La filière numérique s’organise en Afrique avec les formations de Simplon

Soutenu par la Fondation Société Générale, Simplon propose à travers ses écoles des formations gratuites aux métiers du numérique. Objectif ? Favoriser l’insertion professionnelle rapide de milliers de personnes éloignées de l’emploi tout en forgeant de nouveaux atouts pour les économies des pays du continent africain.

En à peine 5 ans d’existence, Simplon a développé un réseau mondial de 45 fabriques numériques et inclusives en France et à travers le monde. Le principe ? Former en 8 mois dans ces écoles nouvelle génération des demandeurs d’emploi aux métiers du numérique, sans tenir compte de l’âge ou du sexe, mais en misant sur des personnes extrêmement motivées. Facteur de succès ? Un modèle pédagogique reconnu – désormais disponible en open source en France – fondé sur 100 % de pratique. À l’international, Simplon s’appuie sur des acteurs de la formation professionnelle pour rendre accessible sa pédagogie. Au Sénégal par exemple, nous avons mis en place un partenariat avec l’Office Nationale pour la Formation Professionnelle (ONFP). Et le premier volet consiste à former 40 formateurs de l’Office qui vont former 500 jeunes à travers tout le territoire national. Et cela fonctionne très bien. Sur les 1 500 personnes formées chaque année, 80 % obtiennent un travail dans les six mois suivant leur sortie de l’école voire même 100 % au bout de la première année.

Un fort développement en Afrique

L’Afrique représente actuellement 5 % de l’activité de Simplon avec des écoles en Algérie, en Côte d’ivoire, au Maroc et au Sénégal. De nouvelles ouvertures sont prévues au Bénin, au Gabon, en Tunisie, au Togo ou encore au Burkina Faso. « Dans ces pays, nous allons accueillir des promotions beaucoup plus importantes en taille, composées de 30 à 100 personnes. Nous répondons généralement aux appels entrants provenant de différents pays ce qui participe là encore au succès des initiatives menées car nos projets sont attendus. »

Repères

  • 2013 : création

  • 2600 personnes formées

  • 38 % de femmes formées (davantage en Afrique)

  • 45 fabriques dans le monde

  • 36 400 enfants sensibilisés

Des formations pratiques

Pour Frédéric Bardeau, élu entrepreneur social de l’année 2017 par le Boston Consulting Group (BCG), le continent africain regorge d’atouts pour devenir un nouvel Eldorado numérique porté par ses startups Lions, les startups de l’African Tech. Parmi eux ? Le formidable potentiel de sa jeunesse (la première mondiale), la croissance du marché interne ou encore le développement d’une classe moyenne bancarisée en attente de nouveaux services. « En Europe, nous visons des décrocheurs sans formation, souvent très éloignés du monde du travail. En Afrique, la situation est totalement différente. Nous accueillons davantage de personnes diplômées de l’enseignement supérieur mais dont les connaissances sont essentiellement théoriques ce qui rend leur insertion professionnelle très difficile. » Et côté parité, les fabriques Simplon ne rencontrent aucune difficulté dans ce domaine.

les femmes sont particulièrement bien représentées et assidues dans nos Écoles. A la sortie de la formation, beaucoup créeront leur activité

Frédéric Bardeau, Président de Simplon

Un maillage avec l’écosystème local

À l’image de Simplon.AUF@Dakar au Sénégal, une des particularités de Simplon repose sur le maillage étroit des projets avec les autorités locales en charge de l’éducation et de la formation professionnelle. Cette école a ainsi été développée en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et est aujourd’hui implantée sur le Campus de l’université de Dakar pour multiplier les synergies. « Le 28 mars dernier, nous avons lancé la première promotion composée de 26 jeunes décrocheurs de l’université dont 50 % de femmes. »

Une réponse positive pour la jeunesse

Pour Frédéric Bardeau, au-delà des formations elles-mêmes, les fabriques Simplon participent en Afrique à renforcer la perception des populations de leurs propres atouts. « Une jeunesse au chômage représente un réel gâchis humain et génère des coûts indirects pour les États. Si des étudiants diplômés ne trouvent pas de travail alors pourquoi suivre des études ? Nos fabriques valorisent un modèle d’exemplarité avec des apprenants employables et surtout employés dans les entreprises locales. Ils jouent un rôle essentiel d’entraînement auprès d’autres personnes. »