Au fil du temps

Société Générale est l’un des tout premiers groupes européens de services financiers. S’appuyant sur un modèle diversifié et intégré, le Groupe est un acteur de l’économie réelle depuis plus de 150 ans. 
Découvrez les dates-clés qui ont marqué l’histoire du Groupe.

2017-2020Plan stratégique :

« Transform to Grow »

2017 Plan stratégique

Société Générale a présenté, le 28 novembre, son nouveau plan stratégique et financier Transform to Grow.

Commentant les orientations de ce plan stratégique, Frédéric Oudéa, Directeur général a déclaré : « Notre plan stratégique 2020 - Transform to Grow - repose sur une vision de long terme : partenaire de confiance de nos clients, nous sommes engagés dans les transformations positives de nos sociétés et de nos économies. Notre ambition est ainsi de générer une croissance supérieure, rentable, et durable. »

2009-2016L’ère de la transformation

2016 Les Dunes

En 2016 Société Générale inaugure à l’est parisien le site Les Dunes. Dédié à l'intelligence collective, cet ensemble immobilier a vocation à devenir un carrefour technologique, ouvert sur l'extérieur, tout en intégrant une démarche environnementale. Il comprend 5 500 postes de travail en flexoffice, pour la plupart à l'usage des métiers de l'IT, dans une atmosphère collaborative, moderne et stimulante.

2015 Première émission obligataire à impact positif

Sous l'égide de l'Initiative Finance du programme des Nations-Unies pour l'environnement (UNEP-IF), Société Générale réalise avec succès la première émission d'Obligation à Impact Positif avec une levée de fonds de 500 millions d'euros au bénéfice de projets de lutte contre le changement climatique. Conformément à ses engagements en matière de développement durable, elle s’applique à réduire l’empreinte carbone de ses activités et soutient le secteur des énergies renouvelables.

2015 Partenaire Majeur de la Coupe du Monde de Rugby au Royaume-Uni

Soutien officiel du XV de France, Société Générale est non seulement restée un fidèle partenaire du rugby de proximité, intégrée dans la vie de plus de 450 clubs amateurs, du rugby professionnel et de la sélection tricolore, mais elle accompagne en outre, à travers ses filiales, le développement de ce sport dans de nombreux pays, du Luxembourg à Hong Kong en passant par le Sénégal et la Turquie. Elle soutient dès 2001 le rugby à 7, devenu sport olympique à Rio de Janeiro en 2016, et dont elle est le sponsor attitré du championnat de France des moins de 17 ans, avant de parrainer le "Société Générale Sevens", véritable championnat de France étudiants.

2014 À l’heure de la transformation digitale

Convaincue que le digital constitue un véritable levier de transformation de la relation bancaire et du métier de banquier, Société Générale en fait une priorité stratégique. Le Groupe mène en ce sens une politique volontariste visant à accélérer sa transition numérique. Fidèle à sa tradition d’innovation, il accueille les mutations technologiques comme autant d’opportunités pour transformer, enrichir la relation avec ses clients et ses collaborateurs, pour bâtir ensemble la banque du 21e siècle.

2010 Lancement de l’Appli Société Générale

Portée par une dynamique d’innovation, l’Appli Société Générale occupe aujourd’hui, avec des fonctionnalités de plus en plus étendues et performantes, une position de leader des services bancaires mobiles. Avec plus de 4 millions de téléchargements, elle offre une gestion facilitée et sécurisée des comptes, ainsi qu’une relation simplifiée avec le conseiller.

2010 La Société Marseillaise de Crédit rejoint le groupe Crédit du Nord

Fondée en 1865, la Société Marseillaise a d’abord été une banque d’affaires dont l’objectif était de financer l’économie locale et le commerce international. A partir de 1909, elle devient aussi une banque de dépôts, déployant un réseau d’agences dans le sud-est de la France puis, après 1919, en Afrique du Nord. Elle s’affirme alors comme une grande banque régionale, très bien ancrée dans son territoire. En intégrant le groupe Crédit du Nord, la SMC conserve ses atouts : une marque régionale forte et une proximité relationnelle.

1998-2009À la croisée des chemins

2009 Grand Mécène

Le 11 février 2009, Société Générale a reçu la médaille de « Grand Mécène » pour sa politique de mécénat culturel. Remise par Madame Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, cette distinction reconnaît l’engagement et la contribution de la banque à la création et à la promotion de la vie artistique et musicale, en France et à l’étranger.

La collection d’art contemporain, constituée en 1995, est enrichie chaque année par l’acquisition d’œuvres aussi bien de jeunes artistes encore peu connus que d’artistes renommés. Certaines œuvres, choisies par les conservateurs de musées, en France et à l’étranger, sont prêtées pour des d’expositions qui bénéficient également du mécénat de Société Générale. La banque intervient aussi sous forme d’achat d’œuvres, données aux musées à l’issue de l’exposition.

Mécénat musical Société Générale (MMSG) contribue, depuis 1987, à la réussite et au développement de très nombreux projets dans le domaine de la musique classique. Financement de bourses des conservatoires nationaux, soutien à des concours, des festivals ou des formations de musique de chambre, chorales ou symphoniques, commandes aux compositeurs, achat d’instruments destinés à être prêtés à des artistes de talent, etc. Société Générale est, par ailleurs, mécène principal de la Salle Pleyel, depuis sa réouverture en 2006.

2009 Socialement responsable

Le groupe Société Générale arrive en tête des entreprises du CAC 40 les plus performantes en matière de diversité, en termes de pratiques et de qualité de l’information fournie, selon le Classement Capitalcom - RiskMetrics 2009.

Parmi les moyens mis en œuvre : le Conseil de la Diversité chargé de définir la politique du Groupe et de formaliser ses objectifs, les accords signés en France sur l’égalité professionnelle et l’insertion des personnes handicapées, l’ascenseur social, l’internationalisation des équipes...
Dès 2005, Société Générale a signé un accord sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes et a obtenu en 2007 le label « Egalité professionnelle ».
La Mission handicap prévoit de doubler chaque année ses recrutements.
L'évolution des processus de recrutement pour attirer des collaborateurs en dehors des « parcours habituels de formation » a été labellisée par la HALDE dès 2007.
Le Cursus Cadres, dispositif unique dans l’environnement bancaire, donne aux techniciens des métiers de la banque l'accès à un premier poste de cadre. Société Générale a mis en place dès 1921 ce type de formation pour ses employés.
La culture managériale du Groupe a également évolué pour savoir reconnaître et promouvoir les managers de talents parmi les profils internationaux.

2008 Inauguration de la Tour Granite

Le 15 décembre 2008, la Tour Granite est inaugurée dans le quartier des affaires de La Défense. Haute de 184 mètres, elle est l’œuvre de l’architecte Christian de Portzamparc. C’est le premier immeuble de grande hauteur certifié HQE (Haute Qualité Environnementale) en France. Conçue dans une démarche de développement durable, la Tour Granite est synonyme d’engagement du Groupe dans la « neutralité Carbone ». Au moment de lancer ce programme, Société Générale s’était engagée à réduire ses émissions de CO2 de 11 % par occupant à l’horizon 2012 et à faire de la lutte contre le changement climatique l’axe fort de sa politique environnementale. Cet objectif a été atteint (hors Rosbank), via l’achat de certificats carbone financé par les revenus d’une taxe interne, payée par les lignes métiers et les directions fonctionnelles en fonction de leur empreinte carbone. Pour accroître l’efficacité environnementale du Groupe, et conformément aux principes de l’Équateur auxquels la banque rouge et noir a adhérés, un programme encore plus ambitieux a été adopté pour la période 2012-2015. Il vise à réduire les émissions par occupant de 26 %.

2008 Chute de Lehman Brothers et début de la crise des subprimes

Le 15 septembre 2008, la banque américaine d’investissement Lehman Brothers fait officiellement faillite suite à la crise dite des subprimes. Elle entraîne avec elle la bourse américaine puis toutes les bourses mondiales, aggravant un peu plus la crise financière mondiale amorcée un an plus tôt. Bien qu’affectée par l’affaire Kerviel, Société Générale parvient à maintenir le cap dans cette nouvelle tempête. Elle se voit également accorder un prêt de l’Etat français en décembre 2008 qu’elle remboursera intégralement moins d’un an plus tard.

2008 L'affaire Kerviel

Le 24 janvier 2008, la banque révèle qu'un de ses opérateurs de marché a accumulé et dissimulé des positions non autorisées sur les contrats à terme à hauteur de 50 milliards d’euros. Alertée par ses dispositifs de contrôle le 18 janvier 2008, la banque a dû procéder dans l’urgence et en toute confidentialité, conformément aux directives des autorités compétentes, au débouclage de ces positions massives résultant en une perte historique de 4,9 milliards d’euros. Le 28 janvier 2008, Jérôme Kerviel est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Le 31 août 2009, après une instruction de près d’un an et demi, Jérôme Kerviel est renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Paris pour être jugé. Le 5 octobre 2010, le Tribunal correctionnel déclare Jérôme Kerviel coupable « d’abus de confiance, d’introduction frauduleuse de données dans un système automatisé et de faux et usages de faux ». Il est condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis, ainsi qu’au remboursement de 4,9 milliards d’euros à titre de dommages et intérêts à Société Générale. Ayant fait appel de cette décision, Jérôme Kerviel a vu sa peine confirmée par la Cour d’appel de Paris le 24 octobre 2012 avant de former un pourvoi en cassation. Dans un arrêt du 19 mars 2014, la Cour de cassation a confirmé la culpabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel mais elle a cassé la décision uniquement sur les dommages-intérêts, abandonnant sa jurisprudence centenaire qui consistait à allouer à la victime d’un délit pénal ayant porté atteinte à ses biens la réparation entière du préjudice causé par l’infraction. Elle a donc renvoyé la question d’un éventuel partage des dommages-intérêts devant la Cour d’appel de Versailles. Le 23 septembre 2016, la Cour d’appel de Versailles a condamné Jérôme Kerviel à verser à Société Générale 1 million d’euros pour les délits commis, une décision réaliste et exécutable au regard de sa capacité de remboursement. D’autres procédures sont également en cours : plusieurs plaintes de Jérôme Kerviel sont à l’instruction en réponse desquelles Société Générale a également déposé des plaintes en dénonciation calomnieuse et une procédure est toujours en cours en matière de droit social. Par ailleurs, Jérôme Kerviel a demandé la révision de son procès pénal.

© Benoît Roland

2002 L'euro est arrivé

Adieu francs, deutschemarks, lires et pesetas... Le 1er janvier 2002 à minuit, l'euro devient la monnaie unique des 300 millions d'Européens répartis dans les 12 pays de la zone euro (18 pays en 2014). Les banques et les établissements financiers fournissaient déjà des chéquiers en euros depuis le 1er juillet 2001, et le 1er janvier 2002 ce sont les billets et les pièces qui sont mis en circulation. Cette opération constitue un vrai défi pour les
banques : échanger 300 milliards de francs de monnaie fiduciaire. Il faut stocker 27 000 tonnes de pièces et de billets, renforcer les systèmes de sécurité, approvisionner les commerçants, assurer la maintenance des distributeurs automatiques de billets et de tous les monnayeurs (machines à café...), adapter les terminaux de paiement... en quelques mois !

L'information et la communication auprès des entreprises et des particuliers sont des missions importantes. Site Internet, brochures, guides et réunions d'information : tous les outils sont utilisés pour expliquer et accompagner aussi bien le personnel que la clientèle.

1999 Raid manqué de la BNP

En 1999, alors que Paribas et Société Générale sont en plein processus de rapprochement, BNP lance, le 9 mars, deux offres publiques d'échange (OPE) sur les deux banques, proposant 11 actions BNP pour 8 Paribas et 15 actions BNP pour 7 Société Générale. Le Conseil des marchés financiers juge cette double OPE recevable. Fin août, il annonce les résultats définitifs. La BNP est parvenue à prendre le contrôle de Paribas mais doit renoncer à absorber la Société Générale qui conserve son indépendance. Elle aura été, avec la BNP et Paribas, le protagoniste d'une intense bataille boursière pour la création d'un géant bancaire français et international.

© Eric Tourneret

1998 Essor de la banque de détail à l’international

La création en 1998 de la branche Banque de détail hors France métropolitaine (BHFM) marque la volonté de renforcer l'un des axes stratégiques majeurs de développement du Groupe. Société Générale consolide ainsi sa présence dans le monde, et notamment en Europe de l'Est et en Afrique, par des acquisitions d'établissements locaux.

Avec 12 implantations et 6 700 collaborateurs à sa création, la banque de détail à l’international se développe rapidement pour compter, quinze ans plus tard – incluant l’activité de crédit à la consommation -13,7 millions de clients, 3 900 agences dans 37 pays, plus de 63 000 collaborateurs. Parmi ses acquisitions, on compte notamment la BRD en Roumanie, la KB en République tchèque et Rosbank en Russie.

1973-1997À l'épreuve de la modernité

1997 Rachat du Crédit du Nord

Le 10 mars 1997, le contrat de cession du groupe Crédit du Nord à Société Générale est signé pour un montant de 2,2 milliards de francs (environ 340 000 000 d'euros). Les mutations technologiques comme la banque à distance, induisent des coûts de développement importants. Pour les amortir, Société Générale a besoin d'une assise de clientèle suffisante. C'est pourquoi elle se tourne vers la croissance externe. Son choix s'est porté sur le Crédit du Nord, groupe composé de plusieurs banques régionales, qui bénéficie d'une situation financière saine et développe une politique commerciale ambitieuse.

Cette intégration renforce le secteur « banque de détail » de Société Générale, qui saura valoriser les savoir-faire du Crédit du Nord et le maillage de son réseau d'agences.

© Guy Nicolas

1995 Installation des services centraux à Val-de-Fontenay et La Défense

Autrefois répartis sur environ cinquante adresses, les services centraux sont désormais regroupés sur deux pôles, à l'est et à l'ouest de Paris. Le choix définitif se porte sur La Défense, lieu d'effervescence économique et bien desservi par les transports en commun. Un second pôle est créé à Val-de-Fontenay qui accueille déjà un centre d'affaires significatif.

Ce regroupement renforce la cohésion tout en permettant d'améliorer les conditions de travail et d'optimiser les coûts d'exploitation. Le projet architectural de La Défense, près de la Grande arche, est l'un des plus ambitieux de cette période. A l'est, l'immeuble Niemeyer II, celui des Olympiades et les quatre bâtiments de Périval forment un ensemble cohérent et fonctionnel.

© Benoît Mariotte

1990 Un nouveau logo

Sans logo depuis 1986, la Société Générale décide de se doter d'une nouvelle identité visuelle.

Le brief : ne pas utiliser de symbole, conserver le rouge, faire en sorte que Générale soit plus fort que Société. Et enfin, être impérativement en cohérence avec le concept de la communication publicitaire : la conjugaison des talents.

Le carré rouge et noir est adopté. La forme pure du carré cherche à exprimer l'équilibre, la force, la solidité et la rigueur. La notion d'équilibre est renforcée par la séparation du carré en deux parties égales. Côté couleurs, le rouge, vif et tonique, est utilisé en opposition au noir, rigoureux et sobre. Un contraste adouci par la barrette blanche, au centre, qui offre un point de perspective et d'ouverture, comme une respiration. Enfin, la typographie est étirée en largeur pour symboliser la capacité de souplesse et d'adaptation.

La nouvelle identité visuelle est un succès. Selon une étude réalisée par l'institut CSA en 2007, 82 % des personnes interrogées connaissent le logo
« carré rouge et noir sans texte ». De plus, près de 74 % l'associent à la Société Générale. Ce résultat hisse la banque à la troisième place, derrière les marques grand public emblématiques que sont France Telecom et Nike.

1988 « L'affaire de la Générale »

Tout commence en bourse, en 1988, par des mouvements suspects sur les actions de la Société Générale, premier groupe bancaire privé français. L'agitation atteint un pic les 19 et 20 octobre : plus de 5,4 millions d'actions changent de mains. Le 24 octobre, Georges Pébereau, patron du holding Marceau Investissements, révèle détenir 9,16 % du capital de la Société Générale.

Le montage financier, imaginé par les attaquants, repose sur une succession de holdings qui, à chaque stade, associent de nouveaux partenaires. Mais à force de l'évoquer, ici et là, pour convaincre de nouveaux investisseurs, l'opération a été ébruitée. Des spéculateurs achètent discrètement pour leur compte.

Le soupçon de fraude n'apparaît qu'en 1989. Intriguée, la Commission des opérations de bourse (COB) ouvre une enquête le 1er février. Elle révèle que certains investissements sont susceptibles de constituer des délits d'initiés. Ce qu'il est désormais convenu d'appeler « l'affaire de la Générale » dégage un parfum de scandale. Ces informations et la résistance de la Société Générale finissent de torpiller les projets de Georges Pébereau.

Le 30 mai 1990, le parquet ouvre une information judiciaire pour délit d'initié. Onze personnes seront mises en examen entre 1990 et 1993.

© Archives historiques Société Générale

1987 La privatisation

A partir de 1986, la France connaît plusieurs vagues de privatisations. Dès 1987, la Société Générale est choisie en raison de sa très bonne santé financière : ratios de couverture de risques, fonds propres et productivité. Le 27 juin 1987, 100 % de son capital (17,2 milliards de francs) est introduit en bourse. La privatisation est effective le 29 juillet 1987.

© Archives historiques Société Générale

1980 La « Caisse Éclair »

La « révolution informatique » entraine des transformations dans la gestion des tâches administratives et permet d'améliorer le service à la clientèle. La Société Générale s'adapte rapidement aux progrès technologiques. Tout en mettant en place de grands centres informatiques à Aix et Tigery, elle propose de nouveaux produits comme la carte bleue et étend ses distributeurs automatiques de billets (DAB). La « Caisse éclair » fait partie de ces innovations. Il s'agit d'un distributeur interne (DIB) réservé aux seuls clients de la banque : ils peuvent ainsi retirer de l'argent aux heures d'ouverture sans attendre aux guichets. La première de ces machines est mise en service en septembre 1980. Cinq ans plus tard, la Société Générale est la première banque à offrir à ses clients la banque en ligne avec le lancement de Logitel, basé sur le Minitel.

1973 Le premier choc pétrolier

1945-1972La banque « providence »

1971 Intégration de la Société centrale de banque

Entre 1920 et 1940, le Crédit foncier d'Algérie et de Tunisie (CFAT), alors implanté en France, fait partie des dix premières banques françaises. Après avoir développé un large réseau d'agences en Afrique du Nord, il s'étend en Méditerranée orientale, en prenant le contrôle de la Banque de Salonique, puis en s'implantant au Levant. Il devient en 1963 la Société centrale de banque puis une filiale de Société Générale huit ans plus tard.

© Jean-Marie Cras

1969 Le logo Pasquier

Dès les premières années de son existence, la Société Générale était souvent identifiée par son monogramme « SG ». Ces deux lettres aux typographies plutôt classiques servaient de charte graphique sur les documents officiels de l'établissement. Durant les années 50, les écritures, nom ou monogramme, se sont multipliées. Il devient essentiel d'harmoniser les codes visuels.

En 1969, la banque organise un concours pour la création d'un logo. C'est le plasticien Noël Pasquier qui le remporte, avec un dessin de forme ronde, en spirale inversée, aux couleurs marron foncé et beige. Inspiré de l'art cinétique, ce logotype semble en mouvement et peut évoquer une corne d'abondance. Le logo Pasquier accompagne la Société Générale plus de quinze ans et évolue à quatre reprises. En 1983, il adopte les couleurs rouge « laque de garance » et ivoire. Lorsque, en 1986, le logo Pasquier est officiellement abandonné, ces deux couleurs sont maintenues comme identitaires de la Société Générale.

1966 Loi Debré sur les banques

Michel Debré, alors ministre des Finances, entreprend une réforme de modernisation de la réglementation bancaire.

La loi du 16 juin 1966 sur l'exercice de la profession bancaire assouplit la distinction entre banque de dépôts et banque d'affaires. Elle autorise également l'ouverture de guichets sur l'ensemble du territoire. La Société Générale saisit ces opportunités et met en place des filiales de crédit spécialisées. Elle prend ainsi la place de leader dans certaines techniques de financement, comme le crédit-bail.

© Archives historiques Société Générale

1964 Un nouveau produit : la Sicav Sogévar

Le 20 septembre 1963, un décret autorise la création de sociétés d'investissement à capital variable : les Sicav. Ces sociétés ont pour objectif de mettre en commun les risques et les bénéfices d'un investissement en valeurs mobilières. Dès le 14 février 1964, la Société Générale fait figure de pionnière en créant la Société Générale d'épargne et d'investissement : la Sogévar. Celle-ci fait partie des premières à être agréées par le ministère des Finances. En 1991, elle deviendra Sogé Europe Actions, positionnée sur les valeurs européennes. Onze ans plus tard, elle change encore de nom pour Sogéactions Europe. Le 31 janvier 2008, son encours atteint 609 millions d'euros détenus par 55 000 petits porteurs.

© Archives historiques Société Générale - Photivoire

1962 Filialisation des réseaux africains

La Tunisie en 1956, la Guinée en 1958, le reste de l'Afrique sub-saharienne en 1960, et finalement l'Algérie en 1962 : les pays africains sous administration française sont décolonisés. Conformément à la législation des pays devenus indépendants, la Société Générale modifie le statut de ses implantations africaines. Le réseau de succursales se transforme en un réseau de filiales. C'est le cas de la Société Générale de Banque en Côte d'Ivoire, fondée en novembre 1962, en partenariat avec l'État ivoirien et d'autres banques internationales. Il en est de même au Sénégal, au Cameroun ou encore au Maroc.

© Archives historiques Société Générale

1948 Les colonies de vacances

Nationalisée en 1945, la Société Générale crée dès 1948 sa première colonie de vacances réservée aux enfants du personnel. Le comité d'entreprise acquiert, en décembre 1947, le domaine de la Baticolière, près de Lyon. Un château et un parc de cinq hectares accueillent chaque été des enfants âgés de six à quatorze ans. Deux sessions sont organisées pour les plus de huit ans : une pour les filles et une pour les garçons. En 1969, une nouvelle colonie, plus moderne, prend le relais dans le village de Montcabrier dans le Lot.

1914-1945Dans un monde en crise

© Ernest Duval

1940 - 1945 Les affres de la guerre

Au cours du second conflit mondial, les opérations militaires de 1940 et de 1944 ainsi que les bombardements Alliés frappent 127 immeubles, dont 32 sont gravement endommagés ou totalement détruits. Les agences de Normandie et de Bretagne sont particulièrement touchées. Les attaques aériennes sur Nantes, en septembre 1943, seront particulièrement dramatiques pour l'agence de la Société Générale : le directeur et un employé sont tués.

24 octobre 1929 Jeudi noir

Le jeudi 24 octobre 1929, la bourse de New York s'effondre. Constatant la baisse des cours, les spéculateurs tentent de revendre au plus vite toutes leurs actions. En quelques heures, 12 millions de titres sont vendus sur le marché. Les cours chutent de 30 %. À midi, le Dow Jones aura perdu 22,6 %.

Le « jeudi noir » marque le début de la Grande dépression, la plus grave crise économique du XXe siècle. Afin de faire face à cette situation difficile, les différents établissements bancaires décident de rationaliser leur organisation. Pour la Société Générale, cela se traduit par une restructuration du réseau d'agences, l'introduction de nouvelles méthodes de travail ainsi que par une diminution progressive des effectifs au cours des années 30.

© Archives historiques Société Générale

1928 Création du CALIF

En association avec différents groupes industriels, la Société Générale crée le Crédit à l'industrie française (CALIF). Son objectif est de favoriser les exportations en mettant en place des opérations bancaires à moyen terme sous forme d'escomptes de crédits ou d'avances. Un industriel français peut alors accorder des délais de paiement plus longs à ses clients.

Cette aide aux entreprises se fait également sous la forme d'achat de matériel, de transformation ou d'extension d'usines ainsi que de reconstruction d'établissements sinistrés.

1921 Une innovation : la formation professionnelle

L'augmentation des effectifs encourage la banque à développer une véritable politique sociale. La direction prend progressivement conscience du caractère crucial de la formation technique du personnel. Il en va de l'avenir même de l'établissement. Elle organise donc des conférences sur différents thèmes relatifs aux techniques bancaires. Parallèlement, elle met en place des cours dans lesquels sont abordés des sujets comme l'étude des bilans et des crédits, les opérations de banque ou encore la finance. Ils sont suivis par des mises en situation afin de privilégier une approche pratique de la formation professionnelle.

© Archives historiques Société Générale

1915 La souscription de l'emprunt national

Le 11 août 1914, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Dès l'automne, les réserves de munitions et de vivres des deux armées sont épuisées. Le conflit s'installe : la guerre s'annonce plus longue que prévue et la question des ressources économiques devient cruciale. Les prêts de la Banque de France ou des Britanniques ne suffisent pas : l'État recourt aux emprunts nationaux. Le premier est émis le 16 novembre 1915. La Société Générale participe à la souscription, et multiplie les affiches publicitaires : « Pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre, souscrivez à l'emprunt national Société Générale ». Trois millions de Français y souscrivent à hauteur de 15 milliards de francs. Quatre autres emprunts suivront, celui de 1919 prenant le nom d'« emprunt pour la paix ». Au final, les emprunts nationaux auront couvert 52,7 % des dépenses de guerre.

1894-1914L'ère de l'expansion

© Jean-Marie Cras

1912 Le palais d'argent : l'agence centrale

En 1912, la Société Générale installe son agence centrale dans le quartier d'affaires de l'Opéra, au 29 boulevard Haussmann. Jacques Hermant, l'architecte chargé de son aménagement, décide de conserver les façades existantes et réalise un aménagement remarquable. De style Art nouveau, mariant le métal et le verre, elle est dotée d'un hall avec guichets baptisé « le fromage » et d'une coupole par laquelle la lumière pénètre à l'intérieur de l'édifice. Plusieurs éléments de cette agence, toujours en activité, sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques. Elle ouvre également ses portes à l'occasion des Journées du patrimoine et accueille des expositions.

© Guy Nicolas

1911 Les braquages de la bande à Bonnot

A partir de 1910, la bande à Bonnot multiplie les braquages de banques. La Société Générale n'est pas épargnée. En 1911, le guichet de la rue Ordener à Paris est visé : le garçon de recette est gravement blessé. Quelques mois plus tard, le 25 mars 1912, c'est au tour de l'agence de Chantilly d'être la cible des criminels. Cette fois, deux employés sont tués. Cette opération est la dernière portant leur signature, puisqu'ils sont tués ou arrêtés quelques semaines plus tard.

© Archives historiques Société Générale

1903 Création du CASG

Créé pour offrir aux employés un bien-être physique et renforcer l'esprit d'équipe, le Club athlétique de la Société Générale (CASG) se distingue des autres associations d'entreprises en adoptant un culte de la performance. Dans l'esprit des dirigeants, il s'agit pour la nouvelle association de rivaliser avec les meilleures équipes sportives de France et d'Europe.

Le CASG s'affirme rapidement comme l'un des meilleurs clubs, dont les athlètes remportent plusieurs médailles olympiques, des titres en football, rugby et cyclisme.

La Société Générale joue aussi un rôle important dans le développement des infrastructures sportives en France en finançant plusieurs enceintes, dont le stade Jean Bouin à Paris.

© Archives historiques Société Générale

1901 Bienvenue en Russie !

La Société Générale s'oriente vers la Russie dès les années 1880. Dans un premier temps, la banque finance de grandes entreprises industrielles en pleine expansion sans créer d'implantation sur place. Puis, à partir de 1901, elle crée sa filiale à Saint-Pétersbourg : la Banque du Nord. Celle-ci fusionne rapidement avec la Banque russo-chinoise, très présente le long du Transsibérien et du Transmandchourien. Ainsi naît, en février 1910, la Banque russo-asiatique (BRA) qui permet à la Société Générale d'ouvrir aussi des succursales en Inde et en Chine.

Tout en valorisant son savoir-faire de banque commerciale, le siège parisien obtient des gains par des opérations de change. Elle acquiert un rôle clé dans le financement des échanges commerciaux entre les deux pays.

1900 L'Exposition universelle

Symbole de la modernité et du progrès, l'exposition universelle de 1900 présente un bilan des réalisations industrielles, techniques et sociales du siècle qui vient de s'écouler.

La Société Générale s'associe à l'événement. Elle contribue au financement de l'événement et installe un « pavillon guichet » sur le Champ-de-Mars, près de la tour Eiffel. L'Exposition est un succès puisque plus de 50 millions de visiteurs sont enregistrés.

1896 Institution d'une caisse de prévoyance

Créée le 28 juillet 1896, la Caisse de prévoyance est alimentée par des retenues sur les traitements auxquelles s'ajoute une allocation du Conseil d'administration. Elle garantit aux agents de tous grades et à leurs ayants droit de percevoir une somme en cas de départ à la retraite ou de décès. Elle est gérée par un conseil de onze personnes, parmi lesquelles un directeur, quatre directeurs d'agence ou employés supérieurs des services centraux, trois employés de Paris et trois employés de province.

26 mai 1896 La naissance du Dow Jones

1864-1893Naissance d'une banque

© Archives historiques Société Générale

1881 Création de la Sogénal

En 1871, et conformément au traité de Francfort, la Prusse annexe l'Alsace et la Moselle. La Société Générale, alors peu implantée dans ces territoires, décide de développer son activité et crée, en 1881, la Société Générale alsacienne de banque (Sogénal).

La filiale reprend les agences ouvertes par la Société Générale avant 1870 : Strasbourg, Mulhouse et Colmar. Cinq ans après sa création, la Sogénal ouvre une nouvelle agence à Francfort, renforçant ainsi la présence de la Société Générale en Allemagne. Cette banque absorbera quelques décennies plus tard d'autres filiales du Groupe, comme la banque suisse de dépôts et la Francibank, assurant ainsi sa présence en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse. L'ensemble du réseau Sogénal est redevenu Société Générale en 2001.

1873 - 1896 La grande stagnation

© Archives historiques Société Générale

1872 - 1893 Les affaires péruviennes

Tandis que l'Europe et l'Amérique du Nord sont en proie à une grave crise économique, la Société Générale tente plusieurs investissements en Amérique du Sud. Elle se voit confier par le gouvernement péruvien l'exploitation du port de Callao, débouché maritime de Lima. Mais l'instabilité politique du Pérou, la guerre qui l'oppose au Chili, la remise en cause systématique par les gouvernements successifs des accords financiers et juridiques, la mise en liquidation d'un partenaire et même un raz-de-marée... rendent difficile cette exploitation.

À la même époque, la Société Générale s'associe à ce qu'on appelle le « contrat du siècle » puis l'« affaire du guano ». Un homme d'affaires, Auguste Dreyfus, obtient en 1869 le monopole sur la vente de guano péruvien en Europe. Il s'agit de verser 365 millions de francs pour une valeur à la revente de 625 millions. Afin de rassembler les sommes nécessaires à cet investissement, Dreyfus s'associe avec la Société Générale et d'autres partenaires. Mais là encore, des turbulences politiques et juridiques avec les associés et le gouvernement péruvien finissent par déboucher sur un manque à gagner.

1871 Accès au marché des émissions publiques françaises

Après la défaite de 1870 et suite au traité de Francfort qui met fin à la guerre entre la France et l'Allemagne, la France doit verser à la Prusse cinq milliards de francs or en trois ans. L'État lance un emprunt national. À cette occasion, la Société Générale est admise dans le syndicat de banques autorisées à émettre des obligations. Elle contribue à garantir la souscription du second milliard de l'emprunt. La banque doit cette position à ses liens qu'elle entretient avec le groupe Rothschild, qui se place à l'époque sur toutes les opérations publiques. Le placement des titres est un succès puisque près de 43 milliards sont pré-souscrits.

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1864 Création de la Société Générale par décret impérial le 4 mai

Fondée par un groupe d'industriels et de financiers, la Société Générale « pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France » installe son premier siège social au 66-68 rue de Provence. Cet immeuble, l'ancien théâtre de Mme de Montesson, avait été construit par Théodore Brongniart, architecte à qui l'on doit également la Bourse de Paris (palais Brongniart) et le cimetière du Père-Lachaise. L'année même de sa création, elle s'installe à Bordeaux, premier pas d'un maillage du territoire qui s'effectuera à un rythme soutenu. La banque ouvre son premier guichet parisien près de la Bourse en 1865. Cinq ans plus tard, la Société Générale compte 15 guichets à Paris et 32 en province. En 1871, la première succursale à l'étranger est établie à Londres, alors première place financière de la planète.