, la qualité de ses portefeuilles et l’engagement de ses équipes au service de ses clients. Société Générale poursuit avec détermination la transformation en profondeur de son modèle, en renforçant les synergies entre les métiers et les géographies et les actions de maîtrise des coûts pour à la fois financer les investissements en technologie liés à la transformation numérique, absorber la hausse des coûts réglementaires et améliorer l’efficacité opérationnelle du Groupe. 

Je tiens à vous remercier à nouveau pour votre fidélité et la confiance que vous avez placée dans notre Groupe.

Frédéric Oudéa, Directeur général

Les variations sont exprimées à périmètre et taux de change constants.
* Retraité de l’incidence de la réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et de la DVA.