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Communication 20/05/2011

Coaching pro ou préparation du XV de France, même combat ! Par Sylvaine Pascual

Mercredi 11 mai, j’ai été conviée par la Société Générale à assister avec quelques autre blogueurs à la conférence de presse de Marc Lièvremont, qui avait pour objectif de dévoiler la composition du XV de France qui partira en Nouvelle Zélande pour la Coupe du Monde de rugby en septembre.

Pour la petite histoire, je suis originaire des environs de Perpignan. Et chez nous, le rugby, on tombe un peu dedans quand on est petits. Du plus loin que je me souvienne, directement ou indirectement, le rugby a toujours fait partie de ma vie. Et encore plus aujourd’hui dans ma pratique de coach, dans laquelle je m’attache à favoriser le bien-être professionnel, en appliquant entre autres certaines des valeurs fortes qui font du rugby un sport à part. Esprit d’équipe, respect, engagement, convivialité, ces valeurs qui peuvent nous faire aller très loin ensemble.

Alors à l’évidence, quand nous nous sommes retrouvés à déjeuner avec Emile Ntamack et Didier Retière (entraîneurs adjoints du XV de France) à la suite de la conférence, c’était une occasion en or d’aller explorer les passerelles, métaphoriques autant que concrètes, entre le rugby et la vie professionnelle. Les organisateurs m’avaient judicieusement placée à côté de Didier Retière, très impliqué dans la préparation psychologique et la dynamique de groupe, et particulièrement enclin à manier la comparaison avec le monde de l’entreprise. J’ai eu un grand plaisir à échanger avec lui sur certains principes et innovations que les entraîneurs vont mettre en œuvre dans la préparation des joueurs, autant sur le plan individuel que collectif.

Ce qui a été passionnant pour moi dans cet échange, c’est de découvrir qu’il y a beaucoup de points communs entre la manière qu’a le staff du XV de France de concevoir la préparation psychologique et ses répercussions sur la performance à la fois individuelle et collective d’une part, et la façon dont je travaille avec mes clients sur l’amélioration de leur vie professionnelle d’autre part.  Comme par exemple le fait que l’on gagne en performance quand différents niveaux de besoins sont pris en compte. Un autre exemple, ce sont les techniques anglo-saxonnes de management  qui, appliquées en l’état, s’avèrent souvent peu efficaces, en raison des différences culturelles. Selon Didier Retière, nous avons bien évidemment des idées à en tirer, des idées qui seront adaptées aux spécificités de la réalité française et non l’inverse. Dans l’entreprise, c’est exactement la même chose.

A l’évidence, il est trop tôt pour dire si ces innovations vont porter leurs fruits, mais gageons que les entraîneurs savent appliquer un principe cher au coaching : l’évaluation des stratégies et leur ajustement si nécessaire. Et   en attendant, je me fais le porte-parole de nombre d’amateurs de rugby : nous attendons avec impatience cette coupe du monde, et que le XV de France nous fasse vibrer."

Passionnée de rugby et coach professionnel, Sylvaine Pascual partage ses points de vue sur son blog (www.ithaquecoaching.com) et sur twitter ( @sylvainepascual ).

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