L'enjeu de ce rendez vous du G20, point de départ de la présidence française, était de définir les indicateurs à retenir pour lutter contre les déséquilibres économiques internationaux, montrés du doigt dans la crise mondiale et la «guerre des monnaies», cet l'automne.
Malgré la volonté de la France, de parvenir à un accord sur des objectifs chiffrés contraignants, les participants ne se sont entendus que sur les outils de diagnostic des déséquilibres internationaux, et non sur les niveaux auxquels ces différents paramètres doivent être maintenus. Les indicateurs retenus sont donc :
- la dette et les déficits publics,
- le taux d'épargne et l'endettement privé,
- les déséquilibres extérieurs liés notamment à la balance commerciale et aux flux nets de revenus d'investissement.
En revanche, les taux de change effectifs réels et les niveaux de réserves de change n'ont pas été retenus, la Chine y étant opposée. En effet, ces deux critères sont au centre de désaccords entre certains pays occidentaux et la Chine, les premiers reprochant à la seconde de maintenir la valeur de sa monnaie artificiellement basse pour soutenir ses exportations, et d'accumuler d'importantes réserves de devises étrangères.
Outre cette liste d'indicateurs, le communiqué final des participants contient plusieurs déclarations d'intention, réaffirmant notamment leur engagement à coordonner leur action en matière de politique économique “pour parvenir à une croissance forte, durable et équilibrée.”
Les vingt ministres des Finances ont également souligné la nécessité d'améliorer le système monétaire international afin d'éviter “les fluctuations déstabilisatrices des flux de capitaux” et “les mouvements désordonnés des taux de change”.
La prochaine étape des négociations vise à élaborer lors de la prochaine réunion du G20, les 14 et 15 avril prochains à Washington, “des lignes directrices indicatives” pour l'évaluation de chacun des paramètres retenus. Puis, fin septembre, lors des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les pays membres s'efforceront de définir des politiques permettant de traiter les causes des déséquilibres économiques.








