Prospérité raisonnée

Par Yana Vetcherkovskaya | Rédacteur/Editeur | 17/06/10

Investissement, philanthropie et consommation des grandes fortunes : sept tendances clés depuis la crise.

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Prospérité raisonnée

La crise financière mondiale a provoqué une réelle crise de confiance parmi les grandes fortunes internationales qui, quel que soit le milieu auquel elles appartiennent, les a incitées à se montrer plus vigilantes et dans certains cas, à adopter un rôle plus direct et plus actif.

Société Générale Private Banking parraine une étude exclusive réalisée par « The Economist Intelligence Unit »* sur les grandes fortunes** et leurs comportements en matière d’investissement, de philanthropie et de consommation depuis la crise financière.

L'étude a ainsi identifié sept grandes tendances auprès de cette clientèle :

- La crise financière a entamé leur confiance envers les experts en investissement. A moyen terme, les grandes fortunes seront beaucoup plus vigilantes, multiplieront les demandes de due diligence avant de réaliser des investissements et prendront une part encore plus active dans la gestion de leur avoirs financiers.

- Leurs choix d’investissement ont évolué durant la crise. De produits peu liquides (hedge funds) ou complexes (produits dérivés), ils se sont tournés vers des placements plus simples, transparents et liquides. La recherche de retours sur investissement plus élevés les incitera peu à peu à revenir vers des produits plus complexes qui devront toutefois être parfaitement transparents pour parvenir à contrer une prise de risque moins importante.

- La récession a engendré une tendance générale à la baisse des dons philanthropiques. Cependant, une grande majorité de cette clientèle prévoit de maintenir voire d'augmenter leurs dons.

- Ainsi, les grandes fortunes souhaitent adopter une approche plus professionnelle en matière de philanthropie, axée sur l’analyse de l’impact de leurs actions dans la société et sur une plus grande responsabilisation du secteur caritatif. Si cette tendance existait avant la crise, l’étude démontre qu’elle s’est accélérée du fait de la récession.

- Sur les marchés émergents comme l'Inde et la Chine, la philanthropie se développe d’une part au même rythme que l’augmentation de la richesse mondiale et d’autre part, au fur et à mesure que les pouvoirs publics de ces pays prennent conscience de l’intérêt de tirer parti des compétences des philanthropes fortunés.

- Cette clientèle affirme qu’à l’avenir elle continuera en effet à dépenser autant qu'avant la crise, mais de manière moins ostentatoire.

- Les particuliers fortunés souhaitent que l’industrie des produits de luxe leur apporte avant tout un service de qualité, « quelque chose de spécial » qui va au-delà de l’exclusivité et du prix affiché. Les personnes interrogées estiment que la récession a précipité cette « ruée vers la qualité » dans les comportements d’achat.

Pour cette étude, « The Economist Intelligence Unit » a notamment interrogé onze personnalités très fortunées issues des quatre coins du monde parmi lesquelles James Caan, entrepreneur britannique, investisseur et présentateur vedette sur la chaîne BBC Two ou encore Rohini Nilekani, l'une des plus grandes philanthropes asiatiques.

 

* Les besoins des particuliers et familles très fortunés sont spécifiques, tant au niveau de la protection et de la transmission de leur fortune que de sa croissance et de son contrôle. Ils exigent impérativement une approche pluridisciplinaire qui va bien au-delà de la simple gestion de portefeuille.

** Le segment des grandes fortunes a fait l’objet de peu d’études par le passé et représente l’un des axes prioritaires dans la stratégie de développement de Société Générale Private Banking.

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