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L’avenir n’est plus ce qu’il était

Par Raphaël Montfort | SG CIB New York | 14/12/09

Par leur action ou leurs convictions, ces employés Société Générale luttent contre le réchauffement climatique. A l’occasion du Sommet de Copenhague, nous vous invitons à partir à la rencontre de six d’entre eux. Portrait de Raphaël Montfort, de SG CIB à New York.

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Portrait de Raphaël Montfort

C’est en arrivant en Amérique, début 2008, que j’ai décidé de changer du tout au tout mon mode de vie, car ma vision du monde a été radicalement bouleversée. Fraîchement débarqué à New York en pleine période de crise économique pour y occuper le poste de responsable du Collateral Management chez SG CIB, j’ai alors découvert les travaux de Jean-Marc Jancovici sur les problématiques énergétiques et climatiques contemporaines. Un véritable choc. Etant témoin du comportement des gens aux Etats-Unis et en Europe, cette découverte m’a poussé à agir.

Ingénieur, expert et consultant spécialiste de l’énergie et du climat, Jancovici tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Des efforts cruciaux pour l’avenir de la planète, que doivent mener la société dans son ensemble, les entreprises, mais également chacun d’entre nous à titre individuel. Sachez par exemple qu’en termes d’émission de CO2, un vol aller-retour Paris – New York équivaut à autant de voyages de la même distance en petite voiture citadine qu’il y a de sièges dans l’avion. Cela équivaut également à la quantité de CO2 qu’un individu devrait normalement dégager sur une année ! C’est absolument catastrophique.

C’est pourquoi je me suis lancé dans la traduction des travaux de Jancovici et leur adaptation aux problématiques américaines, avec comme objectif de les présenter aux CEO Speakers Series. Début juillet, la présentation que j’en ai faite dans cette chaire ouverte aux collaborateurs du Groupe dans les bureaux new-yorkais a été suivie par une centaine de personnes. Depuis, il y a eu un millier de visionnages sur l’Intranet. Les retours ont été plutôt positifs, même si les gens étaient sous le choc. A présent, je compte bien continuer à échanger sur le changement climatique avec les collaborateurs du Groupe, car les prises de conscience individuelles ont encore le pouvoir de changer l’avenir.

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