Au début des années 1980, certains dirigeants de l’hémisphère sud commencent à se sentir un peu à l’étroit et souhaitent l’organisation d’une compétition qui réunirait les équipes des fédérations membres de l’IRB (International Rugby Board). Si les représentants britanniques de l’organisation faîtière du ballon ovale se montrent réticents, Australien et Néo-Zélandais peuvent compter sur deux personnages influents et dynamiques : le français Albert Ferrasse, président de la Fédération française du rugby (FFR) qui a rejoint l’IRB en 1978, et Danie ‘Doc’ Carven, président de la fédération sud-africaine. Lors de la réunion de la fédération internationale de rugby qui se tient le 22 avril 1985 à Paris, à la maison des chemins de fer, les deux hommes parviennent à vaincre les réticences de leurs homologues gallois, écossais et irlandais pour faire adopter, à l’unanimité, la création de la coupe du monde de rugby dont la première édition se déroule en Australie et Nouvelle-Zélande en 1987.
Contribuant grandement à la diffusion du jeu et à son évolution à travers le monde, cette nouvelle compétition connaît un succès rapide. Le budget consacré à l’événement passe de 5,3 millions d’euros, en 1987, à 203 millions vingt ans plus tard. Pour la même période, le nombre de spectateurs présents dans les stades passe de 604 500 à 2,2 millions en 2007 alors que celui de téléspectateurs explose littéralement, de 230 000 millions à 4 milliards (en audience cumulée). Ce qui fait de la ‘Rugby World Cup’ le quatrième, voire le troisième événement sportif mondial.









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