Une locomotive au sein des systèmes d’information

Directeur de l’Architecture SI au sein de la Service Unit Ressources - Réseaux Bancaires Internationaux (IRBS), Isabelle Debeaupuis a rejoint Société Générale il y a deux ans. Portrait d’une femme au profil 100 % IT.

Isabelle Debeaupuis se décrit elle-même comme une fille de l’informatique, qu’elle découvre un peu par hasard, en école d’ingénieurs. « J'ai voulu entrer dans une école d’ingénieurs parce que je suis très curieuse et que j'aime comprendre comment les choses fonctionnent, raconte-t-elle. L’informatique m’a tout de suite plu : le fait de programmer et de voir la machine exécuter ce que l'on a imaginé… J’ai beau comprendre comment ça marche, je continue de porter un regard étonné sur ce que l'on arrive à faire avec du code. »

Quant à l’architecture, elle y arrive à la fin des années 1990, grâce à une belle rencontre : « C’était un manager chez Veolia. Il a tout de suite vu que ce qui m'intéressait le plus, c'était la dimension créative de l’informatique, essayer de trouver des solutions ! Il m'a donc proposé de rejoindre son équipe d’architecture. » Pour elle, le métier d’architecte consiste à formuler une vision, et à transformer cette vision en réalité en faisant évoluer les systèmes d’information.

En intégrant des équipes très techniques, Isabelle Debeaupuis découvre un milieu viril et compétitif. « Lorsqu’une femme débarque là-dedans en disant ‘Tiens, moi aussi j’ai des idées ; as-tu pensé à faire cela ?’, cela peut générer des frictions, explique-t-elle. J’ai toujours géré cela en essayant d’être inattaquable. Cela correspond à l’un de mes traits de caractère : j’aime comprendre en détail ce que je fais, être sûre de ce que je dis, et être le plus précise possible dans mon travail. »

Celle que l’on appelle « la locomotive », grâce à sa capacité à « tracter » des idées et projets novateurs, trouve chez Société Générale un environnement de travail qui place l'humain - quelque soit son genre - au centre. « Il y a un sens du respect de l'être humain dans toute sa diversité très développé chez Société Générale. Les valeurs de tolérance et de respect sont très ancrées chez les collaborateurs. » Elle constate néanmoins, comme dans les autres entreprises, une sous-représentation des femmes dans les métiers techniques. Elle est d’ailleurs la seule femme dans son équipe. Ce n'est pas faute de volonté : ni elle, ni ses collègues masculins ne parviennent à recruter de femmes. Pourquoi ? Tout simplement car ils ne reçoivent pas de candidatures. Un problème qui trouve son origine sur les bancs de l’école : « En école d’ingénieurs, nous étions 12 femmes sur 170 diplômés dans ma promotion. C’est pire aujourd’hui. »

Or, le manque de mixité est une source de dysfonctionnements, selon Isabelle Debeaupuis. « Chaque sexe apporte des choses positives, qui contribuent à la santé et à la compétitivité de l’entreprise. Tirer parti de nos différences et de notre complémentarité nous rend plus forts, » conclut-elle.

 

Isabelle Debeaupuis, Directeur de l’Architecture SI au sein de la Service Unit Ressources - Réseaux Bancaires Internationaux (IRBS)

Marie Gransac, Directeur de projet à la Direction des Systèmes d’Information des Réseaux France de Société Générale

Témoignage de Marie Gransac

« L’esprit logique n’est pas le propre des hommes ! » Marie Gransac, Directeur de projet à la Direction des Systèmes d’Information des Réseaux France de Société Générale, prouve par l'exemple que les métiers de l’informatique sont accessibles à toutes.

Lire le témoignage de Marie Gransac