Une idée originale qui témoigne d'un véritable engagement auprès des communautés

Par Laurent Tison | Directeur de la Communication Asie Pacifique | 21/12/10

Société Générale a annoncé le 9 décembre les lauréats du Concours d'art contemporain chinois qu'elle organisait pour la première fois cette année. Laurent Tison, le Directeur du "Grand prix SG de l'Art Contemporain Chinois", a répondu à nos questions sur cet événement.

Imprimer cette page
Envoyer par mail
Les flux RSS
Nous contacter
Ajouter aux favoris
Augmenter la taille de police
Reduire la taille de police
share

Pourquoi organiser un concours d'art contemporain chinois ?
Nous avions eu cette idée il y a quelques années mais ne l'avons concrétisée qu'au début de l'année 2010, après les tumultes qu'a connus le marché et la nécessité qui en a résulté pour les banques de renforcer leur engagement auprès des citoyens. En outre, compte tenu des dimensions modestes et de la configuration éclatée de Société Générale en Asie, il fallait, pour rehausser le profil de la banque à long terme, des idées originales qui témoignent d'un véritable engagement auprès des communautés locales. Ce concours, comme d'autres initiatives du même genre, peut influer durablement sur notre image, tout en suscitant une forte mobilisation parmi les employés.

Quel a été votre rôle dans le lancement de ce concours ?
Ma première mission a été de conceptualiser ce projet et de convaincre les responsables de toutes les lignes métier que nous tenions là une chance d'accroître notre visibilité et de développer nos relations clients, tout en respectant parfaitement la culture du Groupe. Puis, j'ai dû démontrer à mes collaborateurs qu'il était possible d'annoncer le nom des lauréats avant décembre 2010.
Une fois le projet approuvé, mon rôle a consisté à coordonner les tâches des différents intervenants, à fixer le règlement du concours et à recruter un jury d'experts.

Qu'a pensé le jury de la qualité des œuvres ? La sélection des lauréats a-t-elle été difficile ?
Le jury s'est réuni à Pékin quelques jours seulement avant de prendre la décision définitive. Avant cela, ils se sont entretenus par téléphone ou par courriel. Dès le départ, ils ont été nombreux à exprimer leur surprise face au nombre de candidatures dignes d'intérêt. Lorsqu'ils se sont rencontrés pour choisir les deux premiers prix parmi les 22 œuvres sélectionnées et exposées dans la galerie, les débats ont été très intenses. Ils n'ont pas eu trop de mal à sélectionner les cinq meilleures œuvres mais il a été beaucoup plus dur de réduire ce nombre à deux. Ils y sont finalement parvenus !

Quelle a été la participation du public au vote en ligne ?
Le vote du public a été une grande surprise. Malgré une campagne de communication relativement limitée et un délai de seulement trois semaines pour voter, 12 000 internautes se sont exprimés. Je suppose que les artistes ont appelé leur entourage à voter massivement et compte tenu de la taille de la Chine, le nombre de votant a été conséquent. Le lauréat du Prix du public a rassemblé à lui seul près de 50 % du total des votes.

Parmi les candidats en lice, aviez-vous personnellement un favori ?
Deux œuvres ont effectivement retenu plus particulièrement mon attention, même si d'autres m'ont plu également. Une des mes favorites a justement été récompensée par le Grand prix du Jury mais l'autre n'a obtenu qu'une seule voix. C'est toute la beauté de l'art : sa subjectivité fait qu'une œuvre trouvera toujours des admirateurs.

Qu'en est-il des expositions qui vont avoir lieu en 2011 ?
Le Concours d'art contemporain de Société Générale a cela d'unique qu'il offre aux 22 œuvres sélectionnées une visibilité internationale grâce aux expositions prévues dans différents pays du monde. Cette tournée est difficile à gérer mais très intéressante pour les artistes ! Nous avons eu du mal à convaincre la première galerie, mais cela a été ensuite plus facile pour les autres villes et nous avons même été contactés par des galeries de Bruxelles et d'Amsterdam qui souhaitaient ajouter des dates pour exposer les œuvres.
L'exposition itinérante a commencé à Pékin le 9 décembre, puis passera à Shanghai (à la Bibliothèque de Shanghai du 8 au 16 janvier 2011), Taipei (février 2011), Hong Kong (mars 2011), Tokyo (mars 2011), Paris (mi-avril 2011) pour se terminer à Singapour (mai 2011, à confirmer).

Pensez-vous renouveler cette opération ? Si oui, quand ?
Oui, nous aimerions en faire un événement annuel. Il se pourrait que sa portée géographique change au fil du temps mais il faut que le concours soit organisé chaque année pour asseoir sa réputation et gagner le respect des milieux artistiques. Soutenir les jeunes talents et partager la passion de l'art est un formidable moyen pour notre Groupe de renforcer son image de Banque citoyenne au cœur des communautés locales. Presque tous les membres du Jury ont confirmé leur participation au concours l'année prochaine !

Ce concours a-t-il eu un impact positif sur l'image de Société Générale en Asie ?
Le Concours d'art contemporain chinois 2010 a bénéficié d'une excellente couverture médiatique dès son lancement. Il a également suscité l'intérêt des employés et les expositions qui vont suivre devraient mettre en avant notre Groupe sur les marchés asiatiques et européens. Nous lançons actuellement une nouvelle campagne médiatique dans le but de présenter les lauréats du concours au public, et notamment des événements réservés à notre clientèle privée. L'exposition de Pékin a attiré 2 000 visiteurs le premier weekend. À ce rythme, 100 000 personnes environ devraient avoir vu les œuvres sélectionnées et primées d'ici la fin de la tournée.

- - - - -

Le Grand Prix du Jury, d'un montant de 15 000 €, a été décerné au Chinois Jiang Pengyi pour son œuvre intitulée Unregistered City NO.2.

Les deux autres lauréats, chinois eux aussi, sont Luo Haiming, qui s'est vu attribué le Prix Spécial du Jury de 7 000 € et Liu Xianfeng, qui a reçu le Prix du public et la somme de 7000 € également.

Les travaux récompensés relèvent de domaines variés. L'œuvre Unregistered City NO.2 de Jiang Pengyi fait partie d'une série de photos visant à réduire la taille d'une ville dans un plan perpendiculaire afin de projeter une scène de délabrement s'apparentant à un paysage dévasté. La vidéo de Luo Haiming, intitulée Fang Grain Rain montre un homme qui effectue des tâches agricoles dans une ferme de la région de Kuaijishan. Quant à l'œuvre captivante de Liu Xianfeng, c'est un tableau intitulé I Feel That You Are Leaning on My Shoulders, qui évoque la transformation controversée de la Chine en société de consommation.

Pour plus d'information, allez sur le site du concours

  3 votes
Notes des lecteursNoter cet article