La microfinance

Inspirés par la Grameen Bank fondée au Bangladesh dans les années 70, de nombreux opérateurs de Microfinance (IMF, Banque de microfinance, COOPEC, etc.) sont apparus dans les années 80 et 90 répondant aux besoins des exclus du système bancaire traditionnel. Le secteur s’est depuis développé, organisé et professionnalisé.

Qu’est-ce que la microfinance ?

La microfinance, dans une définition large communément admise aujourd’hui, désigne l’ensemble des dispositifs permettant de fournir des produits et services financiers aux personnes exclues du système bancaire traditionnel, pour financer des activités génératrices de revenus. D’abord étroitement lié au microcrédit (très petits prêts accordés à des emprunteurs non salariés ayant des garanties limitées ou inexistantes), la microfinance a évolué pour couvrir aujourd’hui toute une gamme de produits et services financiers : épargne, assurance, paiements, transferts d'argent, etc. L’essentiel des acteurs s’accorde pour considérer la microfinance comme un vecteur important pour le développement économique et social et la lutte contre l’exclusion, notamment en aidant de très petits entrepreneurs, souvent des femmes, à pérenniser une activité économique.

Qui sont les acteurs de la microfinance ?

Les institutions de microfinance (IMF) sont de statuts et de tailles très divers : mutuelles, coopératives d’épargne et de crédit, ONG, programmes mis en place par des institutions internationales, banques, sociétés commerciales... Leur fonctionnement repose sur la proximité avec leurs clients mais aussi sur des taux d’intérêts élevés liés à des frais de suivi importants. La fréquence des remboursements est rapide (souvent hebdomadaires).

Aujourd’hui, en plus de ces acteurs traditionnels, d'autres organismes, notamment des opérateurs de réseau mobile, tirent parti des technologies pour élaborer de nouveaux modèles de prestations afin d'apporter les produits et services au plus près de ces populations exclues et éloignées.

L’évolution du secteur de la microfinance et de ses acteurs s’accompagne de l’instauration de pratiques et de réglementations prudentielles adaptées selon le pays, la zone géographique, la nature des activités, etc.

Quelles sont les activités de Société Générale dans le microcrédit ?

Engagé en faveur de l’insertion professionnelle et de l’inclusion bancaire, Société Générale intervient sur le secteur de la microfinance dans les pays où elle est présente en tant que banque universelle, contribuant ainsi à la bancarisation de la population et au développement du tissu économique local.

A l’international, le Groupe soutient, via son réseau à l’étranger, plus d’une trentaine d’institutions de microfinance par l’octroi de lignes de refinancement. Le montant des autorisations de financement ainsi accordées par le Groupe aux IMF s’élève à plus de 95 millions d’euros, essentiellement sur le continent africain et au Moyen-Orient.

Toujours à l’International et par l’intermédiaire de ses filiales africaines, le Groupe intervient aussi par la prise de participations minoritaires mais actives dans le capital de 5 IMF reconnues à l’international (Advans Cameroun, Advans Ghana, Advans Côte d’Ivoire, AccesBanque Madagascar, ACEP Burkina).

En France, Société Générale est en particulier depuis 2006 partenaire de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), qui aide des personnes exclues du marché du travail à créer leur entreprise, et donc leur propre emploi, grâce au microcrédit.

Le microcrédit en France

Dans les économies dites matures, le microcrédit peut aussi répondre à certains besoins. En France, il permet de financer des micro-entreprises ou d’aider des personnes qui cherchent à retourner à l’emploi.

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