Une collection qui se transforme en « légendes »

Par Yana Vetcherkovskaya | Chargé de Communication | 09/12/09

Première exposition dédiée de la Collection Société Générale, mise en scène par un artiste. Un événement non-traditionnel commenté par le directeur du Centre de Création Contemporaine de Tours, Alain Julien-Laferrière.

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Pourquoi un tel titre pour cette exposition : « dm 145. légendes. » ?

Il rappelle le concept de définitions/méthodes, créé par l’artiste Claude Rutault, le sélectionneur d’œuvres et le metteur en scène de cette exposition. Il y a 30 ans, il a inventé près de 300 façons de peindre de la même couleur le tableau et le mur sur lequel il est accroché.

La définition/méthode 145 correspond à la manière des musées, lorsqu’ils prêtent un tableau, de mettre un cartel à la place en expliquant où et pour quelle période l’œuvre voyage, ainsi que sa petite photo en noir et blanc. Ainsi, les cartels de Claude Rutault, colorés de la même manière que les murs, vont prendre la place de certains tableaux.

Vous êtes un professionnel de l'art. Comment percevez-vous le mécénat des entreprises, et par extension celui de Société Générale?

En général, il y a deux types de mécénat artistique. Le premier, celui qui me plaît le moins, a pour objectif d’être un outil de communication. Il est surtout propre à des sociétés du domaine de la mode ou de la création. Le deuxième, c’est le mécénat à caractère social : il permet à des salariés d’avoir accès à la culture au sein même de l’entreprise.

Celui de Société Générale est formidable car le personnel rencontre une partie de l’art d’aujourd’hui dans ses immeubles. Dans le monde bancaire, ce rappel constant au monde extérieur est exemplaire.

Ainsi, en cherchant à consacrer notre exposition à une collection d’entreprise privée, nous avons choisi votre Groupe. Ce qui nous intéresse chez vous, c’est une collection d’œuvres en rapport direct à son personnel. Une idée très utopique n’est-ce pas ?

Quelle œuvre de l'exposition préférez-vous et pourquoi ?

C’est celle qui est dans mon bureau. En effet, dans la volonté de sortir hors du parcours traditionnel, Claude Rutault a accroché certaines photographies dans les bureaux mêmes de notre Centre. Ainsi, le public pourra venir voir une photo de Thomas Demand dans mon bureau, accrochée auparavant dans celui du directeur de Société Générale. Cela me donne une impression d’être un directeur d’une grande banque !

Vous pouvez visiter l’exposition au Centre de Création Contemporaine de Tours jusqu’au 21 février 2010.

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