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Communication 30/09/2011

Ma Coupe du Monde depuis la Nouvelle-Zélande Par Jérôme Cazalbou

Depuis le 9 septembre, le réveil des fans de rugby sonne un peu plus tôt que d’habitude : la Coupe du Monde de Rugby bat son plein… en Nouvelle-Zélande ! Depuis l’Europe, cela fait 12 heures de décalage horaire – 11 depuis que le pays du long nuage blanc est passé à l’heure d’été la semaine dernière. Pour regarder tous les matchs, il faut donc se lever très tôt, les retransmissions débutant à 4h30 heure française… Certains doivent être très fatigués en arrivant au bureau !

Comme pour l’édition 2003, j’ai la chance d’échapper à ce décalage. Pour un mois, j’ai posé ma casquette Société Générale, où je m’occupe des partenariats sportifs de la Direction régionale de Bordeaux, ainsi que de l’animation des structures commerciales mis en place pour la gestion des avoirs des sportifs de haut niveau. Et j’ai enfilé celle de consultant pour France Télévisions. Depuis Auckland, Wellington, mais aussi Nelson, Rotorua et Invercahill, je commente en direct certains matchs de la compétition, comme États-Unis – Russie, Argentine-Roumanie et Italie- États-Unis.

Au niveau de l’ambiance, cette Coupe du Monde de Rugby 2011 est bien différente des précédentes éditions. En 2003 en Australie et en 2007 en France, il y avait une réelle ferveur populaire et beaucoup d’enthousiasme autour de tous les matchs. On sentait une réelle atmosphère de fête. Cette année, on sent que les Néo-Zélandais ne vivent que pour les matchs de leur équipe, les All Blacks. Sur les autres rencontres, ils restent plutôt indifférents, même si certains aiment se déguiser pour supporter les petites équipes et que d’autres se mobilisent sur les matchs de l’Australie pour encourager… l’adversaire de leurs voisins ! Heureusement, le pays a aussi été envahi par de nombreux supporteurs des pays participants, qui se chargent d’animer les rencontres !

En ce qui concerne le jeu, j’ai surtout remarqué que les petites nations réduisent l’écart avec les nations traditionnellement dominantes. Le Japon, le Canada, les États-Unis par exemple ont montré de belles choses sur leurs matchs. Mais pour l’instant, l’équilibre n’a pas été perturbé. La seule surprise a été la défaite de l’Australie face à l’Irlande. Attendons les phases finales pour savoir si la hiérarchie hémisphère nord / hémisphère sud peut être bouleversée.

L’équipe de France est au niveau où on l’attendait : elle a perdu contre les Blacks sur des problèmes connus de vitesse et d’attitude au contact, ainsi que des problèmes de concentration. Sur les autres rencontres, nous sommes sur la même base que les autres Coupes du Monde puisque les Bleus l’ont emporté de plus de 40 points face au Canada et au Japon. Tout n’est pas parfait pour les Bleus, mais avec la défaite australienne face à l’Irlande, leur tableau s’est dégagé. La finale n’est pas un objectif impossible à relever.

Je rentre en France lundi 3 octobre, avec beaucoup d’images en tête : de jeu bien sûr, mais aussi de paysage sublimes. La compétition va monter en puissance avec les matchs couperets. Espérons que l’enjeu ne tue pas le jeu !

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