L’œil sur la Coupe du Monde de Rugby 2015

Quand le rugby inspire nos comportements

« Une Coupe du Monde de Rugby spectaculaire »

Une Coupe du Monde de Rugby spectaculaire vient de s'achever. Difficile d'y échapper ces dernières semaines, au Royaume-Uni mais aussi dans le monde entier où l'événement a rencontré un succès retentissant, rassemblant plus de 4 milliards de téléspectateurs et des supporters venus de plus de 100 pays pour soutenir leur équipe favorite. Une organisation parfaite dans laquelle Londres a fait un sans-faute : atmosphère détendue, excellentes campagnes de communication et logistique bien rodée. La Coupe du Monde nous a réservé son lot de surprises, la victoire du Japon contre l'Afrique du Sud restera l'une des plus marquantes. La compétition s'est soldée par une finale 100 % hémisphère sud avec l'affrontement entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et l'incroyable exploit de l'équipe des All Blacks, sacrée championne du monde pour la troisième fois, une première dans toute l'histoire du rugby ! En tant que Directeur général, j'ai eu la chance et le plaisir de représenter Société Générale en assistant à certains matches. J'en ai pris plein la vue ! L'effervescence avant-match, l'incroyable énergie des supporters, le silence de la foule avant une action, la montée des applaudissements… Tout cela était grandiose et se résume en trois mots : esprit d'équipe. Tendez seulement l'oreille au dialogue des joueurs, au silence incroyable qui règne au moment où l'on frappe le ballon et aux congratulations en fin de match, lorsque supporters et adversaires échangent un regard entendu, une tape amicale sur l'épaule, ou s'adressent leurs félicitations respectives. Quoi de plus fair-play que la haie d'honneur des vaincus aux vainqueurs, qui la leur retourne ?

« C'est la culture du rugby qui rend tout cela possible »

Où donc, ailleurs qu'au rugby, pourriez-vous voir de tels comportements ? C'est la culture du rugby qui rend tout cela possible. Une culture de respect et de solidarité, que chaque joueur acquiert au fil du jeu. Et d'une certaine manière, ces codes de bonne conduite, ce fair-play, ont autant d'importance en-dehors du terrain. Et si les joueurs ne les respectent pas, ils sont exclus de l'équipe. Je suis vraiment admiratif envers le monde du rugby car il parvient à perpétuer cette culture, et je ne peux pas m'empêcher de penser à l'importance d'une telle attitude positive dans notre vie professionnelle. Société Générale est fière des liens qu'elle entretient avec le rugby et de son engagement dans cette Coupe du Monde en tant que partenaire financier exclusif, prolongement d'une histoire commune depuis maintenant presque 30 ans. Le rugby nous rassemble autour d'un socle commun de valeurs incarnées par le jeu, et qui sont également au cœur de l'approche de notre métier, à tous les niveaux de l'entreprise.

« Rien n'est plus fort que l'esprit d'équipe »

Rien n'est plus fort que l'esprit d'équipe : telle est notre devise, et celle-ci sonne encore plus juste quand elle est prononcée par Jonny Wilkinson, légende vivante du rugby et ambassadeur de notre marque. Je ne peux que partager cette conviction. Mais pour donner corps à cette devise dans notre quotidien de banquier, il faut plus que des mots. Il nous faut des modèles et des comportements exemplaires, il nous faut comprendre vraiment que le succès est une réalisation collective, et non individuelle. Il nous faut des leviers pour garantir que l'entreprise adhère à cette vision à tous les niveaux : de l'évaluation des collaborateurs aux dispositifs de rémunération, voire aux sanctions si nécessaire. Une attitude positive dont les joueurs font preuve sur le terrain, comme le dit si bien Jonny Wilkinson : « Au rugby, la meilleure façon d'atteindre votre objectif consiste à aider les autres à atteindre les leurs. Quand je joue, je ne veux pas laisser tomber mes coéquipiers. C'est de là que vient ma motivation ». En définitive, dans l'entreprise comme au rugby, on en revient au leadership et à l'importance de guider les équipes dans la bonne direction, à une culture inspirée par l'esprit d'équipe, l'engagement et la priorité qu'on donne à nos clients.

Frédéric Oudéa, Directeur général du Groupe


Petit bilan en vidéo de notre envoyé spécial Société Générale


Une Coupe du Monde de Rugby réussie au niveau de l'organisation

Les All Blacks conservent leur titre de champions du monde

La Nouvelle-Zélande réussit à conserver son titre de champion du monde en battant l'Australie après une finale haletante (34-17). C'est le troisième succès pour les All Blacks qui sont les premiers à conserver victorieusement leur titre. La meilleure équipe depuis le début de la compétition s'est logiquement imposée.

D'entrée de jeu, la furia néo-zélandaise mettait l'Australie en difficulté. Dan Carter ouvrait finalement le score d'une pénalité (3-0, 8e). Malmenés, les Australiens parvenaient tout de même à égaliser au quart d'heure de jeu grâce à la botte de Bernard Fowley (3-3, 14e). Mais après 39 minutes de combat, l'Australie payait ses quelques plaquages manqués avec un essai en coin de Nehe Milner-Skudder, bien décalé par Richie McCaw (16-3, 39e), pour atteindre la pause avec treize points d'avance.

Encore assommés par cet essai au retour des vestiaires, les Wallabies encaissaient un deuxième essai dès la reprise après un bon travail du nouvel entrant Sonny Bill Williams qui permettait à son partenaire du centre Ma'a Nonu de déchirer le rideau défensif adverse, pour donner une confortable avance aux champions du monde en titre (21-3, 44e).

Le carton jaune de l'arrière néo-zélandais Ben Smith (52e), pour un plaquage cathédrale sur ses cinq mètres, relançait le suspense puisque les Australiens marquaient dans la foulée un essai grâce à David Pocock, un des meilleurs défenseurs de cette Coupe du Monde de Rugby (21-10, 54e). Tevita Kudriani trouvait une nouvelle faille en puissance pour ramener les siens avec un deuxième essai en supériorité numérique (21-17, 65e).

Le dernier quart d'heure montait encore en intensité. Mais alors que l'Australie se prenait à rêver du titre après avoir été dominée pendant près d'une heure, Dan Carter prenait les choses en main en décochant un drop de 40 mètres sans élan face aux perches (24-17, 70e). Un geste de grande classe de la part du meilleur joueur du monde en 2005 et 2012 qui crucifiait les vainqueur du Rugby Championship avec une ultime pénalité en fin de match (27-17, 75e).

Pour couronner un succès inéluctable, Beauden Barrett marquait un essai en contre à l'ultime minute pour offrir une troisième couronne mondiale aux All Blacks. Dan Carter passait la transformation et confirmait qu'il était bien l'homme du match avec ses 19 points (34-17, 80e). Richie McCaw et Dan Carter font un pas supplémentaire dans la légende du rugby mondial. Mais c'est toute cette génération néo-zélandaise qui rentre dans l'histoire et tentera la passe de trois dans quatre ans au Japon.


Sonny Bill Williams grand seigneur

Le All Black offre sa médaille à un supporter.

Une finale de rêve entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande

On ne pouvait pas rêver d'une plus belle finale pour une Coupe du Monde de Rugby entre le tenant du titre néo-zélandais et le dernier vainqueur du Rugby Championship, l'Australie. On attend un gros bras de fer entre ces deux mastodontes de l'hémisphère sud samedi 31 octobre à Twickenham, dont le vainqueur sera le premier triple champion du monde de l'histoire.

Impressionnants tout au long de la Coupe du Monde de Rugby en terminant premiers du "groupe de la mort" devant le Pays de Galles et l'Angleterre, les Australiens ont été bousculés en quart de finale par de fringants Écossais. Qualifiés par la plus petite des marges grâce à une pénalité de Bernard Fowley à la dernière minute aux dépens de l'Écosse (35-34), les hommes de Michael Cheika ont retrouvé en demi-finale face à l'Argentine la solidité défensive affichée face au Pays de Galles et leur fougue offensif démontrée face à l'Angleterre notamment.

De leur côté, les All Blacks semblent inarrêtables sur la route du doublé. Emmené par le décisif Julian Savea, déjà auteur de huit essais depuis la début de la compétition, il est difficile de trouver des failles dans le jeu des Néo-Zélandais qui ont semblé au-dessus de leurs adversaires tout au long de la compétition. Même si l'Argentine est venu chatouiller les champions du monde en titre pendant une heure en phase de poules et les Springboks ne se sont inclinés qu'après une âpre bataille, la victoire des All Blacks semblaient à chaque fois inéluctable.

Historiquement, les matches entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont souvent souri à ces derniers. Seules les équipes australiennes championnes du monde (en 1991 et en 1999) ont réussi à dominer régulièrement le voisin néo-zélandais au début et à la fin des années 1990. Les Wallabies compteront cette fois sur Drew Mitchell et Adam Ashley-Cooper, 25 essais à eux-deux en Coupe du Monde de Rugby, pour contrer notamment Julian Savea, seulement huit essais en Coupe du Monde... mais en une seule édition !

Les Blacks ne se sont inclinés qu'une fois lors des douze derniers duels entre les deux formations ! Mais le bilan est équilibré depuis deux Rugby Championships (une victoire, un nul et une défaite chacun). L'Australie entend bien de dresser sur la route d'un inédit doublé en Coupe du Monde de Rugby pour l'équipe à la fougère argentée.


Bienvenue au cœur de l’histoire du rugby

Visite du plus grand musée dédié au rugby du monde dans l'antre de Twickenham.


Les supporters arrivent des quatre coins du monde


L'esprit d'équipe d'après les bénévoles


Ali Williams nous confie ses meilleurs souvenirs de la Coupe du Monde de Rugby 2015

L'Australie domine l'Argentine et rejoint les All Blacks en finale

Appliquée et réaliste, l'Australie a disposé d'une équipe argentine (29-15) qui a commis trop de maladresses pour espérer franchir un nouveau palier dans cette compétition. Les Wallabies auront l'honneur d'affronter la Nouvelle-Zélande en finale, samedi prochain.

Le scénario de cette deuxième demi-finale n'a pas tardé à prendre forme. Quand l'Afrique du Sud a su faire douter les favoris All Blacks jusqu'au bout ce samedi (défaite 18-20), lors de la première affiche du dernier carré, les Pumas ont vite compris qu'ils auraient bien de la peine à déjouer les pronostics, dimanche 25 octobre à Twickenham. Dès les premiers instants, le deuxième ligne Rob Simmons a mis les Wallabies dans le bon sens, en interceptant une passe de Nicolas Sanchez pour filer aplatir le ballon entre les poteaux. Un premier essai transformé par Bernard Foley, pourtant pas toujours adroit face aux poteaux ce dimanche (7-0, 3e).

Les Pumas ont payé leur audace excessive. Loin d'être traumatisés par ce début de match catastrophe, les hommes de Daniel Hourcade ont tenté de réagir sur le champ, misant, comme d'habitude, sur un jeu débridé. Mais, face à une équipe australienne réaliste et appliquée, les Pumas ont été pris à leur propre piège. A l'image du pauvre Santiago Cordero, coupable d'un en-avant dans ses 22 mètres, pour avoir voulu jouer trop vite suite à un arrêt de volée. Une mêlée parfaitement exécutée plus tard, et Bernard Foley trouvait Adam Ashley Cooper d'une splendide passe sautée au large, qui offrait à l'ailier des Wallabies une opportunité en or d'aller marquer en coin (14-3, 11e).

En retard de onze points après dix minutes de jeu, les Pumas ont ensuite vécu plusieurs coups durs, avec les blessures de Juan Imhoff (18e) et Agustin Creevy (31e) et le carton jaune sévère infligé au deuxième ligne Tomàs Lavanini (26e). Une aubaine pour les Australiens qui ont immédiatement mis à profit leur supériorité numérique pour prendre le large, sur un nouvel essai signé Adam Ashley-Cooper servi à la perfection par une passe sautée de Matt Giteau (19-6, 34e).

Au retour des vestiaires, l'indiscipline des Wallabies, couplée à l'agilité au pied de l'ouvreur Nicolas Sanchez (100 % de réussite sur ses cinq pénalités), ont permis aux Pumas de revenir à hauteur d'un essai transformé (15-22, 45e). Mais la solide défense australienne a finalement contrôlé sans faillir la fougue argentine, grâce notamment à une grande efficacité dans la bataille des rucks, avant de porter le coup de grâce à dix minutes du terme. Drew Mitchell passait en revue toute la défense argentine d'une percée latérale exceptionnelle pour servir Adam Ashley-Cooper en coin, auteur de son troisième essai personnel de la rencontre (29-15, 72e). Plus réaliste et expérimentée qu'une sélection argentine incapable de concrétiser ses temps forts, la sélection australienne a logiquement gagné le droit de disputer une finale inédite face aux All Blacks, samedi prochain. Avec un rêve : décrocher le troisième sacre planétaire de son histoire, après ceux  de 1991 et 1999.

La Nouvelle-Zélande se qualifie pour la finale aux dépens d'une accrocheuse Afrique du Sud

La première demi-finale de cette Coupe du Monde de Rugby en Angleterre a comme prévu proposé un match très disputé et d'une grande intensité à Twickenham, samedi 24 octobre. Et au final ce sont les All-Blacks qui ont pris le dessus sur les Boks sud-africains, 20-18 dans un match très plaisant à suivre. Avec deux essais marqués à zéro, la Nouvelle-Zélande a comme toujours proposé du jeu et l'Afrique du Sud a tenté de la contrer avec son rugby pragmatique et puissant.

Ce fut une belle opposition de style dont ont été témoins les spectateurs de Twickenham samedi malgré la pluie battante. Et dans cette demi-finale, de round d'observation il n'y en eu point. Après l'ouverture du score de Pollard sur une pénalité pour l'Afrique du Sud, les Blacks se mettaient très rapidement en action et marquaient le premier essai d'un match après un énorme combat sur la ligne d'avantage.

À la suite d'une touche néo-zélandaise, Richie McCaw passait le ballon à Jérome Kaino sur une passe sautée petit côté, pour envoyer le 3e ligne derrière la ligne. Mais cette entame en fanfare des joueurs de Steve Hansen n'augurait pas d'une écrasante domination. Les Boks, très sereinement, avec leur rugby rigoureux qui mise sur l'impact de ses avants, récoltaient les pénalités qu'ils venaient chercher. Et trois pénalités de Pollard plus tard, ils passaient devant à la pause, 12-7.

En seconde période, la Nouvelle-Zélande remettait les bouchées doubles pour se mettre dans des situations offensives intéressantes. Carter, une nouvelle fois très bon, réussissait d'abord un magnifique drop pour sanctionner l'adversaire qui évoluait alors à 15 contre 14. Une fois à égalité numérique, Carter à la baguette dirigeait le jeu de mains de maître et après un relais de Nonu vers la gauche, qui cadrait la défense des Boks, Beauden Barrett aplatissait en coin.

Les Blacks passaient devant au score irrémédiablement. L'Afrique du Sud a ensuite beaucoup tenté, est revenue à deux points grâce aux pénalités de Handré Pollard mais le dénouement fatal se joua sur deux erreurs en touches dans les dix dernières minutes qui auraient pu être des balles de match. Favorite, la Nouvelle-Zélande se qualifie pour la finale de la Coupe du Monde de Rugby 2015 et tentera samedi 31 octobre, sur cette même pelouse, de réaliser le premier doublé de l'histoire de la compétition.

Un dernier carré monopolisé par l'hémisphère sud

Les quatre demi-finalistes de la Coupe du Monde de Rugby sont tous issus de l'hémisphère sud, pour la première fois de l'histoire de la compétition. C'est une immense performance pour les équipes du Rugby Championship, alors que le tournoi se déroule en Europe.

Pour la première fois depuis la création de la Coupe du Monde de Rugby en 1987, il y aura quatre équipes de l'hémisphère sud en demi-finale et aucune équipe européenne pour contester cette suprématie. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont même été impressionnantes en phase de poules et restent les deux seules équipes invaincues depuis le début du tournoi.

Lors des sept éditions précédentes, la parité avait été respectée six fois entre l'Europe et le sud. En 1999, seule la France s'était hissée en demi-finale face aux trois ogres de l'ancien Tri-Nations. L'arrivée de l'Argentine au sommet de la hiérarchie mondiale, depuis leur premier quart de finale en 1999, a encore un peu plus renforcé la suprématie de l'hémisphère sud, pour arriver à cette extrémité en 2015.

Il y aura donc forcément une finale 100 % hémisphère sud samedi 31 octobre à Twickenham. Et elle sera également inédite quoi qu'il arrive ! L'Afrique du Sud a remporté la seule finale opposant deux Équipes du sud, en 1995 à domicile face aux All Blacks. Un seul de ces deux doubles champions du monde rejoindra la finale puisqu'ils s'affrontent en demie cette fois.

Le Rugby Championship a été allégé avec seulement trois matches par équipe (au lieu de six) pour préparer au mieux la Coupe du Monde de Rugby. Le Tournoi des Six Nations est resté bloqué à cinq matches par équipe. S'il est vrai que cette formule allégée du Rugby Championship n'est pas la plus équitable, ça fait toujours des matches en moins pour les internationaux à l'heure où les calendriers sont de plus en plus surchargés. Les équipes nationales sont privilégiées au sud, alors que les clubs restent les principaux employeurs des joueurs en Europe.

Le Pays de Galles et l'Écosse ont tout de même montré, lors de leurs quarts de finale perdus in extremis, qu'il était possible de rivaliser avec les ogres du sud. Pour voir si l'Europe a bien retenu la leçon, il faudra attendre la Coupe du Monde de Rugby 2019 sur terrain neutre... au Japon !

L'Australie rejoint dans la douleur un dernier carré 100 % hémisphère sud

Comme prévu, l'Australie s'est qualifiée aux dépens de l'Écosse, mais la manière l'était beaucoup moins puisque les hommes de Michael Cheika ont tremblé jusqu'à la dernière seconde. Malgré trois essais australiens en première période (contre un seul de la part des hommes de Vern Cotter), les Écossais profitaient des erreurs au pied de Bernard Fowley et de l'insolente réussite de Greig Laidlaw pour virer en tête par la plus petite des marges (16-15, 40e).

Le match semblait tourner inexorablement en faveur des doubles champions du monde quand l'arbitre donnait un carton jaune sévère à l'ailier Sean Maitland pour un en avant jugé volontaire. Une minute plus tard, Drew Mitchell marquait face à quatorze Écossais son quatorzième essai en Coupe du Monde de Rugby (à une longueur du record de Lomu et Habana). Mais le meilleur marqueur de la compétition, Greig Laidlaw, continuait son sans faute pour réduire l'écart (22-19, 47e).

Décidément bien malheureux, l'ouvreur buteur Bernard Fowley se faisait contrer par Russell qui envoyait Seymour à l'essai ! La transformation en coin ne passait pas et l'Australie comptait donc un tout petit point d'avance à l'heure de jeu (25-24, 59e). Kuridrani donnait un avantage conséquent de huit points aux Australiens à un quart d'heure de la fin du match. Mais le buteur écossais ramenait encore une fois les siens à moins de sept points pour faire planer le doute dans les esprits australiens dans les dix dernières minutes (27-32, 69e).

Une douche écossaise s'abattait alors sur Twickenham comme un signe du ciel... Une minute plus tard, Bennett interceptait une passe hasardeuse du pilier nouvel entrant Slipper pour courir jusqu'à la terre promise et égaliser. La transformation entre les poteaux donnait deux points d'avance aux Écossais. L'inimaginable victoire écossaise semblait alors inéluctable... Mais un ballon cafouillé en touche et repris devant par le malheureux Jon Welsh offrait la pénalité de la qualification à Fowley... Maladroit depuis le début du match, et malgré les inhabituels sifflets qui descendaient des tribunes, le buteur des Waratahs marquait de 30 mètres légèrement décalé côté droit (35-34, 80e).

Avec quatre représentants du Rugby Championship et aucune nation européenne dans le dernier carré, c'est du jamais vu dans l'histoire de la Coupe du Monde de Rugby ! L'affront est d'autant plus violent pour le Vieux Continent que la compétition se déroule en Europe !

Une formidable Argentine élimine l'Irlande

Les Pumas argentins se sont qualifiés pour la deuxième demi-finale de leur histoire (après 2007) en venant à bout de l'Irlande dimanche 18 octobre (40-23), dans un match magnifique d'intensité au Millennium Stadium de Cardiff. Dans une rencontre très offensive et passionnante à suivre, avec quatre essais à deux en faveur du XV argentin, la différence s'est produite finalement dans les vingt dernières minutes alors que l'Irlande avait presque recollé au score.

Un grand match de rugby s'est déroulé à Cardiff entre deux équipes qui pouvaient raisonnablement rêver d'une place en demi-finale. L'Argentine pour la seconde fois après sa 3e place en France en 2007, l'Irlande pour une première, tout simplement. Et ce sont les Pumas qui ont passé le test en réussissant un début de match tonitruant avec deux essais transformés en dix minutes par Moroni et Imhoff et une avance au score de 17 points (17-0) au bout de vingt minutes. Et alors qu'on pensait le match très mal embarqué pour le XV du Trèfle, le carton jaune d'Herrera allait les relancer. L'essai de Fitzgerald pendant la supériorité numérique était salvateur et l'écart n'était finalement plus que de dix points à la pause (20-10).

Le début de la seconde période était plutôt irlandais avec un essai rapide de Murphy sur une belle percée après une touche. Revenu à trois points (20-17), l'Irlande défendait mieux et avait même l'occasion d'égaliser avec une pénalité de Madigan, le remplaçant de Jonathan Sexton, à la 53e minute. Mais cet échec dans la précision allait sonner le glas des Verts. Deux nouveaux essais des Pumas par un excellent Tuculet et par Imhoff, pour le doublé, finissaient de parachever l'énorme performance des Sud-Américains.

En demi-finale, l'Argentine retrouvera dimanche prochain l'Australie, double championne du monde. Le défi sera de taille pour les joueurs de Daniel Hourcade mais cette équipe argentine est pleine de surprise et surtout très performante en défense et en attaque. L'exploit à Twickenham est possible, mais ce sera à coup sûr un grand match de rugby.

Intouchables, les All-Blacks surclassent la France

La Nouvelle-Zélande était favorite de son quart de finale à Cardiff contre l'équipe de France et l'équipe championne du monde en titre n'a pas failli en se qualifiant très aisément pour les demi-finales, où elle retrouvera l'Afrique du sud samedi prochain. Contre les Bleus, les Blacks ont réalisé une très grande performance (62-13), inscrivant neuf essais pour une victoire avec pas moins de 49 points d'écart !

En 2011, en finale de la Coupe du Monde de Rugby, la Nouvelle-Zélande s'imposait d'un petit point face à la France (9-8). La réalité a bien changé quatre ans plus tard avec une véritable démonstration de très beau rugby. L'équipe de France n'a tenu qu'une demi-heure et y a cru jusqu'à l'essai de Picamoles qui redonnait de l'espoir aux Bleus. Mais dans la foulée, Julian Savea, auteur d'un triplé tout en puissance, redonnait une confortable avance aux siens avant la pause (29-13). L'équipe de France, qui avait perdu son ouvreur Frédéric Michalak dès le début du match, était sonnée.

La seconde période a été longue pour les joueurs de Philippe Saint-André face au talent et la puissance des équipiers de Richie McCaw auteur de cinq essais après la pause, dont deux par Tawera Kerr-Barlow, entrés en cours de match. La Nouvelle-Zélande a réalisé une démonstration dans tous les compartiments du jeu que ce soit en conquête, en mêlée ou dans la rapidité et la puissance de ses lignes arrières. Les attaques faites de libérations rapides et de passes à hauteur ont écœuré la défense tricolore. Cette équipe de France ne pouvait rien faire face à tant de talent. En demi-finale, la Nouvelle-Zélande retrouvera l'Afrique du Sud à Twickenham samedi 24 octobre. Elle partira favorite face aux Springboks.


Yannick Jauzion nous raconte son essai historique contre les All Blacks

Yannick Jauzion rappelle à notre envoyé spécial son incroyable essai en quart de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 face aux All Blacks.

L'Afrique du Sud bat le Pays de Galles sur le fil

Pour le premier quart de finale de cette Coupe du Monde de Rugby, l'opposition entre le Pays de Galles et l'Afrique du Sud à Twickenham samedi 17 octobre a tenu toutes ses promesses au niveau de l'intensité et de la dramaturgie. Les Springboks se sont imposés dans les derniers instants du match (23-19), grâce à un essai de Fourie du Preez, son demi de mêlée et capitaine. Le Pays de Galles est passé tout près d'une demi-finale qu'il aurait également mérité.

Dans ce match tendu, ce sont d'abord les pieds des buteurs qui se sont mis en valeur avec Handré Pollard pour les Boks et Dan Biggar pour le XV du Poireau. C'est à ce moment que l'essai gallois par Davies, grâce à un beau travail de Biggar, faisait passer les siens devant avec la transformation. À la pause, le Pays de Galles passait en tête d'un petit point (12-13).

S'en suivait alors une course poursuite à coup de pénalités, sans oublier un magnifique drop de Pollard qui permettait à l'Afrique du Sud de rester dans le match. C'est à la 75e minute, grâce à une combinaison en «89» à la sortie d'une mêlée, que Vermeulen d'une passe dans le dos, envoyait Fourie du Preez, son demi de mêlée, à l'essai. Un superbe mouvement synonyme de demi-finale.

Les Springboks sont parvenus comme souvent à faire la différence physiquement en fin de rencontre, à force d'user l'adversaire par la puissance de ses avants. Le pays de Galles a malgré tout réalisé une belle performance et peut être déçu de l'élimination après s'être extirpé avec brio de la poule de la mort. L'Afrique du Sud retrouvera donc la Nouvelle-Zélande en demi-finale samedi 24 octobre à Twickenham. En trois matches de Coupe du Monde, les Boks se sont imposés à deux reprises face aux Blacks.

Les Bleus contre les All Blacks, un grand classique de la Coupe du Monde de Rugby

Dominée par l'Irlande lors de la finale du Groupe D, l'équipe de France va devoir inventer quelque chose de magique pour venir à bout du tenant du titre néo-zélandais en quart de finale samedi 17 octobre. Les All Blacks sont invaincus depuis le début de la compétition et font figure d'épouvantail, mais la France a pris l'habitude de se surpasser en Coupe du Monde de Rugby pour éliminer la Nouvelle-Zélande.

Une rencontre entre la France et la Nouvelle-Zélande n'est jamais anodine. Mis à part l'Afrique du Sud et l'Australie, aucune équipe n'a affronté (et battu) autant de fois les All Blacks que le XV de France. Mais c'est en Coupe du Monde de Rugby que ce duel prend toute sa dimension. Les Bleus rappellent les plus beaux souvenirs et les pires cauchemars des Blacks. Pour être doubles champions du monde, les Kiwis ont gagné leurs deux finales mondiales à domicile... face aux Bleus (1987 et 2011). Mais en 1999 (demi-finale) et en 2007 (quart de finale), les Français ont sorti les Néo-Zélandais, qui étaient favoris de la compétition.

Les All Blacks se sont inclinés à chaque fois qu'ils ont joué la France dans un match à élimination directe (1999 et 2007). La demi-finale de 1999 reste un des plus grands matches de rugby de l'histoire avec 74 points marqués et une victoire 43-31 pour les partenaires de Fabien Galthié et Christophe Lamaison. Jamais les Néo-Zélandais n'ont encaissé autant de points dans toute leur histoire !

En 2007, les Français se sont imposés à Cardiff (18-20), là-même où les deux équipes vont s'affronter samedi soir dans un Millennium Stadium effervescent. Le feu d'artifice offensif de 1999 et les envolées de Philippe Bernat Salles avaient cédé la place aux plaquages destructeurs de Thierry Dusautoir pour faire la différence. La Nouvelle-Zélande s'est vengée en 2011 en dominant largement la France en phase de poules (37-17). Mais lorsque les matches à enjeu se présentent, les Bleus mettent toujours en difficulté les All Blacks. De nouveau opposée à la France en finale dans son antre de l'Eden Park d'Auckland, l'équipe à la fougère argentée a souffert le martyre pour s'imposer in extremis (8-7), malgré une maîtrise impressionnante affichée pendant toute la durée de la compétition.

Une nouvelle fois, la France ne sera pas favorite face à l'ogre néo-zélandais à Cardiff, mais les All Blacks savent mieux que quiconque que c'est le rôle que les Bleus préfèrent...

Le Japon termine en beauté, les États-Unis avec de l'espoir

L'équipe du Japon a terminé sa Coupe du Monde de Rugby avec une nouvelle victoire en venant à bout des États-Unis (28-18). C'est la troisième victoire du Japon dans ce Groupe B, qui devient la première nation dans l'histoire de la Coupe du Monde de Rugby a être éliminée avec trois succès. Les joueurs d'Eddie Jones repartent avec un fort capital sympathie, le respect et un statut de nouveaux héros au Japon. Pour les Aigles américains, c'est une nouvelle défaite, mais un finish sur une bonne note en étant passé tout proche du bonus défensif.

Dans cette ultime rencontre de la phase de poules, l'équipe d'Eddie Jones a fait étalage de tous ses progrès déjà démontrés notamment lors de son incroyable victoire face à l'Afrique du Sud : technique, puissance et intelligence. Efficace aussi, en marquant trois beaux essais par Matsushima, Fujita et Mafi et grâce à la botte toujours précise de son arrière Goromaru, une des révélations de la compétition. Les Japonais auront toujours su répondre dans ce match aux points marqués par les Aigles américains. Ils seront accueillis en vainqueurs lors de leur retour au pays, où le rugby connaît depuis un mois un succès grandissant.

Les Américains n'ont pas fait pâle figure, loin de là, pour leur dernier match avec deux essais marqués, en jouant rapidement au large, par Ngwenya et Wyles. En défense, les joueurs de Mike Tolkin ont également réalisé des progrès tout au long du tournoi. Les États-Unis repartent certes sans point de cette compétition, mais avec la certitude qu'ils sont sur le bon chemin pour combler le retard avec les nations plus expérimentées de ce sport. Les États-Unis feront tout pour être au Japon dans quatre ans et montrer sur le sol de leur adversaire du jour les progrès accomplis.

La France s'incline contre l'Irlande et défiera les All-Blacks en quarts

Dimanche 11 octobre, la finale du groupe D entre la France et l'Irlande a logiquement tourné en faveur du double vainqueur en titre du Tournoi des VI Nations, l'Irlande, qui s'est imposée sans jamais être réellement inquiétée par le XV de France (24-9). L'Irlande termine première de son groupe et affrontera l'Argentine en quarts de finale. Pour la France, l'adversaire sera le Champion du monde en titre, la Nouvelle-Zélande.

Le match à Cardiff s'est déroulé sur un rythme très intense entre deux équipes décidées à gagner pour éviter de jouer les All-Blacks et aussi poursuivre dans une dynamique de victoires. Dans une première période où les défenses ont pris le dessus, seules des pénalités ont été inscrites et le XV du Trèfle atteignait la pause avec trois points d'avance (9-6). Pourtant l'Irlande avait perdu deux de ses meilleurs joueurs, Jonathan Sexton touché par un plaquage licite de Louis Picamoles et son capitaine Paul O'Connell.

Au retour des vestiaires, l'Irlande parvenait malgré tout à hausser encore le rythme et marquait enfin l'essai qu'elle cherchait par Kearney. Battue dans tous les secteurs du jeu et même en mêlée, là où elle est pourtant si performante, l'équipe de France n'a jamais su trouver les faiblesses adverses pour se mettre en situations offensives intéressantes. Plutôt bons en défense et disciplinés, les Bleus de Philippe Saint-André n'ont pas eu de véritable occasion d'essai. Un essai, l'Irlande en marquait un deuxième par Murray dans les dix dernières minutes du match pour sceller cette victoire très précieuse.

Tous les quarts de finale sont désormais connus. L'équipe de France sera opposée à la Nouvelle-Zélande qui l'avait battue en finale il y a quatre ans. Le match aura lieu samedi prochain à Cardiff. Un exploit français est toujours possible contre la Nouvelle-Zélande. L'histoire l'a déjà démontré à plusieurs reprises. De son côté, l'Irlande retrouvera l'Argentine le dimanche, toujours à Cardiff dans le Millennium Stadium.

L'Italie bat la Roumanie et se qualifie pour la Coupe du Monde de Rugby 2019

La « petite » finale de la poule D entre l'Italie et la Roumanie, dimanche 11 octobre, a tenu toutes ses promesses avec un spectacle au rendez-vous. Le XV d'Italie s'est imposé 32-22 avec le point de bonus offensif, après une très bonne première période. En seconde, la Roumanie a montré un bien meilleur visage, mais n'a pu refaire tout son retard. Les Italiens décrochent donc la 3e place du groupe et la qualification directe pour la Coupe du Monde 2019 au Japon.

Pour dire au revoir à la Coupe du Monde de Rugby 2015, Italiens et Roumains se sont visiblement mis d'accord pour offrir un très beau match de rugby au public du Sandy Park d'Exeter. L'équipe de Jacques Brunel a réalisé une excellente première période avec trois essais et une avance de 19 points. Des essais inscrits par l'ailier Sarto, et par la charnière composée de Gori, le demi de mêlée, puis Allan, le demi d'ouverture. Tout semblait parfaitement se profiler pour la Squadra Azzurra avec un jeu équilibré et des arrières réalistes.

Mais la Roumanie, entraînée par Lynn Howells, allait réagir au retour des vestiaires. Plus concentrés en défense malgré un quatrième essai italien par Zanni (46'), les Roumains profitaient des entrées en jeu de joueurs frais comme Apostol pour faire la différence. L'ailier se signalait avec deux jolis essais après des mêlées bien négociées. L'autre essai roumain était l'œuvre du deuxième ligne Poparlan. Ce baroud d'honneur des Chênes, impressionnant mais trop tardif en raison du retard de la première période, a démontré qu'il faudrait encore compter sur la Roumanie dans les échéances à venir.

Pour l'Italie, qui termine cette Coupe du Monde de Rugby avec deux succès et deux défaites, la qualification pour les quarts de finale se rapproche petit à petit. 2019 pourrait être cette première tant attendue.

L'Angleterre termine sur une bonne note, l'Uruguay reviendra plus fort

Éliminée de la compétition à la surprise générale, l'équipe d'Angleterre a quitté sa Coupe du Monde de Rugby sur une large victoire face à l'Uruguay (60-3) samedi 10 octobre, comme un dernier baroud d'honneur devant son public. Une pluie d'essais face à une courageuse équipe uruguayenne, avant d'entamer une reconstruction autour d'une jeune équipe.

Malgré une équipe remaniée et l'élimination, le XV de le Rose voulait partir sur une bonne note de sa Coupe du Monde de Rugby et a mis tous les ingrédients pour offrir au public de Manchester un beau spectacle. Dix essais, du jeu, aucune pénalité tentée au pied, le tout face à une valeureuse équipe sud-américaine. Nick Easter et Jack Nowell ont tous les deux réalisé un triplé. Anthony Watson a ajouté deux essais de son côté dans une seconde période très prolifique avec pas moins de sept essais anglais.

En face, l'Uruguay aura trouvé la force de résister une mi-temps avant de céder physiquement après la pause. L'Uruguay avait pourtant ouvert le score dans ce match grâce à une pénalité de Berchesi à la deuxième minute. Les Sud-Américains terminent néanmoins la compétition sans point au classement, mais ils auront emmagasiné beaucoup d'expérience dans une poule très compliquée où même le pays organisateur, pour la première fois de l'histoire, n'a su se qualifier.

L'Angleterre quitte sa Coupe du Monde de Rugby et attend maintenant de pied ferme le Tournoi des VI Nations pour montrer que cette élimination n'était qu'un accident.

La défense australienne prend le dessus sur le Pays de Galles

Australie – Pays de Galles était attendu comme un grand match de rugby offensif entre deux équipes joueuses. Si le match a été bon et intense samedi 10 octobre, c'est en défense qu'il s'est joué. Et à ce jeu-là, les Wallabies se sont montrés impressionnants, s'imposant 15-6 en gérant notamment avec brio une période d'infériorité numérique de deux joueurs en seconde période. L'Australie termine première de son groupe et affrontera l'Écosse en quarts de finale. Le pays de Galles hérite lui de l'Afrique du Sud.

Il n'y aura pas eu d'essai dans ce match mais un duel de buteurs. Un duel qui a souri à Bernard Foley face à Dan Biggar avec cinq pénalités contre deux. Mais là où l'Australie a fait la différence, c'est en défense. Une défense qui, même au plus fort de la domination galloise en seconde période, alors que les Wallabies évoluaient à 13 contre 15 après les cartons jaunes cumulés de Genia et Mumm, a su résister malgré les coups de boutoir des Diables Rouges devant la ligne d'essai. Si la défense australienne a fait la différence, c'est également sa mêlée qui a impressionné tout son monde en se révélant dominatrice, ce qui n'avait plus été le cas depuis des années. De quoi faire de l'Australie un prétendant plus que sérieux au titre suprême.

En face, le Pays de Galles n'a pas pu être aussi réaliste que face à l'Angleterre la semaine passée, peut-être émoussé d'enchaîner les matches de haut niveau dans cette poule A si relevée. Voilà deux nouvelles affiches de quarts de finale connues. L'Afrique du Sud affrontera le Pays de Galles à Londres samedi 17 octobre. Le lendemain, l'Australie et l'Écosse se disputeront une place en demi-finales à Twickenham.

L'Écosse se qualifie après un match spectaculaire !

Les Écossais ont arraché leur place en quart de finale samedi 10 octobre en battant sur le fil une équipe des Samoa qui a démontré toute la valeur du mot honneur, en marquant quatre essais et en faisant trembler les Britanniques jusqu'au bout (36-33) !

L'Écosse devait battre les Samoa devant un public de Newcastle acquis à sa cause, pour s'assurer une place en quart de finale dans un groupe B qui comprend également l'Afrique du Sud et le Japon. Le XV du Chardon a rempli sa mission, mais  la résistance des Samoa a bien failli avoir raison des ardeurs écossaises.

Il ne fallait attendre que dix minutes pour voir le premier essai du match par Tusi Pisi, transformé par l'ancien demi d'ouverture du RC Toulon (10-3, 10e). Malheureusement, le rugby à risques des guerriers du Pacifique se retournait contre eux avec un essai donné à Seymour suite à une relance osée depuis leurs propres 22 mètres (10-10, 12e).

Les Samoans repartaient à la charge avec deux nouveaux essais pour faire une petite différence au score, dans un début de rencontre incroyable (20-13, 21e). Les Écossais perdaient patience et se mettaient à la faute avec un carton jaune pour Ryan Wilson (27e). Mais malgré une infériorité numérique, les hommes de Vern Cotter marquaient un essai d'avants aplatit par Hardie (23-23, 31e). Les Samoa passaient finalement une pénalité pour virer en tête après un premier acte dantesque (26-23) !

La reprise était beaucoup plus timide de part et d'autre au fur et à mesure que la tension augmentait. Après cinq essais en trente-et-une minutes, il fallait patienter la toute fin de match pour voir les Écossais faire la différence avec un essai de Greig Laidlaw (36-26, 74e).

Mais ce match avait décidé de rentrer dans la légende de cette Coupe du Monde de Rugby 2015 puisque les hommes de Stephen Betham ne lâchaient rien et revenaient à trois points à deux minutes de la fin avec un essai de Matu'u transformé (33-36, 78e !). L'Écosse tremblait jusqu'à la dernière seconde, mais Laidlaw tapait en touche pour délivrer les siens dans le temps additionnel.

L'Écosse termine deuxième du Groupe B et affrontera l'Australie en quart de finale. Les Samoa finissent sur une bonne note, mais seulement à la quatrième place du Groupe derrière notamment le Japon.


La Coupe du Monde version galloise

Les habitants de Cardiff évoquent l'ambiance dans leur ville qui accueille la Coupe du Monde de Rugby 2015.


Les Anglais réagissent à l'élimination de leur équipe

Malgré l'élimination précoce du XV de la Rose, les membres anglais de l'organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2015 assurent que cela n'affectera pas l'ambiance et la ferveur au tour de l'évènement.


Les Irlandais parlent aux Français...

Les supporters irlandais ont un nouveau messages pour les supporters français.


Rencontre presse du XV de France

Chaque jour, notre envoyé spécial vous propose de découvrir les coulisses de la Coupe du Monde de Rugby 2015. Aujourd'hui, il vous emmène partager la conférence de presse des joueurs de l'équipe de France et vous en fait partager les secrets.

La Géorgie s'impose de justesse face à la Namibie

Mercredi 7 octobre, la rencontre entre la Géorgie et la Namibie fut à suspense sur la pelouse d'Exeter. Dans un match très fermé en première période (6-0 pour la Namibie), la Géorgie a su retrouver de l'efficacité offensive par la suite, pour arracher la victoire avec deux essais. La Namibie, accrocheuse en défense, a fini par craquer après la pause et a laissé échapper de très peu sa toute première victoire en Coupe du Monde de Rugby.

Avec deux victoires en quatre matches, la sélection de Mamuka Gorgodze a fait un grand pas vers la troisième place directement qualificative pour la Coupe du Monde de Rugby 2019 au Japon. Mais avant que ce succès étriqué ne se dessine, la Géorgie a dû se battre jusqu'au bout face à une valeureuse Namibie, qui menait même à la pause grâce à deux pénalités de Theuns Kotze. Courageuse en défense mais dominée, la Namibie a su profiter de la maladresse offensive des Géorgiens pour croire jusqu'au bout à une issue positive.

La réaction géorgienne en seconde période ne s'est pas faite attendre longtemps et cinq minutes après la reprise, le capitaine emblématique des Lelos Mamuka Gorgodze aplatissait après avoir éliminé en force trois joueurs adverses. Le carton jaune contre le Namibien Bothma pour plaquage haut donnait alors le coup de pouce supplémentaire aux Géorgiens qui enfonçaient le clou quelques instants plus tard avec un essai de l'ouvreur Malaguradze. L'essai transformé dans les dix dernières minutes de Theuns Kotze redonnait l'espoir aux Namibiens... mais trop tard. L'exploit historique n'était jamais passé aussi près pour l'équipe africaine.

La Géorgie attend désormais le match des Tonga face à la Nouvelle-Zélande. Seule une victoire tongienne contre la meilleure équipe du monde la priverait de la troisième place et la qualification pour le Japon dans quatre ans. De son côté la Namibie devrai vite récupérer pour clore en beauté sa prometteuse Coupe du Monde de Rugby dimanche face à l'Argentine.


Une ambiance parfaite autour des stades

L'ambiance est parfaite dans cette Coupe du Monde de Rugby, grâce au bon comportement des supporters et des bénévoles qui œuvrent pour le bon fonctionnement des rencontres sur et en dehors des stades.


Dans les coulisses de la Coupe du Monde de Rugby 2015

La Coupe du Monde de Rugby 2015, troisième évènement sportif planétaire, nécessite une organisation particulièrement pointue pour que tout fonctionne parfaitement. Notre envoyé spécial a rencontré quelques uns des 6 000 bénévoles qui développent ensemble l'esprit d'équipe et œuvrent chaque jour au bon déroulement de l'évènement.

Les bénévoles Société Générale ont apprécié le match Afrique du Sud - Etats-Unis

L'Afrique du Sud se qualifie et Habana entre dans l'histoire

Il est loin le temps de la défaite face au Japon. Comme si rien ne s'était finalement passé, les Springboks ont sécurisé la première place de la poule B en battant mercredi 7 octobre les États-Unis avec le bonus offensif à Londres, en déroulant en seconde période grâce à huit essais ( 64-0 ). En face les États-Unis n'ont pas marqué le moindre point dans cette rencontre et ont surtout pêché physiquement en seconde période. Il faudra malgré tout compter avec cette nation dans les années à venir.

Le match a d'ailleurs été un véritable combat en première période avec deux équipes qui ont tenté de produire du jeu, même si très rapidement les Sud-Africains ont pris le dessus. Le paquet d'avants des Boks a également fait une grande différence en conquête, et notamment en mêlée, ce qui a permis aux joueur de Heyneke Meyer de faire le trou à la pause grâce notamment à un essai de pénalité (14-0).

Et le show de Bryan Habana et de l'Afrique du Sud pouvait alors commencer ! Très vite fatigués avec une équipe de remplaçants, les États-Unis n'ont pu rivaliser physiquement en seconde période et ont passé quarante minutes difficiles à défendre sans cesse. Bryan Habana a marqué un triplé lors du second acte, inscrivant ses 13e, 14e et 15e essais, égalant à cette occasion le record de Jonah Lomu, légende du rugby néo-zélandais. Si les coéquipiers de l'ailier sud-africains l'ont beaucoup cherché pour marquer son 16e essai, d'autres sont parvenus à briller comme François Louw, auteur de deux essais avec ses avants. Et alors que les Aigles tentaient de débloquer leur compteur en toute fin de match avec de nombreux temps de jeu, un dernier contre fatal de 90 mètres expédiait Lwazi dans l'en-but pour le 10e essai de l'Afrique du Sud.

Avec une équipe de titulaires contre le Japon, les Américains auront davantage d'armes pour finir cette Coupe du Monde de Rugby sur une note plus positive. Les Sud-Africains, avec la première place du groupe assurée, disposent maintenant de dix jours pour se reposer et préparer leur quart de finale contre le pays de Galles ou l'Australie. Une nouvelle compétition démarre...


La culture du rugby en Afrique du Sud

En marge du match opposant les Springboks aux Etats-Unis, notre envoyé spécial a rencontré des fans sud-africains qui lui parlent de la culture et des traditions associées à la pratique du Rugby dans leur pays.


Invités à l’entrainement des Sud-Africains

L’Afrique du Sud jouera son dernier match de poule demain face aux USA. Sauf surprise les doubles champions du monde devraient accéder aux quarts de finale sans problème. Leur défaite surprise face au Japon oubliée, les joueurs sont détendus et ont réservé une surprise à certains de leurs fans présents dans la « Fan Zone »

La Roumanie renverse le Canada

Au terme d'un très beau match à suspense mardi 6 octobre, la Roumanie a battu le Canada sur le fil (17-15) grâce à dix dernières minutes impressionnantes dans une rencontre que les Canucks avaient pourtant dominé jusque-là. Les Chênes remportent ainsi leur premier succès dans cette compétition après avoir été menés 15-0, signant la plus belle remontée de l'histoire dans un match de Coupe du Monde de Rugby. Les Canadiens se consolent avec un nouveau point de bonus défensif, mais bouclent la compétition sans victoire (2 points).

Tout avait pourtant très bien débuté pour les Nord-Américains qui menaient 15-0 au retour des vestiaires avec un essai transformé de l'ailier Jeff Hassler (45'), répondant à l'essai de l'autre ailier canadien en première période, DTH Van Der Merwe. L'équipe des Canucks montrait toute sa solidité, elle qui avait été tout proche de battre l'Italie (18-23) lors de son deuxième match de la poule D avec un très beau jeu offensif. Mais, là encore, la fin de match était pénible et le carton jaune de Jebb Sinclair pour un hors-jeu sur ballon porté à la 72e minute allait être fatal à son équipe.

L'équipe roumaine sortait enfin de sa torpeur en seconde période. Un réveil symbolisé par son capitaine, le troisième ligne centre Mihai Macovei, auteur des deux essais roumains grâce au bon travail de ses avants en conquête. Florin Vlaicu marquait lui la pénalité victorieuse à la 78'. C'est un résultat ô combien important pour la Roumanie qui conserve ainsi une chance de terminer 3e du groupe si elle bat l'Italie lors de l'ultime rencontre (dimanche 11/10 à 15h30). Une troisième place directement qualificative pour la Coupe du Monde de Rugby 2019 au Japon. C'est la première fois que les Chênes battent le Canada ailleurs qu'à Bucarest.


Les supporters irlandais s'adressent aux supporters français

Le résultat du match entre la France et l'Irlande, qui se jouera dimanche 11 octobre à 17h45, déterminera le vainqueur de la poule D. Si les deux équipes sont déjà assurées de leur qualification pour les quarts de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2015, celle qui s'imposera sera assurée d'éviter la Nouvelle-Zélande. Les supporters irlandais espèrent donc une victoire de leur équipe face au XV de France et en profitent pour prévenir leurs homologues français.

L'Irlande se qualifie en souffrant face à l'Italie

Dimanche 4 octobre, l'Irlande a souffert pour venir à bout d'une Italie conquérante avec un seul essai dans un match tendu et fermé (16-9). Les Irlandais s'offrent une finale de groupe face à la France, alors que l'Italie jouera la troisième place face à la Roumanie.

L'Italie était dans l'obligation de battre l'Irlande afin de rester en course pour les quarts de finale. Les hommes de Jacques Brunel ont bien failli réussir l'exploit face au double vainqueur du Tournoi des Six Nations en titre, avec une courte défaite et un point de bonus défensif.

Les Irlandais menaient d'une courte tête à la pause avec le huitième essai en Coupe du Monde de Keith Earls, qui battait le record national détenu jusqu'à présent par son ancien partenaire du centre, Brian O'Driscoll (10-3, 20e).

L'Italie revenait à quatre longueurs à la pause avec une pénalité de Tommaso Allan (10-6, 24e). Dès le début du deuxième acte, le deuxième ligne Joshua Furno se retrouvait en bout de ligne à la 48e minute pour le tournant du match, avec une énorme occasion d'essai gâchée par un pied en touche au dernier moment de la part d'un joueur peu habitué à se retrouver en position d'ailier en bout de ligne !

À la 72e minute, Peter O'Mahony mettait son équipe en difficulté en récoltant un carton jaune logique pour une charge à l'épaule inutile autour d'un maul, obligeant le XV du Trèfle à résister à quatorze pour conserver ses sept points d'avance acquis à la 62e minute (16-9) ! Les Italiens étaient malheureusement privés de ballon dans les dix dernières minutes, grâce notamment à la maîtrise de Sexton au pied.

L'Irlande a certainement joué avec le frein à main en vue du choc face à l'équipe de France dimanche prochain, qui sera bel et bien la finale du Groupe D. Mais les Bleus feront figure de favoris après cette performance mitigée des hommes de Joe Schmidt.

L'Australie élimine l'Angleterre au terme d'un match haletant

Le risque était connu. Dès la victoire des Gallois contre les Anglais (28-25) il y a dix jours, l'affiche de ce très compliqué groupe A entre l'Australie et l'Angleterre devenait cruciale pour le XV de la Rose. Et la défaite était devenue interdite.

Mais samedi 3 octobre, au terme d'un match dominé par les Wallabies (33-13) et ce dès l'entame de la rencontre, le pays hôte a dû se résigner à dire au revoir à sa Coupe du Monde. C'est la première fois que l'Angleterre est absente des quarts de finale et la première fois également qu'un pays organisateur ne franchit pas la phase de poules. L'Australie et le pays de Galles sont ainsi qualifiés et leur affrontement décidera de la première place du groupe.

Avec son jeu fait de vitesse et d'inventivité, l'Australie est tout de suite entrée dans son match en privant son adversaire du ballon. Et un homme est à la base de ce succès important, l'ouvreur Bernard Foley, auteur, jusqu'à l'essai de Matt Giteau en fin de rencontre, de tous les points de son équipe. Deux essais, trois transformations et quatre pénalités, soit 28 points sur 33, le joueur des Waratahs a éclaboussé la rencontre de sa classe. Mais malgré la domination des Wallabies, les Anglais sont restés longtemps dans la partie avec leur énergie et beaucoup de courage, poussés par le public de Twickenham. Revenus à sept points seulement à la 65e minute grâce à une pénalité d'Owen Farrell, les Anglais ont laissé passer leurs ultimes chances quand ce même Farrell se faisait exclure pour les dix dernières minutes en raison d'un plaquage sans ballon.

La fin du match fut alors à sens unique et permettait aux Wallabies de creuser l'écart. Au coup de sifflet final, les Anglais éliminés saluaient leur vainqueur avec une haie d'honneur des plus dignes. Ou comment perdre avec beaucoup d'honneur.

L'Afrique du Sud repart de l'avant face à l'Écosse

Deux matches après sa défaite surprise contre le Japon en ouverture de sa Coupe du Monde, l'Afrique du Sud a pris le contrôle de la Poule B en s'imposant samedi 3 octobre face à l'Écosse (34-16), au terme d'un match maîtrisé en intégralité.

Les Springboks ont retrouvé leur jeu simple et direct, fait de contacts où le combat permanent use l'adversaire. Maintenant en tête de son groupe, l'Afrique du Sud est quasiment certaine de se qualifier pour les quarts de finale en première position du groupe, mais l'Écosse a toujours son destin entre les mains.

L'Écosse n'a pas su répondre en première mi-temps au défi physique et à la conquête de son adversaire, mais a montré de bien meilleures choses en début de seconde période avec notamment l'essai de Tommy Seymour, le seul du match pour le XV du Chardon. Avant cela, les Springboks avaient inscrit deux essais dans les 40 premières minutes par Schalk Burger et JP Pietersen pour faire le trou (3-20) avant la pause. Dans les dernières minutes du match, l'ailier gauche des Boks Bryan Habana y allait également du sien, son 12e en Coupe du Monde, non loin du record (15) de la légende Jonah Lomu.

Avec cette défaite logique et sans bonus défensif, l'Écosse se retrouve deuxième de son groupe avec deux points d'avance sur le Japon. Son dernier match contre les Samoa sera décisif pour prendre cette deuxième place qualificative. Dans le même temps le Japon affrontera les États-Unis et sera à l'affût d'un faux pas écossais.

Le Japon se donne le droit d'y croire

Le match compliqué face à l'Écosse (10-45) seulement quatre jours après son exploit contre l'Afrique du Sud (34-32) est oublié ! Le Japon s'est remis dans le sens de la marche samedi 3 octobre en battant les Samoa (26-5), dans un match maîtrisé de bout en bout. Appliqués, bons dans toutes les phases de conquête, les Japonais ne donnent jamais de munition à leur adversaire.

Les Samoa n'ont jamais trouvé la solution face au défi japonais et disent adieu aux quarts de finale de la Coupe du Monde, auxquels les Cherry Blossoms peuvent encore croire. Tout se jouera lors de la dernière journée entre l'Afrique du Sud, l'Écosse et le surprenant Japon.

La rencontre disputée à Milton Keynes a encore donné beaucoup de crédit à cette formation japonaise qui a étalé une nouvelle fois les qualités déjà aperçues face aux Springboks. Du jeu offensif de qualité avec toujours le soutien nécessaire, incarné par son capitaine exemplaire, Michael Leitch, jamais avare du moindre effort. Une équipe rigoureuse dans la conquête et qui communique dès que le jeu le permet.

Très rapidement en tête dans cette rencontre grâce à deux essais collectifs et aux cartons jaunes adverses, les joueurs d'Eddie Jones ont également pu compter sur la botte de leur arrière Ayumu Goromaru, meilleur marqueur de la compétition, pour atteindre la pause avec vingt points d'avance (20-0). Malgré la belle réaction d'orgueil des joueurs samoans à la reprise, dont témoigne ce superbe essai de 90 mètres marqué par Paul Perez, ces derniers n'ont pu réellement inquiéter leur adversaire. Un score que n'a pas géré le Japon qui escomptait le point de bonus. C'est la première fois de son histoire que cette sélection remporte deux matches dans une même Coupe du Monde.

La Nouvelle-Zélande bat une surprenante Géorgie

Il n'y a plus de petites équipes dans le rugby international ! La Nouvelle-Zélande a battu vendredi 2 octobre au Millennium de Cardiff la Géorgie (43-10), avec sept essais inscrits à un. Mais cette équipe géorgienne a superbement défendu ses chances en donnant du fil à retordre aux Champions du monde en titre.

Pour beaucoup d'experts, la rencontre devait être une partie de plaisir pour la Nouvelle-Zélande, mais il n'en a rien été. Certes, les All Blacks se sont imposés avec le point du bonus offensif, sécurisé dès la 22e minute, mais le public du Millennium a pris beaucoup de plaisir à voir l'équipe géorgienne se défendre bec et ongles, en faisant déjouer son adversaire à de nombreuses reprises, grâce à une défense courageuse et bien en place.

Pourtant, la Nouvelle-Zélande a parfaitement débuté son match avec l'essai le plus rapide de cette Coupe du Monde, inscrit par l'ailier clermontois Naholo au bout de 72 secondes ! Un essai transformé par Dan Carter qui inscrivait là des points dans un match pour la 100e fois consécutive. Et alors qu'on pouvait s'attendre à une addition lourde, les Géorgiens égalisaient rapidement grâce à un essai de Tsiklauri à l'affût d'une perte de balle néo-zélandaise (7-7).  La défense géorgienne a été l'une des clefs du match puisque malgré les sept essais All-Blacks, ces derniers ont éprouvé des difficultés à produire leur jeu avec dix en-avants commis dès la pause.

Dans ce match marqué par les trois essais de l'ailier gauche néo-zélandais Julian Savea, auteur de 35 essais en 38 sélections, celui qui a été désigné homme du match était bel et bien Géorgien : Mamuka Gorgodze, le troisième ligne aile de Toulon. Un symbole pour ce match de Coupe du Monde, avec deux équipes de haut niveau.

La France se qualifie face au Canada

L'équipe de France de rugby n'a pas tremblé face au Canada jeudi 1er octobre et s'impose avec le point de bonus offensif. Les Bleus sont qualifiés pour les quarts de finale et joueront la première place du groupe D face à l'Irlande.

La France ne pouvait pas démarrer d'une meilleure manière sa rencontre face au Canada, avec l'essai le plus rapide de la Coupe du Monde de Rugby ! Frédéric Michalak créait une brèche pour envoyer le puissant Wesley Fofana à l'essai d'une magnifique chistera (7-0, 3e). Après sa transformation réussie, l'ouvreur du RC Toulon passait une pénalité dans le premier quart d'heure pour battre le record de points pour un Français en Coupe du Monde de Rugby, détenu jusqu'à présent par Thierry Lacroix.

Les Bleus terminaient leur belle première demi-heure avec un essai d'avants ponctué par Guilheim Guirado (17-0, 29e). Mais le Canada profitait d'un relâchement coupable de Rémy Grosso à la réception du coup de pied de renvoi pour marquer le premier essai canadien avec un ultime débordement de Van der Merwe (17-7, 31e).

Les rugbymen à la feuille d'érable rappelaient qu'ils avaient fait trembler l'Italie lors de la rencontre précédente en remettant immédiatement la pression sur la défense française qui craquait une nouvelle fois avec un essai de Aaron Carpenter (17-12, 34e). Rabah Slimani permettait néanmoins aux Tricolores de rentrer aux vestiaires en confiance avec un troisième essai d'un joueur de première ligne sur les cinq marqués lors d'un premier acte échevelé !

Les deux équipes faisaient jeu égal en début de seconde période et il fallait attendre la 67e minute du match pour que Pascal Papé marque l'essai de bonus et donne une victoire inéluctable aux Bleus. Rémy Grosso fêtait sa première titularisation à l'aile en marquant le cinquième et dernier essai français pour clore le score du match (41-18).

Le Canada peut encore rêver de la troisième place du groupe face à la Roumanie. La France jouera la première place face à l'Irlande, dimanche 11 octobre à 17h45.


Les coulisses d'un reportage pour le JT de TF1 sur les Bleus

Grâce à notre envoyé spécial, mettez-vous à la place des journalistes qui suivent quotidiennement le XV de France.

L'Irlande domine la Roumanie et prend la tête du groupe D

Dimanche 27 septembre l'Irlande s'est imposée face à la Roumanie avec le point de bonus offensif (44-10). Déjà efficace face au XV de France, la défense roumaine a une nouvelle fois retardé l'échéance en se montrant solide, avant de sauver l'honneur avec un essai en fin de rencontre.

L'Irlande continue sa marche en avant, dans son duel à distance face à la France pour la première place de la poule D, après sa victoire face à la Roumanie avec le point de bonus offensif à la clé (44-10). Les Irlandais imprimaient un intense combat dès le début du match avec une première séquence de jeu de 2'58'' qui donnait le ton du match ! Les deux équipes étaient toujours à égalité après le premier quart d'heure de jeu puisque Valentin Calafeteanu répondait à Ian Madigan (3-3, 11e).

Après un premier essai refusé à Simon Zebo (15e), Tommy Bowe franchissait pour la première fois victorieusement la ligne d'en-but roumaine (13-3, 20e) pour le plus grand plaisir des 89 267 spectateurs du stade de Wembley, record battu pour un match de Coupe du Monde après le Nouvelle-Zélande-Argentine du dimanche 20 septembre. Zebo, dans tous les bons coups cet après-midi, envoyait moins de dix minutes plus tard son ailier à l'essai (16-3, 29e), avant que l'ouvreur irlandais ne scelle le score à la pause en passant sa transformation (18-3).

Face à de valeureux Roumains, les hommes de Joe Schmidt courraient ensuite après le bonus offensif. C'est grâce à un doublé de Tomy Bowe en supériorité numérique que le bonus s'offrait aux Irlandais (62e). Auteur de six essais après 73 minutes de jeu, les Irlandais déroulaient par la suite. Les Chênes en profitaient pour sauver logiquement l'honneur en marquant un essai par l'intermédiaire du vétéran Ovidu Tonita (44-10, 79e).

La Roumanie va maintenant se concentrer sur son prochain duel contre le Canada qui se profile le 6 octobre. L'Irlande prend la première place du groupe avec un point d'avance sur la France.


Les militaires Anglais répètent le pliage/dépliage du drapeau avant le match Irlande - Roumanie

L'Écosse s'impose face aux Aigles américains

L'équipe d'Écosse poursuit son parcours sans faute dans la poule B de la Coupe du Monde avec un deuxième succès bonifié face aux États-Unis (39-16), dimanche 27 septembre. Les Écossais ont dû réaliser une très bonne deuxième période tant les Aigles s'étaient montrés à leur avantage pendant les 40 premières minutes. Le XV du Chardon a inscrit ses 5 essais après la pause.

Matt Scott, l'auteur du quatrième essai du match pour l'Écosse a inscrit le 100e essai de la compétition jusqu'ici. Mais avant que les Écossais ne prennent le large après la mi-temps, les Américains ont proposé de très belles choses, en conquête notamment, inscrivant même le premier essai du match par Lamositele (21'). Les États-Unis menaient ainsi à la pause (13-6) mais auraient pu être plus largement en tête avec davantage de réussite.

En seconde période, les Écossais entraînés par Vern Cotter, l'ancien technicien de Clermont, se sont déchaînés et ont produit plus de jeu par l'intermédiaire de leur ouvreur Finn Russell. Et avec un effectif plus fourni en qualité, les Écossais ont pu injecter le sang neuf nécessaire au fil des minutes pour s'assurer la victoire. Visser (42'), Maitland (47'), Nel (54'), Scott (65') et Weir, en toute fin de match, sont les marqueurs d'essais pour le XV au Chardon. L'Écosse est en tête de son groupe devant l'Afrique du Sud. Les deux nations se retrouveront samedi 3 octobre pour la finale de la poule.

Le Pays de Galles renverse l'Angleterre

Le Pays de Galles a créé une énorme surprise samedi 26 septembre en allant s'imposer à Twickenham après un match d'une grosse intensité (28-25). Dans un groupe qui comprend également l'Australie, la route des quarts de finale s'obscurcit.

Les deux pays organisateurs de cette huitième Coupe du Monde s'affrontaient à Twickenham pour le premier choc du groupe A, qui comprend également l'Australie. Le combat fut intense et ce sont finalement les Gallois qui se sont imposés sous les yeux du Prince Harry, arborant un maillot de l'Angleterre, alors que son frère William s'affichait avec le maillot à la triple plume d'autruche. Sur la pelouse, le match démarrait timidement pour les Anglais qui commettaient deux erreurs coup sur coup pour offrir l'ouverture du score à Dan Biggar (0-3, 3e).

Les deux buteurs rythmaient le tableau d'affichage pendant les vingt-cinq premières minutes. Owen Farrell, titularisé à la place de George Ford à l'ouverture côté anglais, répondait à son homologue gallois. Peu avant la demi-heure de jeu, Jonny May marquait le seul essai anglais de la rencontre, après un bon lancement de jeu dynamique derrière un lancer en touche aux 22 mètres (16-6, 27e).

Après une pause atteinte à 16-9 pour le XV de la Rose, le rythme du match s'intensifiait petit à petit. Les Diables Rouges gallois payaient cher cet impressionnant combat avec trois joueurs blessés en moins de cinq minutes peu après l'heure de jeu ! On imaginait les hommes de Warren Gatland désorganisés, mais Gareth Davies marquait un essai entre les poteaux après un coup de pied de recentrage pour égaliser après la transformation de Biggar (25-25, 71e).

Dan Biggar avait la balle de match avec une pénalité de 49 mètres face aux poteaux... qui passait entre les perches (28-25, 75e). Les Anglais refusaient la pénalité du match nul à deux minutes de la fin pour tenter d'inverser la tendance en tapant en touche, avec l'objectif de marquer un essai. Mais le mur gallois repoussait le danger !

L'Angleterre va maintenant devoir dominer l'Australie pour s'assurer une place en quarts de finale de sa Coupe du Monde ! Pour les hommes de Warren Gatland, c'est déjà une victoire historique avant d'affronter les Fidji et l'Australie pour confirmer.


En immersion avec Christian Jeanpierre et Bernard Laporte

Découvrez les coulisses d'une cabine de commentateurs TV lors d'un match (à la mi-temps du match Angleterre - Pays de Galles).

L'Italie vient à bout d'un vaillant Canada

La Squadra Azzura s'est imposée samedi 26 septembre face au Canada (23-18) après avoir été repoussée dans ses derniers retranchements par une belle équipe nord-américaine qui aura produit beaucoup de jeu.

Le XV d'Italie de Jacques Brunel a su se montrer patient dans un match très plaisant, qui aura tenu en haleine jusqu'au bout le public du Elland Road de Leeds. L'Italie repart avec la victoire après sa défaite initiale face à la France (32-10), tandis que le Canada, impressionnant dans l'engagement, a récolté un point de bonus défensif qui vient récompenser son excellent match.

Les Italiens ont dû batailler en deuxième période pour contenir la furia des Canucks menés au score, mais qui auront toujours tenté de marquer des essais. Avant cette fin épique, ce sont les Canadiens qui avaient inscrit le premier essai du match en première période, d'une façon magistrale au quart d'heure de jeu. Sur un renvoi italien, l'ailier Van Der Merwe, à 80 mètres de l'en-but, déposait deux adversaires à la course et cadrait pour servir Hearn à hauteur avant que ce dernier ne lui remette dans le bon tempo pour l'envoyer à l'essai. Mais l'Italie, piquée dans son orgueil, réagissait immédiatement avec un essai de Rizzo qui avait parfaitement profité du slalom de Gori dans la défense adverse.

Ce n'est qu'à quelques secondes de la mi-temps que l'Italie passait devant au score grâce à une pénalité d'Allan (13-10). Le début de seconde période des Canadiens allait alors poser énormément de problèmes à l'Italie. C'est d'abord Evans qui inscrivait un bel essai après une touche parfaitement exécutée et un jeu développé au large vers la gauche. Sur le renvoi encore, les Canucks inscrivaient un nouvel essai plein de panache mais refusé pour un en-avant lors de la dernière passe. Menée, l'Italie allait faire montre d'importantes ressources mentales et de réalisme pour repasser en tête avec un essai de Gonzalo Garcia. Un avantage qu'ils ne lâcheront plus jusqu'à la fin grâce à une défense de fer face aux assauts répétés des courageux Canadiens.

L'Argentine se lance en dominant la Géorgie

L'Argentine s'est rassurée après sa défaite initiale face aux champions du monde néo-zélandais avec une victoire bonifiée face à la Géorgie vendredi 25 septembre, accrocheuse et combative, mais qui a payé cher le carton jaune reçu par son capitaine Mamuka Gorgodze (54-9).

Malgré un premier essai de Tomas Lavanini après moins de dix minutes de jeu, il a fallu attendre la seconde période, et l'exclusion temporaire de Mamuka Gorgodze (45e), pour voir les Argentins faire la différence avec trois essais marqués en six minutes (47e, 49e et 53e) ! Les deux ailiers, Imhoff et Bosch, s'offraient un doublé chacun en fin de match pour offrir une large victoire aux Pumas avec sept essais à la clé !

Les solides Géorgiens, qui étaient tout proche de l'Argentine au terme de la première période (14-9), n'ont pas à rougir de cette défaite face au troisième de la Coupe du Monde 2007. Le carton du Toulonnais Gorgodze a coûté cher avec vingt-et-un points encaissés en infériorité numérique ! Les hommes de Milton Haig ont déjà réussi leur Coupe du Monde en battant les Tonga lors de leur première sortie, et c'est maintenant un match de gala qui se profile face aux All Blacks pour leur prochain rendez-vous. Les Chênes tenteront ensuite de finir en beauté face à la Namibie le 7 octobre.

L'Argentine, réputée pour son esprit d'équipe irréprochable, a développé un rugby très dynamique en deuxième période pour démontrer toute sa classe et battre la Géorgie avec sept essais à la clé. Le quart de finale qui se profile pour les Pumas, sans doute face à l'Irlande ou la France, promet déjà de belles étincelles !

La France remplit son contrat face à la Roumanie

Avec une équipe remaniée, quatre jours après la victoire contre l'Italie, l'équipe de France souhaitait s'imposer avec le point de bonus offensif devant la Roumanie pour préparer au mieux son choc face à l'Irlande dans onze jours. Mission accomplie avec cinq essais marqués face à des Roumains qui ont montré de très belles choses pour leur entrée dans la compétition.

Dès la première mêlée du match (le 23 septembre), pénalisée côté français, les Roumains montraient toute leur détermination. Perturbés en conquête, les Bleus ouvraient cependant le score après un bon lancement de jeu en touche et une pénalité de 10 mètres face aux poteaux de Parra (3-0, 8e).

Après un gros travail des avants, Florin Vlaicu s'effondrait même dans l'en-but français, mais la vidéo ne permettait pas de valider le premier essai d'enthousiastes Roumains. Échaudés par ce fait de jeu, les Français accéléraient. Sous pression, le joueur de l'USAP Paulica Ion récoltait logiquement un carton jaune à la demi-heure de jeu. Guitoune ne mettait que quelques secondes pour profiter de la supériorité numérique, en marquant le premier essai du match en coin, transformé par Morgan Parra (10-3, 31e). Intenable toute la soirée, Brice Dulin profitait des espaces pour créer des brèches dans les 40 mètres adverses et ce sont finalement deux avants qui filaient à l'essai en coin avec une dernière passe d'Alexandre Flanquart pour Yannick Nyanga (17-3, 34e). Les deux équipes rentraient aux vestiaires avec un score de 17-6, après une dernière pénalité du buteur roumain Florentin Vlaicu.

Philippe Saint-André opérait ses premiers changements à la 50e minute en remplaçant trois avants. Il fallait attendre l'heure de jeu pour voir les Français prendre définitivement l'avantage. Mis en orbite par un bon mouvement des trois-quarts, Sofiane Guitoune s'offrait un doublé et finissait le travail de son équipe pour marquer le troisième essai français, une nouvelle fois transformé par son coéquipier buteur (24-6, 67e). Dans la foulée, Wesley Fofana marquait l'essai du bonus, transformé par Rory Kockott, entré en jeu à la place de Parra (31-6, 69e).

Les Roumains sauvaient l'honneur avec un essai mérité en fin de match par l'intermédiaire de Valentin Ursache (31-11, 74e). Piqués au vif, les Bleus terminaient en trombe. Guitoune passait tout près du triplé avec un coup de pied à suivre pour lui-même un tout petit peu trop long (76e). Le jeune Gaël Fickou ajoutait finalement un cinquième essai à la dernière minute pour donner un peu plus d'ampleur à une victoire bonifiée (38-11).

La France peut préparer sereinement son prochain rendez-vous contre le Canada, avant de pense au choc contre l'Irlande lors d'une rencontre sans doute décisive dans la course à la première place de la poule D. La Roumanie, séduisante et à l'esprit d'équipe irréprochable, espère confirmer ses belles promesses lors de ses prochaines sorties.


Au bord du terrain avec Christian Califano

Notre ambassadeur Société Générale Christian Califano vous fait vivre l'avant-match France/Roumanie depuis le bord du terrain.

L'Ecosse domine le Japon

L'Ecosse s'est largement imposée face au Japon (45-10) mercredi 23 septembre. Une victoire assortie d'un point de bonus offensif pour les Ecossais qui totalisent 5 essais au total, tous marqués en 2e période. Le Japon a fait quasiment jeu égal en première période mais a craqué dans les 40 dernières minutes de la rencontre face à la furia écossaise.


Les bénévoles en action

Les bénévoles mobilisés pour la Coupe du monde de Rugby sont, comme les joueurs, à l'échauffement avant d'entrer en action.

Nouvelle-Zélande vs. Argentine (26-16) : un grand match sur la pelouse et dans les tribunes

Dimanche 20 septembre

Entrée victorieuse pour les Bleus face à l'Italie (32-10)

Samedi 19 septembre

Victoire surprise du Japon face à l'Afrique du Sud (34-32)

Samedi 19 septembre

La cérémonie d'ouverture à Twickenham - vendredi 18 septembre

Un jour à Londres

C'était le grand jour à Londres vendredi 18 septembre ! Jérémy, e-journaliste pour Société Générale, est parti au contact des supporters dans les rues londoniennes à quelques heures du coup d'envoi d'Angleterre/Fidji.

Jérémy, e-journaliste pendant la Coupe du Monde de Rugby

Jérémy est l’envoyé spécial de Société Générale pendant toute la Coupe du Monde de Rugby pour vous faire vivre la compétition de l’intérieur. Rencontres avec les supporters, les joueurs, mais aussi les bénévoles, il vous fera vivre de l’intérieur le plus gros événement rugby du monde.