La banque du rugby ! Un engagement historique

Depuis 1987, la Société Générale est devenue officiellement la « banque du rugby ». Ce partenariat lui permet aujourd’hui de déployer ses couleurs jusque sur les poteaux de but et d’associer ses valeurs à celles du ballon ovale. Un engagement qui, à la vérité, n’est pas le fruit du hasard et qui trouve ses racines au début du siècle dernier.

La banque du rugby, 1987,  la Société Générale, le ballon ovale

Depuis le début du XXe siècle, des liens étroits unissent la Société Générale et le ballon ovale. En 1903, les dirigeants de la banque décident de fonder une association sportive, le Club athlétique de la Société Générale (CASG), avec cette idée forte : le sport doit offrir aux membres du personnel un délassement physique après le travail, développer un esprit de corps et permettre à l’entreprise de faire briller ses couleurs. À partir de 1912, la direction de l’établissement investit surtout dans sa section rugby. Elle apprécie les valeurs de dépassement de soi, de respect, de confiance et de solidarité propres à ce sport. Les résultats dépassent toutes les espérances. Deux ans plus tard, à la veille de l’appel sous les drapeaux, l’équipe accède déjà à la première série du championnat de Paris. Durant l’entre-deux-guerres, le CASG poursuit sur sa lancée et s’impose comme l’un des meilleurs clubs de France, si bien que la Fédération française de rugby, désireuse d’étendre la pratique du jeu là où il est encore faiblement implanté, fait appel à lui pour disputer des matchs de représentation en province. Champion de Paris en 1926 et 1933, le CASG compte une dizaine d’internationaux dans ses rangs, dont Soulié, Thiercelin, Besson, Gérintes et Lousteau, médaillés d’argent aux Jeux olympiques d’Anvers (1920) et de Paris (1924). Cette culture de l’ovalie se traduit aussi par la construction d’enceintes sportives. En 1925, pour répondre à cette passion croissante pour le rugby, la Société Générale finance le stade Jean Bouin à Paris, qui accueille aujourd’hui les exploits du Stade français.

Nationalisée en 1945, la banque ne s’investit plus directement dans la gestion du club. Cependant, nombre de ses salariés en restent membres et entretiennent cette passion. En 1984, le Groupe organise avec le CASG le challenge Jean-Bouin-Trophée Société Générale, disputé par les deux formations éliminées en demi-finale du championnat de France. En tant que partenaire du « Village XV de France », il participe à des opérations de relations publiques à l’occasion du Tournoi des cinq nations. C’est donc naturellement qu’en 1987, à l’heure de sa privatisation, la Société Générale intensifie son engagement dans le monde de l’ovalie en devenant l’un des premiers partenaires officiels de la Fédération française de rugby. Dans un contexte de concurrence accrue et de mondialisation de l’économie, le rugby est choisi pour incarner les valeurs de l’entreprise, celles d’une banque internationale, solide, compétente et compétitive. En la matière, le sponsoring suit trois axes majeurs : la poursuite d’opérations visant à promouvoir la pratique rugbystique (« 10 000 ballons pour les écoles »), la présence visuelle de la marque Société Générale sur le terrain ou à la télévision (protège-poteaux publicitaires, billetterie, récompense du « Talent d’or » créée dès 1988, etc.) pour accompagner la stratégie commerciale et de marketing, et enfin la mise en avant des valeurs communes entre le monde du rugby et la Société Générale (esprit d’équipe, éthique, anticipation, innovation, rigueur et performance).

En 1991, l’horizon du sponsoring s’élargit lorsque le Groupe devient parrain officiel de la Coupe du monde de rugby. La banque aime à rappeler que des internationaux, comme l’arrière irlandais Jim Staples et l’Australien Nick Farr Jones à Londres, le Parisien Fabien Galthié ou plus récemment le demi de mêlée toulousain Jérôme Cazalbou, font également partie de ses collaborateurs. Quatre ans plus tard, la Société Générale est encore aux avant-postes au moment du passage au professionnalisme. Elle renforce ses liens avec ce sport en pleine mutation en signant un accord avec la Ligue nationale de rugby (LNR), au sein de laquelle évolue, depuis la saison 2005-2006, le fameux Top 14. C’est à ce titre qu’elle parraine notamment le Trophée des Essais qui récompense les clubs les plus offensifs de la saison et la plus belle réalisation de l’année.

Depuis le succès retentissant de la Coupe du monde de rugby organisée en France en 2007, le soutien au rugby ne se dément pas, loin s’en faut. La Société Générale est partenaire de plus de 23 comités régionaux de la FFR et de 400 clubs amateurs à travers l’Hexagone, mais aussi de nombreuses fédérations :  Allemagne, Chine, Luxembourg,  Madagascar…,. Fidèle à sa tradition d’innovation, elle soutient dès 2001 le rugby à VII, appelé à devenir sport olympique à Rio de Janeiro en 2016, et dont elle est le sponsor attitré du championnat de France des moins de 17 ans, et plus récemment, du « Société Générale Sevens », véritable championnat de France étudiants. La preuve, s’il en est, que la banque rouge et noir a définitivement associé son nom à un sport de plus en plus populaire.

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