
J'attends de Copenhague un accord clair sur une trajectoire réaliste et jalonnée, qui permette de générer, sur la durée, des signaux prix lisibles et convergents. Sans signal prix clair, pas de changements de comportement des acteurs économiques. Un monde carbone qui resterait trop longtemps morcelé créerait des disparités de sort, des différences de potentiel et des court-circuits préjudiciables aux économies d'échelles et à la convergence économique que nous souhaitons.
Une entreprise de taille mondiale comme Société Générale, qui travaille dans plus de 80 pays et jouit d'une place de leader dans les pays en développement, a besoin, pour mettre toute sa capacité d'ingénierie et d'innovation financière au service d'un développement soutenable, que les pouvoirs publics indiquent la route et les perspectives à moyen et long terme. Nous accompagnons déjà nos clients, et notamment ceux qui représentent l'excellence française en matière de nouvelles technologies "vertes", dans leur développement à l'international et nous souhaitons amplifier l'effet de levier de notre aide dans une perspective de création de valeur à long terme.
Au-delà des marchés de quotas du CO2, où nous sommes leader via orbeo (notre co-entreprise avec Rhodia), nos équipes sont déjà à l'œuvre pour relever le défi du financement du développement durable, particulièrement dans les pays émergents ou en développement. Pour optimiser leur efficacité, nos actions auront besoin de cadres réglementaires clairs et stabilisés, de façon à ce que puissent se développer des partenariats publics-privés dont la qualité de gouvernance sécurisera les investissements de nos clients et garantira la profitabilité de business models innovants.
Si le cap et la vitesse sont donnés clairement, on pourra faire confiance aux équipes de Société Générale pour contribuer pleinement à ce magnifique challenge qu'est la décarbonisation d'une économie plus solidaire.








